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« S’expatrier au Vietnam est très simple »

Installé depuis un peu plus d’un an et demi à Ho Chi Minh Ville au Vietnam, Jérôme est arrivé dans ce pays « par hasard ». Parti en Australie pour améliorer son anglais et assouvir sa soif de voyage, ce communicant de formation y devient instructeur de plongée. Huit mois plus tard, il saisit l’opportunité de partir exercer quelques mois au Vietnam. Un voyage qui s’est prolongé et transformé en expatriation au hasard des rencontres raconte Jérôme.

Parle-nous de ton parcours…
S'expatrier au Vietnam est très simpleJe m’appelle Jérôme Amat, j’ai 30 ans et vis actuellement entre la France et le Vietnam. Diplômé d’un DUT de Services et Réseaux de Communication (SRC), j’ai ensuite effectué 2 ans en école de communication à l’ISCOM en filière journalistique et multimédia (ACOM) pour terminer par un DESS/Mastère 2 de E-Commerce à Paris XII. J’ai commencé à travailler directement dès la fin de mes études dans des agences de publicité et conseil en communication online à Boulogne-Billancourt près de Paris : pendant plus de 3 ans chez TBWA Interactive (TBWA Paris) devenue TEQUILA, puis Nurun Paris pendant 1 an, en tant que chef de projet.

Je suis arrivé à Ho Chi Minh Ville un peu par hasard, même si HCMV est le principal pôle économique du pays. Après 4 mois en tant qu’instructeur de plongée au Vietnam dans différentes « stations balnéaires », j’ai décroché un job chez Officience, une société d’externalisation de services basée sur HCMV. J’y suis resté un an, l’occasion pour moi de connaitre la vie d’expatrié dans un pays asiatique. Aujourd’hui, le bilan est mitigé : malgré de belles rencontres et de réelles opportunités sur place, je prévois mon retour en métropole vers le mois d’avril. Je serais donc resté deux ans ici.

Comment en est-tu arrivé à travailler comme freelance ?
Je ne me considère pas freelance à proprement parler. J’ai eu l’occasion de travailler en tant qu’indépendant récemment en effet sur quelques sujets mais plus par opportunisme. En revanche pour les freelances disposant d’une clientèle bien établie, le Vietnam est un pays idéal pour s’expatrier et ce principalement en raison du coût de la vie qui reste très bas comparé à l’Europe. Les démarches administratives sont par ailleurs extrêmement simples aujourd’hui encore.

En quoi consiste précisément ton travail ?
Difficile à dire pour quelqu’un venant d’agences de communication en France, et surtout dans un pays où la publicité n’existe pas (ou presque). La culture IT y est très différente également, beaucoup plus orientée développement que conseil. Ainsi, mon travail consiste en la conception et la réalisation de sites internet, mais avec une dimension technique plus forte qu’auparavant. Il m’a donc été nécessaire d’étendre mes compétences afin d’être en mesure d’intervenir directement sur la réalisation. Il m’est cependant difficile de dire si cela est uniquement dû au fait de m’être expatrié au Vietnam ou si le marché s’est complexifié techniquement avec le cloud, les web apps et toutes les tendances mobiles.

Est-ce facile de trouver du travail en tant que freelance ici ?
En un mot : non. Il existe aujourd’hui beaucoup de places de marché online mais la concurrence y est féroce. Etre dans un pays émergent comme le Vietnam permet de pratiquer des prix plus compétitifs mais attention aux à-côtés : la mutuelle santé à l’étranger, l’absence de cotisation aux retraites (dans le cas d’une société offshore), le prix de l’équipement informatique ou électronique (sensiblement identique) ou celui du billet d’avion pour rentrer de temps en temps ne sont quelques exemples. Le décalage horaire ensuite peut s’avérer être un handicap dans les moments où l’interaction avec le client est importante.
D’une façon générale ensuite, nous avons assisté à un nivellement mondial du prix de la compétence. Quelques différences subsistent évidemment mais les free lance expérimentés et compétents sur les technologies de l’information qui parlent anglais et/ou français au Vietnam ne sont pas forcément bon marché non plus…

Quelles sont les principaux obstacles et facilités à s’installer dans un pays comme le Vietnam ?
Dans l’ensemble s’expatrier au Vietnam est très simple. Le mieux est se rendre sur place avec un visa touriste de 3 mois renouvelable dans un premier temps. Cela permet de se familiariser avec le pays et d’obtenir des informations sur place si nécessaire. D’autres visas sont ensuite disponibles pour travailler en règle, et tout aussi simples à obtenir. L’obligation de sortir du pays de temps à autre pour effectuer son renouvellement est un moindre mal et permet de visiter la région. Le logement reste accessible et facile à trouver, bien que cher par rapport au coût de la vie les propriétaires ne demandent rien de plus qu’un ou deux mois de caution pour louer un appartement ou une maison.

Enfin, la langue, sans être indispensable, reste un obstacle dans la vie de tous les jours, surtout au début. Les expats sont nombreux sur HCMV et l’anglais est de plus en plus usité, mais avoir une personne de confiance qui a des notions ou qui parle Vietnamien est d’une aide précieuse à votre arrivée. Ceci dit, beaucoup d’expats de longue date ne parlent pas un mot de vietnamien et parviennent malgré tout à s’installer et réussir.

A quoi ressemble le quotidien dans ce pays ?
La journée type est matinale, avec un réveil au chant du coq (très nombreux) souvent dés 6h du matin. Par conséquent la journée de travail commence tôt et finit tôt (rarement après 17/18h). Les Vietnamiens font la sieste après déjeuner. La nourriture est délicieuse (même pour un Français) et vous pouvez manger dehors tous les jours pour des prix défiant toute concurrence. C’est justement cette tendance à vivre dehors qui est agréable car l’animation dans les rues est constante. Le revers de la médaille vient du bruit, constant lui aussi, et constitue la principale nuisance pour un occidental expatrié au Vietnam.

Quels conseils  à ceux venir qui envisagent s’installer ici ?
Se renseigner sur les moeurs et coutumes du pays avant d’arriver car la vie y est très différente, et ne pas hésiter à prendre un peu de temps afin de s’intégrer.Tout dépend du projet (courte, moyenne ou longue durée d’expatriation) mais l’idéal est de faire un premier séjour touristique pour se faire une première idée. Chaque histoire est ensuite très différente mais dans l’ensemble les expatriés se plaisent beaucoup sur Saïgon (ancien nom d’HCMV).

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