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Travailleurs du dimanche : ce qu’ils pensent du débat

Le travail dominical a tellement fait débat qu’il a finalement été repoussé sine die. Mais la vraie question est de savoir ce qu’en pensent les véritables intéressés, c’est-à-dire, tous ceux qui travaillent déjà en ce jour du seigneur. Elle a justement été posée par la Fondation pour l’Innovation Politique lors une récente enquête, et ses conclusions sont assez inattendues…

Les résultats du sondage Ifop « Travail le dimanche : qu’en pensent ceux qui travaillent le dimanche ? » réalisé pour la FIP, sont plutôt surprenants. 508 actifs ont été interrogés, travaillant tous au moins un dimanche par mois, pour certains depuis plusieurs années. Deux surprises selon Dominique Reynié, directeur général de la FIP : « ce qui est très frappant est de voir que parmi les personnes qui travaillent le dimanche, ce projet de loi est massivement soutenu et approuvé ». Tiens donc ?! Et phénomène paradoxal, alors que les travailleurs du dimanche déclarent massivement ne pas le faire par obligation (seulement 1% disent le faire sous la pression de leur hiérarchie), la plupart des salariés ont le sentiment de le faire par contrainte.

La FIP a finalement établit un profil type du travailleur du dimanche volontaire : jeune actif(ve), citadin(e), célibataire, sociable, et qui apprécie de rendre service aux autres… Pour ma part, c’est sûr, je n’ai pas le profil. Et vous ?!

Lire l’étude : « Travailler le dimanche : ce qu’en pensent ceux qui travaillent le dimanche »

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Commentaires
  1. Gaëlle
    29 janvier 2009 - 10h28

    Je suis comme toi, je n’ai pas le profil ! Mais étudiante, je trouvais que c’était bien de pouvoir travailler le dimanche et de gagner plus ce jour là ! Je pense comme 71% des actifs que la possibilité de travailler le dimanche sur une base volontaire est plutôt une bonne chose.

  2. Ange
    29 janvier 2009 - 15h42

    Comme Gaëlle vient de le dire, le travail le dimanche est surtout bon pour les profils étudiants. J’ai moi-même donné pendant mes 5 années d’études, et sur la fin, ça devenait vraiment désagréable. Aujourd’hui, je ne sacrifierai mon dimanche que s’il s’agit d’une situation majeure. C’est finalement bon d’avoir des repères communs comme le weekend. C’est une institution partagée par la plupart de mes proches. Psychologiquement, c’est essentiel. Sinon comment est-ce que je prendrais plaisir à dire que le weekend approche, avec tout ce que ça suggère (repos, sorties entre amis, sport, virée en amoureux, etc) ?

  3. Arlette
    29 janvier 2009 - 16h34

    Avant de disserter sur le travail du dimanche, çà serait bien de commencer à penser à ceux qui aimeraient bien travailler tout court. C’est bien beau les heures supp’, le travail le dimanche, la chasse aux improductifs, l’interdiction de surfer sur certains sites au travail, l’interdiction des missiles USB et j’en passe… Mais dans un pays où on a déjà une des plus fortes productivités au monde, l’idéal ne serait-il pas de partager les richesses avant de penser à en rajouter des couches sur ceux qui sont déjà au bord du burn-out ?

    Non contents de centraliser le capital, ils veulent désormais exploiter les travailleurs jusqu’à la moelle plutôt que de répartir les heures de travail entre tous. Depuis quand la solution au chômage est-elle de faire travailler moins de monde plus longtemps ?

    Travaillons à plus pour gagner ensemble !

    Pour ce qui est du travail le dimanche, je suis pour, mais payé double et sur la base du volontariat, avec priorité aux plus pauvres, aux rmistes et aux smicards. Si cela peut permettre )à certains d’avoir un niveau de vie décent sans gâcher leur vie de famille, tant mieux.

  4. Steven
    4 février 2009 - 12h49

    Quand on sait que cette fondation est un think tank créé par l’UMP, et que l’on connaît la déplorable habitude de ce parti de trafiquer les sondages et les chiffres, on ne s’étonne plus trop de ces résultats !

  5. ernest roland
    13 avril 2009 - 13h55

    Il y a comme un manque de respect vis-à-vis des travailleurs du dimanche.

    C’est oublier un peu vite, tous ceux qui se dévouent pour rendre service
    aux « autres  » le dimanche.

    Il faudrait créer un petit choc psychologique, bien médiatisé, pour faire
    percevoir que nous sommes tous redevables des travailleurs du dimanche.

    Pourquoi ne pas créer un arrêt de travail, un dimanche,
    de midi à midi et demi, par exemple, par tous ceux qui sont au service des autres :
    les fleuristes, les marchands de journaux, les pompistes, les employés
    du péage, les taxis, les médecins, les garçons de café, les employés de bus, de trains et tant d’autres que vous serez mieux recensés que moi.

    J’ai travaillé toute ma jeunesse dans le café restaurant de mes parents,
    et il m’a fallu attendre, le retour de la guerre d’algérie, à 24 ans, pour savoir ce qu’était un dimanche.
    Je ne suis pas mort en Algérie, et l’absence de dimanche ne m’a pas tué
    non plus, et les liens familiaux n’en ont été que plus forts.

    Ernest Roland

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