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A quoi ressemblera le travailleur de demain ?

Retour vers le futur… Marina Gorbis, la directrice de l’Institut pour le Futur qui a tenu une conférence pour Google, s’est intéressée aux évolutions à venir sur le marché du travail. Sa conclusion : en termes d’organisation, il pourrait ressembler à ce qu’il était avant l’industrialisation massive du 20e siècle.
Dans un premier temps, Gorbis rappelle que nous travaillons des structures centralisées depuis peu de temps. L’économie était auparavant liée à la subsistance et provenait d’échanges agricoles. La révolution industrielle a provoqué une augmentation de la production et de la productivité. Quant à la consommation, elle repose sur les salariés qui, à l’image des ouvriers de Ford, montaient le fameux modèle T qu’ils allaient ensuite acheter. Une période où les économies d’échelles et les profits étaient sans précédent. Aujourd’hui, avec les plateformes numériques, les entreprises d’hier voient leur avantage technologique s’effriter et il est de plus en plus possible de monter sa structure et de quitter le salariat.

4 nouveaux types de travailleurs

Après ce constat, Marina Gorbis a donc imaginé 4 types de travailleurs à venir. Toute ressemblance avec des travailleurs existant ou ayant existé n’est pas une pure coïncidence…
  • Les microtravailleurs
    Ils feront les tâches qu’on leur demande en fonction de leur agenda, travaillant quand, où et comme ils le souhaitent via des plateformes leur proposant une mission de courte durée. Des travailleurs qui font partie de ce que l’on nomme la « gig economy », ou encore l’économie des petits boulots…
  • Les entrepreneurs amplifiés
    Eux utilisent les plateformes pour manager des microtravailleurs payés à réaliser des missions diverses, partout à travers le monde. Une personne suffira à centraliser des données que seules les très grandes entreprises réussissaient auparavant à obtenir.
  • Les bâtisseurs de rêves
    Ils segmentent leur vie entre travail et loisir, séparant l’argent et la quête de sens. S’ils ont un emploi « traditionnel », ils exerceront leur passion dans la sphère personnelle, en dehors du bureau.
  • Les hackers de culture
    Ils vont redéfinir ce qu’est le travail et où il est produit en mélangeant les espaces de bureau et d’habitation, la recherche de sens et d’argent, rendant encore davantage flou l »équilibre « vie pro-vie privée ». Ils seront à la fois en quête de sens, de loisirs, et de travail.

“Ces personnes changent les notions du travail, de vie, de loisirs et d’apprentissage. Ils vont mixer tout cela dans une approche toute nouvelle », explique Marina Gorbis. Reste, selon elle, à trouver de nouvelles façons d’assurer la Sécurité sociale ou encore le système des retraites. « Mais il ne faut pas oublier que durant l’ère de l’industrialisation massive, il a fallu des décennies pour fonder les différents systèmes de protection sociale actuels… »

Lire également l’interview d’Olivier Charbonnier, co-auteur de l’ouvrage  « A quoi ressemblera le travail demain ? »

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