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Télétravail : l’emploi du futur ?

Le plan Besson sur l’Economie Numérique 2012 prévoit de favoriser le développement du télétravail, qui peine encore à se faire une place en France. Il offre pourtant une alternative indéniable à la question du chômage.

Vous l’aurez remarqué, le télétravail est d’actualité, surtout depuis la proposition de loi d’octobre 2008 visant à le promouvoir. En Europe, il concerne environ 13% des actifs et aux Etats-Unis, 25%. Avec seulement 7%, la France est donc à la traîne. Par souci de clarté, je vous invite à consulter la définition du télétravail sur le billet très complet de BJC.
Revenons au plan Besson, qui constate les multiples avantages du télétravail : réductions des charges pour l’employeur, flexibilité pour les employés, réductions des déplacements… Plus concrètement, il s’agit de clarifier le cadre législatif du télétravail et mieux l’encadrer. Cyril Slucki, créateur de Cyberworkers.com, apporte une contribution au sujet plutôt bienvenue avec l’ouvrage : «Télétravail : les clefs de la réussite» téléchargeable gratuitement sur le site. Chacun pourra y trouver toutes des informations pour se lancer : interviews de professionnels, étapes pour devenir télétravailleur, pièges à éviter, témoignages…
Toujours dans l’actu de l’emploi, la loi de modernisation de l’économie d’août 2008 va elle-aussi apporter du neuf. Parmi les mesures les plus significatives pour encourager à la création d’entreprise, celle de l’auto-entrepreneur (et son kit), destiné selon le secrétaire d’Etat chargé du commerce Hervé Novelli, « à offrir aux personnes qui souhaitent se mettre à leur compte, divers avantages en termes de création, de gestion et de cessation d’une activité».
Comme le conclut Cyril Slucki de Cyberworkers, «créer son propre emploi sera l’avenir. Le télétravail en constituera une des dimensions essentielles». Le télétravail a donc son rôle à jouer dans la redéfinition de l’emploi qui se joue actuellement. Moins stressé, plus autonome, responsable, écolo… Et si c’était ça le travailleur du futur ?

 

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Commentaires
  1. BJC
    2 décembre 2008 - 21h38

    Merci infiniment pour le lien et ta confiance
    Cyril est venu faire sa pub sur mon billet également… la même pub impersonnelle… je lui ai répondu.
    Je regrette que l’amalgamme soit fait entre les télétravailleurs salariés et les freelance, professions libérales… aux bénéfices de sociétés commerciales de portages et autres. La législation confirme bien que le télétravail est avant tout une relation d’employeur à salarié, une organisation de travail au sein d’une entreprise et non un libéral qui exerce chez lui pour un client. Je regrette également toute cette paranoïa que l’on instaure autour de cette nouvelle legislation à des fins uniquement commerciales.
    Il est très agréable d’être salarié télétravailleur, c’est même un statut très valorisant car finalement l’employeur vous emploie pour vos compétences plus que pour votre présence. Pourquoi aller chercher une communicante à Marseille quand on peut la trouver à Paris ? Si ce n’est pour ces compétences ?
    Devenir auto entrepreneur OK. Se faciliter la vie, la comptabilité, la prospection… en passant par le portage salarial ou des portails comme CyberWorkers Ok mais cela a un cout.
    Personnellement je préfère défendre le télétravail originel, celui qui vous lie à un employeur par un contrat de travail et un salaire. Et j’invite tous les demandeurs d’emploi qui s’en sentent capables de proposer cette méthode de travail à l’entretien d’embauche.

  2. Véronique
    3 décembre 2008 - 8h27

    Merci pour les ressources, je vais aller lire. Je pense aussi que le télétravail est une opportunité d’actualité (plutôt que d’avenir)! J’ai moi-même une clause de télétravail dans mon contrat en tant que salariée. A la différence de BJC, je pense que les deux sont intéressants (y compris via les sociétés de portage).

  3. Gaëlle
    3 décembre 2008 - 14h06

    Je pense effectivement que le télétravail salarié peut et doit se développer mais en revanche, je ne suis pas entièrement d’accord avec Cyril (qui est également venu faire la promotion de son e-book sur mon blog 🙂 que « créer son propre job sera l’avenir ».
    Il existe certes des marges de manoeuvre, des métiers et des secteurs où le télétravail est possible et souhaitable mais attention aussi à ne pas croire qu’il pourra se généraliser à grande échelle. De plus, la vie en entreprise a aussi une dimension collective importante et le télétravail n’est pas adapté à toutes les personnes (risque d’isolement notamment). Il existe aussi des salariés qui étaient en télétravail partiel et qui ont préféré faire marche arrière.
    Ma conclusion : oui au développement du télétravail mais ne pas laisser croire non plus que c’est la panacée partout.

  4. Jolo
    3 décembre 2008 - 18h01

    Merci pour ce post très instructif, faut que je le fasse lire à ma direction…3 ans que je me bats pour 2 jours par semaine de télétravail (je suis développeur) et c’est pas du tout dans la culture d’entreprise ! Avec ton post, j’ai quelques arguments supplémentaire !

  5. Cyril Slucki
    27 avril 2009 - 19h03

    Bonjour, je n’avais pas vu ce billet et vous en remercie.
    Je ne voudrais pas être pessimiste, mais vu la rareté des offres d’emploi en télétravail, mieux vaut créer son propre emploi.

    Pour répondre à BJC, le portage est un coût identique au salariat, puisqu’il consiste à faire une fiche de salaire contre une facture (en gros). Et les frais de gestion de 5 à 8% sont justifiés (pas de gestion, moins d’impayés).

    Enfin pour ceux qui semblent dire que je fais de la pub, je précise que ce livre est gratuit et qu’il comporte la liste des sites de mes confrêres.

    Bonne continuation.

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