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Télétravail : vers la fin de l’entreprise formelle

La pratique du télétravail diffère selon les pays. Selon une étude menée par Morar Consulting pour Polycom, près de deux tiers des salariés travaillent parfois à distance dans le monde.La mobilité deviendrait-elle la norme ? Possible si l’on en croit cette étude. Il semble évident en tous cas que l’ère du bureau formel est révolue.

L’ère du bureau formel bientôt révolue ?

Afin de mener cette enquête à bien,  25 000 personnes ont été interrogées dans 12 pays différents. Ce sont les Brésiliens qui sont les champions du monde : ils sont 80 % à travailler de façon mobile : à la maison, au café ou dans un parc. En Inde ils sont aussi 43 % à profiter souvent du télétravail, 35 % de temps en temps. Les Japonais sont les plus en retard et seuls 20 % d’entre eux sont adeptes de ces nouvelles pratiques.

Qu’en est-il en France ? Si le télétravail est de plus en plus répandu nous sommes encore en dessous de la moyenne mondiale puisque 57 % d’entre nous le pratiquent. En cause ? Une certaine réticence des managers :  les Français sont les plus nombreux à déclarer que leur entreprise ne le propose pas du tout (33 %) contre 10 % des Brésiliens et 15 % des Allemands.

Changer d’environnement, faire moins de trajets domicile-travail, subir moins de stress et travailler au calme ou juste ailleurs semblent être les raisons d’un tel succès.

Les Millennials, grands adeptes de la flexibilité

Sans grande surprise, ce sont les Millennials (18-35 ans) qui en sont les plus fans : 70 % d’entre eux travaillent en « flex’ » contre à peine 51 % des 45-60 ans. Une différence qui s’explique aisément par plusieurs facteurs : seulement 15 % des jeunes salariés travaillent dans une entreprise qui ne le proposent pas et ces jeunes salariés sont surreprésentés dans des secteurs comme la Tech ou la communication qui sont des secteurs dans lesquels la flexibilité est plus facile et plus communément admise.

Faire confiance à ses salariés

L’étude souligne qu’il est nécessaire que les employeurs fassent confiance à leurs employés qui font de même avec leurs collèges et vice-versa … L’obsession du présentéisme comme synonyme du « travail-bien-fait » doit prendre fin  : « Il faut veiller à ce que la valeur des salariés soit mesurée en fonction de leur travail et de leurs résultats et non en fonction du nombre d’heures passées au bureau », souligne l’étude.

A chaque âge ses avantages

La flexibilité, tout le monde n’en tire pas les mêmes avantages : si les 45-60 ans ont une vision pragmatique des choses comme la possibilité de s’épargner des trajets domicile-travail trop fréquents, les plus jeunes y voient, eux, un gain de temps pour se consacrer à leurs loisirs. Il s’agit-là d’une question de génération sans doute et d’une manière différente d’envisager le travail dans sa globalité : un moyen de gagner sa vie et de faire un métier qu’on aime pour les plus âgés, un gage d’épanouissement personnel total pour les Millennials.

Dans le monde, seuls 14 % des salariés pratiquaient le télétravail en mai 2012 : ils sont près des deux tiers à le faire aujourd’hui. Pas de doute, la flexibilité est en marche et l’avenir sera mobile.

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