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Pourquoi la moitié des salariés estime que leur travail ne répond plus à leurs attentes

Un récent rapport de l’ADP Research Institute met en lumière un chiffre alarmant : moins d’un salarié sur quatre se sent estimé au travail et seulement 31% des Français évaluent positivement leur entreprise. Un désamour criant entre les travailleurs et leur entreprise. Mais à quoi est-il dû ?

Tâches à accomplir de moins en moins intéressantes ? Bore out ? Mauvaise ambiance ? Salaire qui n’est pas en phase avec les tâches à accomplir ? L’institut de recherches ADP a mené une étude pour comprendre quels éléments prennent en compte les collaborateurs quand ils décident de garder leur emploi ou d’en rechercher un nouveau et donc ce qui les incite à rester… ou partir. Suite à cette enquête menée auprès de salariés et d’employeurs de 13 pays, les réponses mettent en lumière un décalage entre la perception des salariés et celle de leurs employeurs concernant des aspects importants tels que le recrutement, la rétention, la gestion des talents ou la performance d’entreprise.

Un décalage de perception entre salariés et employeurs

Les salariés auraient une forte tendance à se focaliser sur ce qui va mal, ce qui les affecte quotidiennement quand les employeurs ont une vision à long terme, qui est plus globale : le salarié pense « moi » quand le chef d’entreprise pense « nous ».  « Bien sûr, la rémunération et les horaires de travail jouent un rôle important dans la fidélisation des salariés, mais répondre à leurs attentes est la clé. […]  Se sentir valorisé semble être un facteur essentiel à l’épanouissement professionnel », commente Ahu Yildirmaz, vice-présidente et directrice de l’ADP Research Institute. Ainsi, alors que le marché du travail se porte mieux avec le décalage de perception sur l’entreprise entre salarié et employeur devient de plus en plus important : 53% des employeurs ont une vision positive de leur entreprise contrairement à 24% des salariés.

Mondialisation de l’activité, automatisation des tâches …

Alors qu’est-ce qui stresse les Français ? Conditions de travail qui se dégradent et absence de sécurité de l’emploi sont autant de raisons qui poussent 47% des collaborateurs à juger que leur travail ne répond plus à leurs attentes. La mondialisation de l’activité, la politique nationale et internationale et l’automatisation sapent la confiance des employés dans leur entreprise et le travail qu’ils effectuent : « Les salariés disent avoir plus de chance de rester dans une entreprise si leur rôle est en accord avec les attentes demandées par l’entreprise au moment de l’embauche. Quand un poste s’éloigne de cet accord, les salariés pensent déjà à partir », explique Ahu Yildirmaz.

Voilà donc où le bât blesse. Même si les employeurs admettent que la gestion des performances et la planification des carrières seront les principales clés de la gestion des talents dans le futur, les salariés restent circonspects quant à l’utilité et l’équité de ces initiatives.

La solution ? Améliorer la gestion des compétences et de la formation

Alors que les employeurs pensent faire ce qu’il faut, les collaborateurs ont une toute autre opinion ! Moins de la moitié des salariés donne à son entreprise la note maximale sur le domaine de la gestion des compétences. Sur le management de la performance par exemple, moins d’un tiers des salariés français (31 %) pensent que leur entreprise s’en sort bien contre 61 % chez les employeurs.

Ce décalage doit aussi être pris en compte dans les domaines de la formation et du développement de l’entreprise. En effet, seulement 34 % des salariés français déclarent avoir une feuille de route précise  quand 68 % des employeurs pensent que c’est le cas.

L’étude ADP démontre que si les employeurs ne répondent pas mieux aux attentes de leurs salariés, ces derniers chercheront un emploi ailleurs. Pour preuve, 2/3 d’entre eux se tiennent régulièrement informés de nouvelles éventualités selon l’étude. Les entreprises capables de répondre à ce décalage entre les attentes de la direction et celles des salariés seront plus à même de recruter et de fidéliser les talents internationaux dans un contexte de plus en plus compétitif.

Etude « Evolution of Work 2.0 » 

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