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Découvrez à quoi ressemblera le travail en 2030

JLL, leader mondial du conseil en immobilier d’entreprise, a interrogé des jeunes des générations Y et Z pour recueillir leur vision des bureaux de demain. Résultat, en 2030, le travail sera devenu « lifestyle » (mode de vie). Dans son étude publiée cette semaine, l’entreprise s’est penchée sur les attentes des talents de demain en matière d’organisation et de management. Après avoir interrogé plus de 200 jeunes en partenariat avec l’institut CSA, la société de conseil en immobilier d’entreprise nous invite à déambuler dans l’entreprise de 2030 !

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Entreprise libérée : les jeunes n’en veulent pas !

Premier constat surprenant : le concept de l’entreprise libérée ne s’impose pas comme une évidence pour les Y/Z. Pour ces jeunes générations, il véhicule un modèle trop clivant. Quand certains y voient l’opportunité d’une « démocratie directe », une alternative managériale intéressante à laquelle ils gouteraient volontiers « histoire d’essayer un truc radicalement différent », d’autres jugent le modèle peu crédible et déstabilisant. Ils redoutent le manque de challenge, voire un état d’anarchie, auquel ils refusent de s’associer. « Il faut que chacun soit à sa place. Qui fait quoi ? ». Mais tous s’accordent sur un point : une entreprise sans managers n’est plus une entreprise ! A leurs yeux, le rôle du manager reste clé.

> Qu’est-ce qu’une entreprise libérée ?

Un manager, oui. Mais un manager « coach jardinier 2.0 »

Si les futures générations de salariés veulent être managées, elles réclament un management 2.0. Plus que la fin de la pyramide hiérarchique, 67% des jeunes veulent qu’on leur fasse confiance et 60% aspirent à plus de bienveillance. C’est la posture du manager qu’ils veulent révolutionner. Ils le rêvent « en coach et en jardinier de leurs espoirs, de leurs convictions, de leurs envies de challenge » rapporte l’enquête. En d’autres termes, le manager de 2030 devra être proche de son équipe, tout en conservant son âme de leader charismatique et inspirant.

49% des salariés de moins de 35 ans estiment qu’ils seraient plus engagés vis-à-vis de leur entreprise si cette dernière adoptait un modèle fondé sur un partage des décisions et des responsabilités. Pourtant, l’entreprise libérée ne les fait pas rêver.

Conclusion : on pensait les appâter avec une liberté illimitée, ils réclament à cor et à cri un cadre dans lequel grandir, une cause auprès de laquelle s’engager. « Plus que d’une entreprise libérée, ils rêvent de participation et de responsabilisation. Ils veulent un management reconnaissant et qui leur tape sur l’épaule, des modes de travail souples, l’opportunité de co-construire et de s’investir dans des projets engagés » explique Flore Pradère, Responsable de la Recherche Entreprises chez JLL.

> Les 5 types de managers toxiques

Plus que de liberté, ils rêvent d’appartenance

Aux yeux des Y/Z, l’entreprise n’est plus uniquement un lieu où l’on vient travailler de 9 heures à 18 heures. L’entreprise devient « lifestyle » nous explique JLL. Prenant leurs distances avec les codes et les organisations traditionnelles, les jeunes désirent faire de leur boulot un véritable choix de vie.

Ils veulent appartenir à une communauté-tribu, qui incarne les valeurs auxquelles ils croient.

Plus que de liberté, ils rêvent de fluidité, d’un environnement de travail sans pyramide, sans dress-code, sans distinction pro/perso. Ils rêvent d’équilibre entre frénésie et lenteur, entre hyper connexion et déconnexion, entre communauté et isolement. « L’entreprise devient pour eux un lieu d’expérience(s), mêlant au travail le bien-être et l’inspiration. » précise Flore Pradère. Ils en attendent la possibilité de se reconnecter avec la nature et ne veulent plus d’un environnement imposé.

15 espaces dans lesquels les jeunes rêvent de travailler

En réponse à leurs nouvelles aspiration, JLL a invité les jeunes à réinventer leurs bureaux et imaginer l’espace dans lequel ils rêveraient de travailler. Si plusieurs entreprises se sont déjà converties aux bureaux « new generation », les Y/Z voient encore plus loin.Résultats, en 2030, le bureau restera un lieu où l’on ira travailler. Mais le travail se fera tantôt :

  • hyper productif, dans des « Tubes de performance »
  • très collaboratif, au sein d’ »Espaces de projets », de « FabLabs » permettant d’expérimenter, ou de « Pitch Theater » invitant à mettre en scène ses idées

Le bureau de 2030 sera également un lieu d’inspiration, qui permettra de :

  • S’isoler sur une « Presqu’île »
  • Se confronter à une exposition artistique offerte par un lieu « Disrupteur », conçu comme un cabinet de Curiosités
  • Nouer de nouvelles relations au sein d’un « Lounge accueil » , totalement ouvert sur la rue
  • S’installer à un « Pop-Up Desk » situé dans un lieu inattendu
  • Déambuler dans une « Agora », place publique dédiée à la mise en relation et à l’organisation de meet-ups au sein de l’entreprise.

En 2030, enfin, le bureau fera définitivement une place à la régénération :

  • Il offrira des « cocons » de déconnexion, des « cours de récré » pour hurler et se défouler, des « assoc’  » auprès desquelles nourrir son engagement citoyen
  • Il sera le lieu ultime de la communauté. La fête, devenue « Flash Mob Party », sera inscrite dans son quotidien et les collaborateurs se retrouveront chaque jour au sein de « Potagers communautaires », où ils pourront tout à la fois cultiver leurs tomates et leurs relations interpersonnelles

Tube de performance

Espace projets

FabLab

Le Pitch Theater

Presqu'ile

Disrupteur

le lounge accueil

Pop-Up Desk

L'agora

cocon

Cour de récré

L'assoc

Flash Mob Party

Potager communautaire

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Commentaires
  1. Patrice Fornalik
    13 octobre 2016 - 9h50

    Des managers coach et jardiniers
    De l’appartenance et du sens organisé autour d’un socle de valeurs partagées
    Des lieux de travail « potagers » pour vivre la collaboration et le partage

    L’entreprise libérée quoi !
    Je me demande du coup comment leur a été présentée cette philosophie.

    Je crois que l’Entreprise Libérée souffre de son image dogmatique des modèles libérés 1.0 à la Zobrist : Bullshit jobs, suppression des managers, leaders libérateurs qui libère de « force », montée en responsabilité sans forcement de contrepartie… dans un mode réactionnel basé sur la colère par rapport au système précédent.

    Ces pionniers ont eu le mérite de lancer des expérimentations depuis un modèle archaïque purement top/down.
    Mais de fait les entreprises libérés 2.0 ne sont déjà plus dans ces extrêmes.
    Il est peut être temps de trouver une autre terminologie, moins guerrière. Demain tous pour une entreprise inspirante ?
    Plus d’informations, peut être, sur le concept pour revenir à des visions plus pacifiées ici :

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