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Les salariés ne sont pas opposés au changement, mais aimeraient y être associés

Les salariés français ne sont pas allergiques au changement mais souhaiteraient y être associés, selon une étude du cabinet de conseil en stratégie de communication NoCom, réalisée en partenariat avec le journal les Echos et intitulé « Transformations : engagement et résistance ». Un éclairage intéressant sur l’importance de l’accompagnement au changement dans les grandes entreprises, d’autant que les Français sont réputés pour être réfractaires à toute évolution dans leur travail.

Plus informés qu’associés

En vérité, le changement serait mal perçu au travail simplement lorsque les salariés n’en comprennent pas l’intérêt… Sur les 1448 salariés de grandes entreprises sondés par NoCom, la plupart ont déjà vécu des « plans de transformation » dans leur carrière dont 60% au cours des 5 dernières années. A priori, les salariés se sentent plus « informés » (56%) que « associés » (43%) face au changement. Et ces plans suscitent pour la plupart des salariés (86%) de l’inquiétude plus que de la confiance. Seulement un peu plus de la moitié des interrogés estime avoir été bien accompagnée par son manager. Les jeunes et les cadres se montrent toutefois plus positifs quant à l’intérêt du changement que le reste des travailleurs, que ce soit pour l’entreprise ou pour eux.

Des plans utiles mais aux résultats flous pour les salariés

Ce qui gène les salariés français n’est pas tant le changement que la manière dont celui-ci se produit et son efficacité. La nécessité de ces plans n’est nullement contestée : 70% y voient un moyen de s’adapter à la concurrence, et pour 61% les plans de transformation sont vitaux pour la réussite de l’entreprise et 60% pensent qu’ils permettent d’améliorer la performance de celle-ci. Néanmoins, un peu plus de la moitié des sondés (54%) estiment que ces plans ne produisent pas le résultat escompté et qu’ils n’ont pas permis d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise (51%).

Un seul mot d’ordre : la transparence

La plupart sont bien conscients des réelles motivations de l’entreprise (81%) visant à réduire les coûts. 71% des personnes interrogées estiment en effet que les transformations imposées par l’entreprise sont avant tout des plans d’ordre financier au profit des actionnaires.
Pour Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, interrogé par Les Echos sur les résultats du sondage, il faut « que les salariés soient associés aux transformations et ne les vivent pas comme des opérations de communication ». Et également dire « ce qui ne changera pas ». Pour accompagner le changement et y faire adhérer les salariés, les entreprises ont tout intérêt à faire « des pauses dans les réorganisations » selon Serge Papin, PDG de Système U également interrogé par le magazine. Et à s’appuyer sur les managers de proximité, en qui 63% des sondés ont confiance, devant les syndicats (50%) ou la direction (46%). Être transparent et impliquer ses salariés, les deux clefs pour renforcer l’engagement.

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