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Travailler en marchant, une idée pas si folle

Benoit Pereira da Silva est un développeur mobile, dans tous les sens du terme. Il développe des applications mobiles pour ses clients, à 42 ans c’est un freelance expérimenté, mais il travaille également de manière « ultra-mobile » en marchant à travers les Cévennes avec un bureau mobile et portable qu’il a lui-même conçu.

Marcher-travaillant

L’idée peut paraître saugrenue, mais Benoit la défend comme un activiste du mouvement. Depuis plus d’un an, il transporte son bureau avec lui et tout le matériel, lourd, qui va avec : 50 kilos d’ordinateurs et de moyens de programmation, dont la moitié est transportée dans une remorque équipée d’un panneau solaire pour fournir l’électricité.

Marcher-travailler

Walking-working

20 à 30 kilomètres par jour

L’idée lui est venue, après s’être intéressé aux nouvelles formes de travail (notamment les bureaux pour travailler debout ou les tapis de marche). Il s’est alors lancé dans l’expérimentation de stations de travail mobiles avant de devenir un « marcheur programmeur » en milieu rural. Après avoir conçu son propre prototype, il est passé à la vitesse inférieure, 3 km/h en moyenne avec son bureau sur le dos, ou presque. Résultat, après un périple de 100 kilomètre cet été, il a perdu plus de vingt kilos mais a gagné une nouvelle philosophie de vie.

« La marche est une activité lente qui s’inscrit dans un temps long. C’est une activité inconsciente, d’arrière-plan, et qui redonne la faim, le sommeil, épuise, améliore la circulation et consolide les muscles. Contrairement à d’autres activités sportives, elle permet d’être actif sans s’obséder » a raconté Benoît au site Internet Actus. Travailler en marchant lui permet aussi de calculer précisément son chiffre d’affaires au kilomètre. En moyenne, il en parcourt 20 à 30 par jour et enchaîne les lignes de codes au rythme de ses pas. Le tout est mesuré, monitoré, calculé à l’aide nombreux outils de quantified-self.

Bureau-mobile

Une communauté de travailleurs-marcheurs

Cette idée un peu folle, il ne la vit pas seul. D’abord parce qu’il est accompagné d’un drone (voir la vidéo ci-dessous), histoire de charger un peu plus la mule et de voir les choses d’un peu plus haut. Mais surtout parce qu’il souhaite partager son expérience en créant une communauté des « travailleurs-marcheurs ». Il a ainsi raconté sa vision du «travailler autrement» lors de la conférence Lift sur le travail de demain qui s’est déroulée en octobre à Marseille. Il partage aussi ses aventures sur le site walking working qui ambitionne de devenir la tête de pont des travailleurs à pied.

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