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Le tutoiement au bureau, ultime hypocrisie ou levier de convivialité ?

Selon notre récente enquête dédiée à la relation entre collègues, 68 % des salariés sont pour le tutoiement quand ils s'adressent à leur manager. Et s'ils avaient complètement tort ?
Pour ou contre le tutoiement au bureau

Encore mieux que le tutoiement : le check (GettyImages/Skynesher)

Autour de la machine à café, pas de vouvoiement entre collègues : seuls 2% des personnes interrogées ne valident pas le fait de s’adresser à ses collègues en disant « tu ». Mais qu’en est-il avec son manager ? Ou avec le big boss ? Si votre cœur balance entre le « tu « et le « vous », voici quelques arguments pour vous aider à trancher.

Tutoyer son boss ? Et pourquoi pas le président de la République ?

Les présidents de la République n’aiment pas qu’on les tutoie, qu’on leur demande si « ça va Manu ? », qu’on les insulte au Guilvinec. Quand on leur parle mal, les présidents de la République veulent « go back to their planes and go back to France« . Et ils ont bien raison, parce que si tout le monde se met à se tutoyer, on court droit à la Berezina (et personne ne veut revivre ce passage de l’histoire). Il est clairement illusoire de penser qu’on peut à la fois tutoyer un supérieur hiérarchique et le considérer à sa juste valeur. Si un manager appelle un membre de son équipe d’un : « Dans mon bureau Gombert ! », ça fonctionne parfaitement si la réponse est « Tout de suite chef ». On y croit beaucoup moins si Gombert réagit d’un « Azy laisse-moi deux minutes, j’ai un truc à finir ».

Tutoyer tout le monde, c’est mettre un pied dans la tombe du respect.

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Tutoyer son manager, c’est faire montre de modernité

On est en 2019, que diable ! Si les civilisations de langue anglophone ne se sont pas écroulées, c’est bien que se passer du vouvoiement ne serait pas plus dangereux pour notre pays que les étés à 50 degrés qui nous attendent. Les résistants au changement, à la longue, ça fatigue. Alors, oui, votre père vouvoyait ses parents mais tiens, c’est marrant, il éprouvait également pour eux une sorte de crainte. Quelle entreprise voudrait que ses salariés expérimentent la productivité mue par la trouille ? En réalité, un être humain lambda peut à la fois tutoyer son boss et respecter son parcours et ses compétences, voire les admirer. Un manager légitime n’a pas besoin du vouvoiement pour être la star de son équipe et illuminer de son talent le quotidien de ses collaborateurs .

Voilà ! Votre lecture du vendredi est terminé, vous pouvez maintenant passer dans le bureau des RH pour réclamer le retour au vouvoiement en 2020 ou aller voir la big boss et lui dire « Tu es vraiment une belle personne, meuf ».

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