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Temps de travail par semaine : les Français parmi les mieux lotis

Combien d’heures par semaine la plupart des gens travaillent-ils ? Les Français, les Italiens, les Américains, les Turcs ? Dans une étude basée sur des données mondiales, le site Reportlinker fait le point sur les différents modèles de travail en Europe et aux États-Unis.

L’année dernière, alors que le Japon décidait de « plafonner » les heures supplémentaires de ses salariés à 100 heures par mois, on découvrait le terme nipon « karoshi », littéralement « la mort par excès de travail ». Le gouvernement sud-coréen vient lui aussi de réduire drastiquement le volume d’heures supplémentaires de ses employés et fonctionnaires, fixant le temps de travail maximum à 52 heures hebdomadaire, contre 68 heures auparavant. Des cadences loin de celles que connaissent les Français et les Européens de l’Ouest, qui font moins d’heures par semaine que leurs homologues d’Asie, mais aussi d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Est.

Seuls 14 % des Français travaillent plus de 40 heures

Dans l’Hexagone, depuis 2002, les employeurs ne sont pas autorisés à forcer les salariés (par des menaces de licenciement par exemple) à effectuer plus de 35 heures de travail par semaine. La loi Travail de 2016 est venue flexibiliser cette durée légale, en donnant la possibilité aux chefs d’entreprise d’obtenir plus de 35 heures par semaine de certains employés, si une convention collective est conclue. Seuls 14 % des salariés français font le choix de travailler entre 40 à 44 heures, quand en Turquie près de 60 % des salariés font ces horaires, et 15 % travaillent entre 50 et 59 heures. Mais curieusement, à l’échelle mondiale, c’est le Mexique qui remporte la palme du temps de présence au boulot, avec 2 257 heures ouvrées en moyenne chaque année, selon les chiffres de Statista, contre 1 414 heures par an en moyenne pour les Français, qui font partie des salariés les mieux lotis.

 

Les autres pays scandinaves sont encore plus friands des semaines de travail plus courtes. En 2016, près de 63 % des Norvégiens travaillent entre 35 et 39 heures par semaine, mais seulement 6 % travaillent entre 40 et 44 heures tandis que 8 % travaillent seulement de 10 à 19 heures hebdomadaires. Même chose au Danemark, même si ce sont au final nos voisins allemands qui prennent la première place du podium avec 1 356 heures ouvrées par an, soit environ 26 heures par semaine.

Les Américains travaillent moins mais cumulent les boulots

Mais de telles statistiques, si elles ne sont pas remises en contexte, ne traduisent pas grand-chose. Ainsi, Reportlinker fait le parallèle entre heures ouvrées et fidélité à l’employeur. Une des principales raisons pour lesquelles les travailleurs américains, et en particulier les Millennials de moins de 35 ans, semblent travailler un peu moins que les Français (environ 34 heures travaillées par semaine), c’est parce qu’ils estiment qu’il est trop difficile de trouver un emploi à temps plein, bien payé et intéressant. En effet, seuls 40 % des Américains se verraient travailler plusieurs années pour le même employeur. A l’opposé, les Italiens peuvent travailler pendant 12 ans ou plus pour le même patron, contre 9 ans en moyenne en Europe, et environs 11 ans et demi en France.

Ce sont là deux marchés du travail qui s’opposent. D’un côté, les jeunes employés des Etats-Unis ont aujourd’hui plus d’attentes que les générations précédentes : possibilité de télétravail, congé parental, en-cas et boissons gratuites au bureau, abonnement à un gymnase financé par l’employeur, salle de repos… Parce qu’il est difficile aujourd’hui de trouver un emploi à temps plein dans une entreprise qui offre ces avantages, les américains se tournent pour une grande majorité vers le temps partiel qu’ils complètent par un emploi dans la « gig economy », l’économie des petits boulots. Une manière pour eux de prioriser leur épanouissement personnel et d’arrondir les fins de mois. 65 % d’entre eux pensent ainsi que les freelances sont plus heureux que les salariés et 26 % espèrent acquérir ce statut à un moment de leur carrière, pour « être leur propre patron », bénéficier d’un « meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée », d’une « flexibilité du temps de travail » et d’une « plus grande liberté ».

Un temps partiel, si je veux quand je veux !

(istockphoto.com/FoxysGraphic)

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