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Que signifie vraiment faire carrière ?

Salaire, niveau hiérarchique, périmètre de responsabilités… Faire carrière est-ce réussir à tous ces niveaux ? Ou s’agit-il surtout de gravir les échelons ? Notre série « Tribunes RH » propose aux experts des questions RH et aux acteurs du recrutement et de l’emploi de prendre la parole. Cette semaine, Noémie Cicurel, directrice du recrutement interne de Robert Half France, nous explique pourquoi une progression n’est pas forcément verticale, avec toujours plus de responsabilités et de personnes à gérer. Progresser signifie aussi faire évoluer ses compétences ou sa fonction. Mais pour cela, la flexibilité et l’envie d’apprendre sont indispensables !

Faire carrière n’est plus seulement gravir les échelons

C’est avant tout se faire plaisir et ça n’est pas la même chose pour tout le monde. Certains auront l’ambition de grimper dans la hiérarchie et obtenir les titres qui vont bien, d’autres voudront gagner plus d’argent car leur salaire est une reconnaissance de leur travail et de leur expertise. D’autres encore, miseront davantage sur les perspectives en adéquation avec leurs envies comme changer de régions, de métier, d’entreprise.

Une progression n’est pas forcément verticale avec toujours plus de responsabilités et de collaborateurs à gérer. Progresser peut signifier apprendre de nouvelles choses, faire évoluer son panel de compétences, sa fonction, ses responsabilités et cela n’a plus rien à voir avec le fait d’encadrer toujours plus de personnes ou d’accumuler de nouveaux titres.

Les carrières linéaires ne sont plus la norme

Il en faut cependant pour tous les goûts ! Faire carrière ne veut assurément pas dire la même chose pour la Génération Y que pour les baby-boomers, à savoir rester dans la même entreprise et gravir les échelons. Faire carrière revêt beaucoup de formes comme avoir plusieurs vie professionnelles et des métiers différents, passer d’un grand groupe à une PME, intégrer une start-up, lancer un business… Et la notion d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle a pris une place notable dans les discussions avec les nouvelles générations.

Entrer par la petite porte, une option

Il y a encore des possibilités : il existe toujours des personnes qui rentrent par la petite porte et qui réussissent très bien et font carrière. Par extension, on peut considérer les cas de Bill Gates ou Jeff Bezos qui ont débuté dans leurs garages. De même, au sein de Robert Half France, l’actuel numéro 2, Paul Gentzkow a commencé comme consultant et est aujourd’hui à la direction d’un groupe international comptant 15 000 collaborateurs.

Flexibilité et envie d’apprendre sont indispensables

Il faut toutefois rappeler que pour progresser, la flexibilité et l’envie d’apprendre sont indispensables. Savoir se remettre en question, sortir de sa zone de confort.

Il faut être opportuniste dans le bon sens du terme. Quand on vous donne une opportunité, n’ayez pas peur de la saisir, quitte à apprendre ensuite à gérer ce nouveau challenge pour en faire un succès. D’ailleurs, il est souvent plus facile de se positionner sur de nouveaux challenges en interne  car le « capital confiance » est déjà créé.

La fidélité en entreprise : de plus en plus rare et recherchée

La fidélité en entreprise incarne la stabilité, le socle, la construction. C’est vrai qu’il faut privilégier le bon mix dans l’entreprise : si de leur côté, les nouveaux talents sont gages de fraîcheur, de créativité et permettent à l’entreprise de mieux s’adapter aux mutations, ce qui impacte positivement la compétitivité ; les collaborateurs fidèles assurent quant à eux le maintien des  valeurs de l’entreprise. Plus il y a de turnover, plus le savoir-faire est dilué. Avoir un socle de salariés loyaux est important pour une croissance saine.

Rester dans la même entreprise toute sa carrière n’est pas tant la question. Il faut davantage considérer les générations : ceux qui arrivent sur le marché de l’emploi sont plus versatiles dans un monde qui exige de plus en plus d’agilité. Ils apprennent vite et aspirent à la nouveauté. Pourtant, on peut renouveler son activité, élargir ses compétences en restant dans la même entreprise. Il va de soi que les entreprises en mesure de pratiquer la mobilité interne, d’actionner le levier de la gestion de carrière, fidélisent mieux leurs collaborateurs.

Ressentir que l’on est au bon endroit au bon moment !

Une carrière est réussie lorsque l’on continue à apprendre, à être en phase avec son écosystème, et à évoluer à titre personnel tout en se faisant plaisir. Une carrière réussie ne veut plus forcément dire que l’on va maîtriser de mieux en mieux son métier et diriger de plus en plus de personnes sur un périmètre plus important. Faire carrière est être en accord avec son ambition personnelle, quelle qu’elle soit, ressentir que l’on est au bon endroit au bon moment.

(Photo Istockphoto by Getty / UberImages)

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Commentaires
  1. DIALLO
    24 mars 2018 - 22h28

    belle initiative ! très utile aux rechercheurs d’emploi (dont je suis actuellement) mais surtout pour les cabinets de recrutement et leurs Clients qui n’imaginent pas à quel point chercher du travail, c’est du « boulot ».
    Merci

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