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Secrétaires, comptables, banquiers… : en quelle année vont-ils disparaître ?

Le sujet n’est pas nouveau, les avis sont divergents, et les questionnements et inquiétudes toujours présents : la disparition de certains métiers est d’ores-et-déjà programmée. Mais lesquels ? Disparition ou évolution ? Supprimer pour en créer de meilleurs ? Voici les 5 métiers « fortement menacés » selon la dernière enquête de l’Institut Sapiens, un think tank qui réfléchit et s’interroge autour de l’avenir économique et social du pays.

L’accélération technologique de ces dernières années est visible tout autour de nous, au quotidien. Cette révolution digitale sans précédent a bouleversé de nombreux domaines de la société, à commencer par le monde du travail. Si les améliorations que le numérique a apporté aux salariés sont nombreuses et indiscutables, ce sont surtout les effets collatéraux qui sont mis en avant dans les études, les tribunes et les articles. L’Institut Sapiens ne déroge pas à la règle en listant les 5 métiers qu’il estime les plus menacés par cette lame de fond technologique.

« S’il existe une alternative technologique à un emploi humain, celle-ci sera systématiquement choisie, dans une optique de gain de productivité » affirme Erwann Tison, directeur des études de l’Institut Sapiens et auteur de l’enquête. Derrière cette logique, on comprend que les premiers emplois concernés par une disparition proche, sont ceux les plus aliénants et les plus pénibles, ainsi que les bullshit jobs, ces emplois inutiles qui ne portent aucun sens ni pour l’employeur ni pour le salarié. Au total, selon les estimations de l’institut, ce sont près de 2,1 millions d’actifs concentrés dans ces 5 métiers qui ont une forte probabilité de voir leur emploi supprimé dans les prochaines années.

5 métiers « fortement menacés »

Manutentionnaires, secrétaires de bureautique et de direction, employés de comptabilité, employés de la banque et de l’assurance et caissiers et employés de libre-service : ces 5 métiers sont à la fois ceux qui ont connu la plus forte diminution de leurs effectifs depuis 1986, et ceux qui sont directement remis en question par l’essor des technologies. Sans oublier le facteur pénibilité.

L’auteur du rapport va même plus loin, en programmant notamment la « date d’extinction estimée » pour chaque métier. Ainsi, après avoir vu leurs effectifs chuter de 135 000 personnes entre 1986 et 2016, les employés de banque et d’assurance devrait disparaître des radars entre 2038 et 2051, à commencer par les agents de guichets, les téléconseillers, les employés de services techniques et les commerciaux.

Les employés de comptabilité ont perdu près de 35 000 salariés en 30 ans. « La tendance est depuis quelques années à l’externalisation du métier de comptable, à l’instar de celui de secrétaire ». La période d’extinction des métiers comptables est estimée entre 2041 et 2056, quand celui de secrétaire de bureautique et de direction s’éteindra un peu plus tard, entre 2053 et 2072.

Du côté des manutentionnaires, qui englobent ouvriers qualifiés et non qualifiés, la DARES a classé ces métiers parmi les plus pénibles et les moins sécurisants. Les robots manutentionnaires ont quelques années intégré les chaînes de production, entraînant une disparition des salariés entre 2071 et 2091.

Les caissiers et employés de libre-service qui perdent leur emploi, sont quant à eux les plus médiatisés, la suppression de milliers de postes au sein des enseignes Carrefour étant le dernier cas en date. D’ici 2050-2066, nous ne devrions plus côtoyer que des caisses automatiques.

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« La vague digitale qui engloutira de nombreux emplois risque d’être socialement néfaste si elle n’est pas anticipée. Ne pas prévoir les métiers qui vont disparaître, c’est risquer une aggravation du taux de chômage et donc un déséquilibre critique de nos comptes sociaux ». Pour autant, face à ce constat alarmiste, les experts de l’Institut Sapiens rappellent qu’il y a bien évidemment un volet création d’emplois qui pourrait être plus puissant que celui entraînant la disparition des métiers, avec le développement des métiers comme technicien en énergie renouvelable, coach pour machines, ingénieur en intelligence artificielle, vidéaste pour jeux-vidéos, soignant…

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(istockphoto.com/SIphotography)

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Commentaires
  1. Luc Mathieu
    29 août 2018 - 11h11

    Cette étude est particulièrement indigente. Elle se contente de reprendre les chiffres de la Dares relatifs au répertoire des familles professionnelles. Pour ce qui concerne la banque, celles-ci sont construite autour d’une logique de classification: employés, techniciens, cadres et non une logique métiers. On sait depuis très longtemps qu’une les employés de banques sont en voie de disparition, ils n’existent même plus dans plusieurs conventions collectives. Tout ça n’andonc Pas beaucoup de sens, même si l’evolution des métiers confrontés au numérique est un vrai sujet qui mérite un peu plus de sérieux que cette pseudo étude.

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