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Starbucks va embaucher 10 000 réfugiés dans le monde d’ici 5 ans

C’est ce qu’on appelle « l’effet Trump » : en réponse au décret anti-immigration pris par le nouveau Président des Etats-Unis, la chaîne internationale de cafés Starbucks vient d’annoncer qu’elle recruterait 10 000 personnes issues de l’immigration dans les 5 prochaines années. D’autres entreprises ont décidé de suivre l’enseigne de cafés dans son opposition à Trump.

Dans son message du 29 janvier 2017 publié sur le site de Starbucks et solennellement intitulé « Message from Howard Schultz to Starbucks Partners: Living Our Values in Uncertain Times« , l’actuel PDG de Starbucks Howard Schultz* annonce qu’il est bien décidé à ne pas rester silencieux face à l’incertitude qui règne autour des actions de la nouvelle administration Trump. Au nom de la lutte anti-terroriste, Donald Trump a en effet décidé de limiter l’accès des réfugiés au territoire américain, syriens musulmans notamment, et des ressortissants de 7 pays musulmans au total (Syrie, Libye, Soudan, Iran, Irak, Somalie et Yémen).

« Trouver des opportunités à ceux qui fuient la guerre, la violence, la persécution et la discrimination »

Pour un marché du travail ouvert et équitable

Dans un paragraphe « Hiring Refugees », Schultz développe : « Nous avons une longue histoire d’embauche de jeunes du monde entier à la recherche d’opportunités et d’une voie vers une nouvelle vie ». Ainsi, le PDG s’engage à redoubler d’efforts en concertation avec les entreprises du marché « pour accueillir et trouver des opportunités à ceux qui fuient la guerre, la violence, la persécution et la discrimination ». Et de continuer : « Il y a plus de 65 millions de citoyens du monde reconnus comme réfugiés par les Nations Unies, et nous prévoyons d’embaucher 10 000 d’entre eux sur cinq ans dans les 75 pays du monde où Starbucks fait actuellement des affaires » détaille Schultz. « Nous commencerons ici aux États-Unis en concentrant nos premiers efforts de recrutement vers les personnes ayant servi avec les troupes américaines d’interprètes et de personnel de soutien dans les différents pays où notre armée a demandé ce type de soutien ». Il appelle également à construire des « ponts » plutôt que des « murs » entre les Etats-Unis et le Mexique, pays dans lequel Starbucks a ouvert 600 magasins dans 60 villes. 

« Les compagnies internet prospèrent aux Etats-Unis parce que les meilleurs et les plus brillants ont la possibilité d’y venir pour créer des produits et des services »

Des entreprises américaines condamnent et se mobilisent

Les entreprises de la Silicon Valley – Google, Twitter, Uber, AirBnb, facebook, Appel, Netflix, tesla, Microsoft et bien d’autres – qui emploient de nombreux ressortissants étrangers et musulmans, ont fait part de leur inquiétude et de leur réprobation. Michael Beckerman, président de The Internet Association, la voix des entreprises US du web, rappelle que « les compagnies internet prospèrent aux Etats-Unis parce que les meilleurs et les plus brillants ont la possibilité d’y venir pour créer des produits et des services ». Le mouvement de contestation s’est propagé de l’Est des Etats-Unis jusqu’à Wall Street. L’entreprise AirBnb a quant à elle proposé un hébergement d’urgence gratuit aux personnes touchées par les nouvelles restrictions et bloquées aux aéroports, enjoignant ses clients à se signaler s’ils étaient en mesure d’accueillir ces personnes.

Google a créé un fonds de crise de 4 millions de dollars à destination de différentes associations de défense des libertés soit « la plus importante campagne de crise » jamais entreprise selon les médias américains. Plus d’une centaine de ses employés sont d’ailleurs directement concernés par le decrêt anti-immigration de Trump et ont été rappelés d’urgence sur le sol américain par Alphabet, la maison mère de Google.
Le cofondateur de Flickr et patron de Slack Stewart Butterfield a lui fait un don financier aux groupes de défense des droits civique, tout en condamnant ouvertement le décret sur le réseau social Twitter. Idem chez Lyft, entreprise de VTC principale concurrente d’Uber, qui a annoncé son intention de faire un don d’un million d’euros à l’ACLU (« American Civil Liberties Union »), la plus grande organisation de défense des droits civiques aux Etats-Unis, très populaire depuis l’élection de Trump.

A lire : « Immigration: Google, Facebook, Apple, Netflix, Uber, Tesla et Microsoft contre Trump »

*A noter que qu’Howard Schultz, 63 ans, laissera la direction de Starbucks à Kevin Johnson, actuel numéro du groupe, le 3 avril 2017. Il reste cependant président du conseil d’administration. Proche du parti démocrate, Howard Schultz a soutenu Hillary Clinton pendant la campagne électorale. Sous sa direction, Starbucks a ouvert des cafés dans les zones défavorisées et soutenu de nombreuses initiatives anti-racisme.

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Commentaires
  1. nouaili karima
    4 février 2017 - 0h53

    vraiment c’est touchant rien à dire

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