Fermer
menu

Travailler à temps plein nuit à votre intelligence

Vous avez plus de 40 ans ? Alors vous êtes dans la tranche d’âge pour qui travailler plus de 25 heures par semaine nuirait à votre intelligence selon des chercheurs australiens. Ainsi, travailler 25 heures est la durée optimale pour préserver les facultés cognitives de votre cerveau : travailler moins vous ferait perdre en « agilité » cérébrale, mais travailler plus affecterait votre intelligence. Mais pourquoi 40 ans ? Et quelle est la nature des impacts sur le cerveau ?

Passé 40 ans, nos capacités cognitives déclinent

Selon une étude publiée en février 2017 relayée par la BBC, notre façon de traiter l’information, « l’intelligence fluide », commence en effet à décliner vers l’âge de 20 ans et « l’intelligence cristallisée » soit la capacité à utiliser les compétences, les connaissances et l’expérience, tend à diminuer après l’âge de 30 ans. L’un des chercheurs, Colin McKenzie, professeur d’économie à l’Université Keio de Tokyo, affirme qu’à 40 ans, la plupart des gens réussissent moins bien aux tests de QI : aux tests de mémoire, à la reconnaissance des formes et aux exercices d’agilité mentale.

Travailler 25 heures, la durée idéale pour le cerveau

Pour affirmer cela, les chercheurs du « Melbourne Institute of Applied Applied Economic and Social Research » ont effectué des tests de lecture, de régularité et de mémoire chez plus de 6000 travailleurs âgés de plus de 40 ans, afin d’analyser en quoi le nombre d’heures travaillées chaque semaine affectait les capacités cognitives d’une personne. Résultats : travailler 25 heures est la durée idéale pour le cerveau. Travailler moins nuit à l’agilité de ce dernier, chez les hommes comme chez les femmes, mais a contrario, des heures de travail excessivement longues entraînent de la fatigue et du stress physique et/ou psychologique, qui peuvent endommager les fonctions cognitives. Si le travail stimule l’activité cérébrale, trop de temps passé à travailler est mauvais pour la santé mentale.

Alors que l’économie amène les humains à travailler toujours plus longtemps que les générations précédentes, biologiquement et physiquement, nos cerveaux ne sont pas conçus pour engranger autant de stress et de répétition des tâches chaque jour, chaque semaine selon McKenzie. Tout laisse ainsi à penser que repousser l’âge de la retraite comme le font de nombreux pays, risque d’avoir des connaissances néfastes pour le travailleur comme pour l’entreprise.

Le stress nuit à la mémoire et à la concentration

A la différence des études précédentes qui constataient des problèmes de santé chez les personnes de tous âges effectuant beaucoup d’heures, l’équipe de Melbourne a découvert que les problèmes mentaux tôt, au delà de la question des heures supplémentaires. Le stress subit suite à l’excès de travail affecte ainsi le fonctionnement cognitif principalement à cause des hormones : les hormones stéroïdes et l’hormone du stress, le « cortisol », peuvent à leur tour affecter la mémoire à court terme, la concentration, l’inhibition et la pensée rationnelle.

Des années « sandwiches » qui usent les travailleurs

Mais pourquoi 40 ans précisément ? D’autres facteurs que la baisse de l’agilité mentale influent. McKenzie qualifie cet âge de tournant car après 40 ans, de nombreux travailleurs vivent des « années sandwiches » comme il les qualifie : des années pendant lesquelles de nombreux adultes ont au moins une personne à charge, un enfant ou un parent âgé, en plus de travailler à temps plein. Pendant cette période, la personne ne fait pas de pause entre ses responsabilités familiales et son travail.

Le manque de sommeil, mal du siècle

Le manque de sommeil est également en cause. De nombreuses personnalités du monde professionnel se sont et se tragent toujours d’avoir besoin de très peu de sommeil (4 à 5 heures). La privation de sommeil est pourtant néfaste pour la santé selon les scientifiques, et elle est même qualifiée de « nouveau tabagisme ». La National Sleep Foundation des États-Unis recommande plus de 7 heures de sommeil par nuit pour les personnes de plus de 26 ans. Sylvie Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, alertait récemment l’opinion public sur le journal Le Monde : un adulte se mettrait en réel danger s’il dort moins de six heures par nuit. Seulement 1 à 3 % de la population peut en réalité se le permettre car génétiquement programmés pour cela. « Un sommeil réparateur est essentiel à de hauts niveaux de performance » avance également Karl Ericsson, professeur de psychologie à la Florida State University.

La flexibilité du travail : la solution ?

Des analyses avec lesquelles tout le monde tombera d’accord sauf peut-être les accros du télétravail et les hyperactifs. Toutefois, difficile de se permettre de travailler seulement 25 heures par semaine lorsque l’on a des impératifs financiers. A défaut donc, la flexibilité des horaires et du temps de travail/ apparaît comme une solution raisonnable pour préserver à la fois nos cerveaux et notre porte-monnaie…

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires
  1. cuau
    29 novembre 2017 - 16h01

    Chaque personnes est différentes et le cerveau est un ordinateur qui enregistre que ce qui ne l’intéresse .
    Heureusement , notre mémoire devient sélective .
    Pour ma part j’ai 42 ans mon cerveau fonctionne bien et je travaille énormément .

  2. Megane Amiel
    4 décembre 2017 - 17h19

    Je suis sur que c’est vrai ce qu’ils disent.Déjà a mes 30 ans je vois une grosse différence : je suis moins concentré et j’ai besoin plus des pauses qu’avant. Il faudra implémenter le système scandinave pour travailler que 6h par jour:) Perso, je serai très contente.

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.