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Un salarié sur 5 présente des troubles mentaux

22 % des Français actifs présentent une « détresse orientant vers un trouble mental ». C’est le résultat édifiant d’une étude de la fondation Pierre Deniker qui a compilé les réponses de plus de 3 000 salariés. Il ressort de celle-ci que plus d’un actif sur 5 serait victime des risques de troubles mentaux.

Dans une étude de la fondation Pierre Deniker, les salariés français se disent stressés, dépassés par les évènements, confrontés à trop de changements incessants. D’après le Pr Raphael Gaillard, psychiatre à l’hôpital Saint-Pierre il s’agit là « d’un trouble anxieux, dépressif … et ça veut dire qu’on va au-delà de la boule au ventre au travail, de l’irritabilité, on parle d’une situation qui nécessite des soins ».

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Des risques engendrés par l’environnement professionnel

D’après lui, ces risques sont engendrés par l’univers professionnel : « ne pas être récompensé à la hauteur des efforts fournis, vivre une mauvaise ambiance au travail ou vivre aussi une situation émotionnelle éprouvante : la situation des enseignants ou des soignants typiquement ».

Un risque plus élevé chez les femmes

De cette étude ressort aussi un risque visiblement plus élevé chez les femmes du fait qu’elles subissent plus de harcèlement au travail que les hommes. Autres risques : ceux qui travaillent beaucoup (50h par semaine), ou encore ceux qui ont de longs trajets domicile-travail (1h30 ou plus). Plus globalement, l’étude identifie un risque psychosocial plus important que les autres : l’incapacité pour certains de combiner vie privée et vie professionnelle. Ils sont 15 % d’actifs à ne pas trouver d’équilibre, et parmi ces 15 % près de la moitié (45 %) présente des risques troubles mentaux.

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Les facteurs de risques psychosociaux au travail

Quels sont les facteurs de risques psychosociaux au travail ? Selon la fondation, un travail peu valorisant en premier lieu : 22 % des salariés se sentent inutiles et estiment que leur travail ne donne pas une bonne image d’eux-mêmes. Parmi eux, 40 % présentent une détresse assimilable à un trouble mental. La proportion atteint 46 % chez les femmes. Le manque de solidarité dans une entreprise arrive en deuxième lieu pour 27 % des salariés. Une mauvaise communication dans l’entreprise (44 %), l’incertitude concernant son avenir professionnel (46 %), le harcèlement au travail (20 % des femmes déclarent le subir) et le manque de soutien de sa hiérarchie sont les facteurs de risques les plus courants.

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Vers une nouvelle politique sur la santé mentale au travail ?

La fondation précise bien dans cette nouvelle étude qu’il ne faut pas confondre troubles mentaux, souffrance au travail et burn-out qui sont des phénomènes différents. L’étude se penche spécifiquement sur les troubles mentaux comme « un ensemble de maladies impliquant des pensées, émotions, mais aussi des comportements et des relations sociales dysfonctionnels ». Il peut s’agir de dépression, de troubles anxieux, de TOCs, de troubles bipolaires ou encore de schizophrénie et d’addictions en tout genre. Dans le cadre professionnel, les troubles mentaux sont responsables de productivité limitée, d’arrêts de travail souvent longs et multiples ainsi que des situations d’invalidité et de départs à la retraite anticipés. Pour la fondation, il est temps d’élaborer une politique de prévention de grande ampleur réunissant les pouvoirs publics et les entreprises.

(istockphoto.com/praetorianphoto).

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