Fermer
menu

Êtes-vous un slasher ?

Slasher, kézako ? Ce mot fleurit dans le langage du monde du travail et fait beaucoup parlé de lui. Les slashers sont ces actifs qui exercent plusieurs emplois. Très répandus outre-Atlantique, les slashers s’imposent aussi en France. Dans une récente étude, la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) a estimé qu’en 2014, environ 1,4 millions des actifs français exerçaient plusieurs activités.

slashers

La Dares distingue plusieurs catégories de travailleurs pluriactifs. 450 000 salariés exercent un seul métier, mais auprès de plusieurs employeurs. 740 000 salariés ont plusieurs professions. Et enfin, 200 000 non-salariés exercent plusieurs activités. En tout, c’est 5,2% des actifs qui exercent plusieurs activités, un taux stable depuis dix ans.

Les slashers vivent plusieurs carrières en une

Slashers et salariés, deux profils se distinguent

Les salariés qui ont plusieurs employeurs (pluri-employeurs) sont majoritairement des femmes (80%) âgées de plus de 40 ans (64%), non titulaires du Bac (62%) et exerçant comme employées (54%) à temps partiel (75%) dans le secteur tertiaire (93%) et plus particulièrement chez les particuliers (34%). Sans surprise, ce profil regroupe une majorité d’employées de maison, d’aides à domicile, etc.

Chez les salariés qui exercent plusieurs professions (pluri-professionnels), il y a presque autant d’hommes que de femmes (46% contre 54%), âgés de 30 à 50 ans (55%), généralement diplômés d’un Bac +2 minimum (46%). Il s’agit de cadres (30%) ou de professions intermédiaires (20%) exerçant dans le secteur tertiaires (87%).

Qu’il s’agisse de salariés pluri-employeurs ou pluri-professionnels, plus de 8 slashers sur 10 ont leur activité principale en CDI.

Slashers et indépendants, des profils divers et variés.

En 2014, 7% des actifs non-salariés exerçaient plusieurs activités. Il faut dire que certaines professions d’indépendants se prêtent particulièrement à la pluri-activité : agriculteurs, formateurs, médecins, artisans du BTP, consultant, etc. Les profils sont donc variés. On y retrouve des cadres (25%), des professionnels de l’agriculture (19%) ainsi que des artisans et des chefs d’entreprise (38%). De manière générale, les indépendants pluri-actifs sont un peu plus diplômés et plus jeunes que les indépendants mono-actifs. Ils ne travaillent pas plus que les monoactifs, mais leurs horaires de travail sont très atypiques et peuvent varier d’une semaine à l’autre. Le travail dominical, en soirée ou de nuit est plus répandu chez les shashers non-salariés que chez les monoactifs non-salariés.

Le temps partiel imposé, première cause de pluri-activité.

75% des pluri-employeurs et 45% des pluri-professionnels exercent à temps partiel, des taux bien au-dessus de ceux des monoactifs (17%). Or pour plus de la moitié des slashers exerçant à temps partiel, la première cause évoquée est  » l’impossibilité de travailler d’avantage avec leur emploi principal « . Le temps partiel est donc avant tout une contrainte. Les autres raisons du travail à temps partiel dans l’activité principales sont la volonté d’exercer une autre activité professionnelle et des motivations personnelles ou familiales.

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.