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  • Futur du travail

Travailler moins sans perdre en productivité, c’est possible !

Une start-up allemande a décidé de supprimer les réunions inutiles, l'accès aux réseaux sociaux et les emails inutiles. Résultat : ses salariés travaillent cinq heures par jour, sans perte de salaire ni de productivité.

Les 16 collaborateurs de l'entreprise bénéficient de journée de travail plus courte mais plus intense.(Getty images / baloon111)

Chez Rheingans Digital Enabler, une journée de travail normale commence par un rapide café entre 7h55 et 8h15 et se termine environ cinq heure plus tard, lorsqu’un panneau s’allume avec les mots « High5 » et « Feierabend » (heure de fermeture). L’entreprise se vide progressivement et, à 13h45, tous les salariés ont quitté les lieux, rapporte Le Figaro. Pour Lasse Rheingans, le dirigeant, il était important que 16 collaborateurs bénéficient de journée de travail plus courte mais donc plus intense.

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Pour vaquer à ses occupations l’après-midi, il a cependant fallu repenser le temps de présence en entreprise. Les petites conversations autour de la machine à café sont découragées, les réseaux sociaux bannis, les téléphones ne sont pas de sortie et les messageries électroniques ne sont consultés que deux fois par jour. Quant aux réunions, elles durent toutes moins de 15 minutes. Chacun travaille sur des « tâches pertinentes, et on les finit avant de reprendre les échanges ».

Pour le patron, dans de nombreuses entreprises les salariés sont « assis au bureau, sans énergie, à lire des journaux en ligne ou sur Facebook, simplement en quête de petites pauses pour recharger, mais vous ne rechargez pas vraiment. Mon idée est de se concentrer sur les cinq premières heures puis simplement partir, et avoir un vrai temps pour soi ». Lui-même avait l’expérience dans une précédente expérience professionnelle des bienfaits de la réduction du temps de travail de présence en entreprise. Afin de voir ses enfants, il avait demandé à sa hiérarchie deux après-midis libres par semaine. Très vite il s’est aperçu que sa productivité était la même. Il a donc fini par demander à reprendre son ancien salaire, sans travailler plus.

Et en cas d’imprévus ou de rush ? « La question n’est pas de travailler cinq heures. C’est un sujet de maturité individuelle » souligne Lasse Rheingans pour qui « le travail n’est pas un lieu, ni une durée. C’est une activité ».

Les effets inattendus 25 heures par semaine

La semaine de 25 heures peut aussi conduire certains salariés à vouloir travailler plus mais pour d’autres entreprises… Ainsi, Lucas da Costa, l’assistant du patron allemand, en a profité pour prendre un autre travail, à temps partiel le week-end. « Dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat dans les pays occidentaux, une telle décision est-elle une marque d’activité, d’avidité… ou de contrainte? », interroge Le Figaro. On peut aussi se demander si ce schéma ne deviendra pas la norme : des salariés hautement productifs qui travaillent quelques heures pour des entreprises, mais qui risquent de finir par perdre en qualité de vie…

Cette réduction du temps passé en entreprise peut-elle aussi se généraliser ? Lasse Rheingans avait étudié le cas de Tower Paddle Boards, une entreprise américaine qui avait, elle-aussi, tenté la journée de cinq heures en 2015. Au début, c’était un succès et l’entreprise avait pu identifier les employés productifs et ceux qui perdaient leur temps. Mais deux ans plus tard, le patron avait finalement limité la semaine de 25 heures aux seuls mois d’été. Selon le patron, l’entreprise avait perdu sa « start-up culture » et les employés trop contents de leur vie perso auraient « perdu leur passion pour le travail ».

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