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Le travail du dimanche, on continue à en parler ou on passe à autre chose ?

On a le droit d'avoir un avis sur le travail du dimanche même quand on ne travaille pas le dimanche.
Le travail du dimanche en question

Pas de congé le dimanche, pas de poulet rôti. Pas de poulet rôti, pas de petite fille rigolote. Pas de petite fille rigolote, pas de petite fille rigolote.(GettyImages/Skynesher)

Une étude de la Dares nous apprend que 19% des 10 millions de salariés qui ont des horaires atypiques travaillent le dimanche. Soit un peu moins de 2 millions de Français, sachant que la population active de l’Hexagone est estimée à près de 30 millions de personnes pour l’année 2017. Que nous disent ces chiffres ? En France, le travail du dimanche n’est ni la norme, ni une pratique marginale mais ça peut faire un bon sujet de conversation. Voilà un peu d’eau à apporter à votre moulin.

Un non-sujet pour certains métiers

Si vous évoquez le travail du dimanche avec un pompier, une infirmière ou un conducteur de trains ou un chauffeur laitier, il va vous rire au nez. Pour eux, le travail du dimanche n’est pas un sujet puisque ces humains au patrimoine génétique supérieur aux autres sont capables de se lever à 3h du mat pour aller travailler, de se coucher à 21h un soir de réveillon ou de rejoindre  leur famille au ski deux jours après tout le monde

Pour eux personne ne se pose de questions parce que personne n’irait reprocher à ceux qui font appel à leurs services la raison de justement faire appel à leurs services. Qui oserait blâmer un bébé qui aurait décidé de naître à l’heure de l’apéro du vendredi, un ado voulant rejoindre sa grand-mère à l’autre bout de la France ou à un bricoleur du dimanche qui se coupe un doigt en essayant de changer une ampoule ? (Même si, on est d’accord, à ce stade, ce n’est plus du bricolage du dimanche mais du bricolage de 29 février).

Alors que dans le commerce, c’est une autre histoire, avec des degrés différents de tolérance. C’est à dire que si on travaille le dimanche pour vendre des choses sur le marché, ça passe, mais dans un supermarché, bof.

Vous pourrez dire « oui mais à l’étranger blablabla commerces ouverts… blablabla personne ne trouve rien à redire ». Ok mais depuis quand on fait pareil que nos voisins ? Par exemple, on sait bien que les Suédois parlent super bien anglais et on sait comment ils s’y prennent. Est-ce que pour autant on a décidé de s’en inspirer pour nous aussi parler correctement anglais ? Bien sûr que non. Donc les Américains peuvent bien ouvrir leurs malls 7/7 et 24/24, on ne voit pas bien le rapport avec le travail du dimanche en France.

En France, le dimanche, on va chercher sa baguette en vélo, le béret bien vissé sur la tête, en râlant un peu. Et on entend bien que ça ne change pas. Les chirurgiens, les serruriers et les boulangers peuvent travailler ce jour-là, pas le commun des mortels qui doit, au choix :

  • manger du poulet rôti et faire une balade digestive
  • regarder du sport à la télé en jogging
  • aller manger un brunch pas super bon et un peu trop cher
  • se prendre la tête entre amis ou avec la famille autour d’un jeu de société.

Et qui sait ? Finir d’écrire un roman, peindre la plus belle toile de sa vie ou trouver un remède naturel contre la calvitie. C’est important pour la société que ces personnes ne travaillent pas le dimanche.

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Le dimanche est un jour comme les autres

Enfin, pas vraiment. C’est plutôt un jour pire que les autres dans le sens où, à notre connaissance, il n’existe pas de blues du mardi ou du jeudi soir. Ces soirs-là, on se gère, même quand ça ne va pas trop. Mais le dimanche, on ne gère plus rien du tout.

Sauf qu’on a la solution toute trouvée : en travaillant le dimanche, il ne reste plus aucune bonne raison d’appréhender le lundi. Travailler le dimanche, c’est se donner les meilleures chances de vivre heureux et de vivre longtemps, car c’est prouvé, le stress est mauvais pour la santé. Et puis si nous travaillions tous le dimanche, c’en serait fini de la routine. Vous avez le mardi et le mercredi comme jour de congés ? Dommage votre meilleur ami a le jeudi et le vendredi. Plus compliqué pour se voir mais tellement moins lassant !

Sans compter qu’en travaillant le dimanche, vous travaillez pendant que vos enfants sont en congés. Vous y voyez sûrement des problématiques de garde alors que vous devriez y voir des opportunités de les rendre autonomes plus tôt. Ce n’est pas en passant tous leurs week-ends avec leurs parents, bien pépères entre cocooning à la maison et vadrouille chez les copains que vous allez en faire des esprits libres. Alors que livrés à eux-même pendant de longues plages horaires alors qu’ils arrivent à peine à atteindre les placards de nourriture ? Oui, là, vous leur donnez une chance de réaliser leurs rêves à la force de leurs poignets. Grâce au travail du dimanche, vous offrez à la société des êtres plus conquérants, plus solides et plus indépendants qui rédigeront des articles inspirants sur le LinkedIn de demain.

Sans compter un avantage collatéral difficile à bouder : en travaillant le dimanche, vous serez certainement en congés quand vos enfants sont à l’école. A-t-on besoin d’en rajouter après ce genre d’argument ? Voilà, c’est plié, passez un bon week-end et reposez vous bien.

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