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Les employeurs se soucient-ils assez du bien-être psychique de leurs salariés ?

Le stress au travail est l’une des premières causes d’absentéisme au travail. Et les travailleurs français sont parmi les plus stressés : 18 % en ressentent quotidiennement. Pourtant, seulement 3 employeurs sur 10 se soucieraient réellement de la santé psychologique de leurs collaborateurs selon l’étude « The Workforce View in Europe 2018 » menée par ADP, leader mondial des solutions de ressources humaines.

Comme le rappelle très justement ADP, s’il fait partie intégrante de la vie professionnelle, on a tendance à oublier que le stress peut avoir de graves conséquences sur l’entreprise, comme une productivité réduite, un moindre engagement et un absentéisme accru. Sans parler des conséquences physiques et psychologiques sur les salariés.

En Europe, près d’1 salarié sur 5 déclare en souffrir quotidiennement (18 %) et un tiers songerait même à changer de travail pour cette raison, dont une part importante chez les moins de 35 ans (37 %).

Les plus stressés sont les travailleurs polonais (27 %), suivis des Français et des Britanniques (20 %). La France est donc loin d’être exemplaires. Les Néerlandais semblent être les moins sujets au stress puisque seulement un salarié sur 10 dit en ressentir au quotidien aux Pays-Bas (10 %).

Jeunes et travailleurs des services sont particulièrement touchés

La tranche d’âge la plus touchée est celle des jeunes : 37 % des moins de 35 ans (les 16-34 ans) envisagent carrément de changer d’emploi à cause du stress. Les femmes en souffrent également plus : 19% déclarant se sentir stressées chaque jour, contre 16% chez les hommes.
Bonne nouvelle ou pas : le stress semble s’amenuiser avec le temps et au fil de la carrière puisque seulement 17 % des plus de 55 ans se disent stressés.

Côté secteurs, les plus stressés travaillent dans la vente au détail, la restauration et les loisirs (35 %), tout comme les salariés œuvrant dans les services professionnels (32 %).

« 59 % des personnes interrogées affirment que leur employeur s’intéresse peu ou pas du tout à leur bien-être psychologique » (chiffres en Europe)

Soutenir son personnel demande un véritable investissement

Les employeurs ne semblent toutefois pas bien prendre la mesure du phénomène. « Il est évident qu’il est dans l’intérêt de tous les employeurs d’aider leurs salariés à gérer au mieux ce stress et à mettre en place tous les filets de sécurité nécessaire avant que les problèmes ne deviennent sérieux » commente Carlos Fontelas De Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.
« Soutenir son personnel n’est donc pas uniquement la bonne chose à faire : c’est aussi un véritable investissement » poursuit-il. « Les actions entreprises doivent à la fois traiter les causes du stress et les questions de bien-être psychologique, tout en aidant les collaborateurs à gérer les problèmes lorsqu’ils surviennent. Cette démarche inclut notamment la création d’une culture du soutien de la part de la hiérarchie et d’un environnement de travail sain, tout en proposant des programmes d’aide aux salariés et des services de santé au travail où ils peuvent se rendre en toute confiance s’ils rencontrent des difficultés. » Dans un monde idéal, oui.

  • Etude « The Workforce View in Europe in 2018 » : Echantillon composé de 9 908 adultes actifs dans 8 pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suisse.

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