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L’arrivée d’un enfant pénalise (beaucoup trop) la carrière des femmes

Selon une étude de l'Insee, le salaire des femmes baisse de 5 % avec l'arrivée d'un enfant.

Ainsi, entre les cessations définitives d'activités, les interruptions temporaires et les réductions de temps de travail (temps partiel par exemple), on constate une baisse entre 5 et 25 % de leurs revenus salariaux au bout de 5 ans. (GettyImages/pixdeluxe)

L’arrivée d’un enfant pénalise la carrière des femmes. C’est ce que prouvent les derniers chiffres de l’Insee : le salaire des femmes baisse de 5 % avec l’arrivée d’un enfant ce qui affecte « durablement la trajectoire professionnelle des femmes ». Une peine qui s’allonge avec le nombre de naissances par femme. L’arrivée d’un enfant se traduit, en effet, par des pertes de revenu salarial pour les mères par rapport  à la situation dans laquelle elles n’auraient pas eu d’enfant. Résultat : elle conduit les femmes à réduire leur activité ou la cesser. Ainsi, entre les cessations définitives d’activités, les interruptions temporaires et les réductions de temps de travail (temps partiel par exemple), on constate une baisse entre 5 et 25 % de leurs revenus salariaux au bout de 5 ans.

Les bas salaires trinquent

Ce sont les femmes aux plus bas salaires qui en souffrent le plus. En effet, du fait de petits salaires, elles sont souvent plus incitées à réduire leur activité du fait du salaire le moins important du foyer. Une double peine qui s’allonge avec le nombre croissant d’enfants. La perte de salaire atteint 40 % chez celles-ci.

Une décision des ménages plus qu’une discrimination de l’employeur

D’après l’Insee, schématiquement, si ces pertes de revenu traduisent davantage une décision des ménages qu’une discrimination exercée par les employeurs, deux explications sont possibles. D’une part, les ménages pourraient valoriser intrinsèquement une répartition des tâches inégalitaire après l’arrivée d’un enfant, soit en raison de préférences relatives à la garde d’enfant qui diffèrent selon le genre, soit par souci de ne pas s’écarter des décisions de leurs pairs (normes de genre). D’autre part, les décisions d’offre de travail peuvent se faire en comparant le produit d’une heure passée sur le marché du travail et d’une heure passée à la production domestique (dont la garde d’enfant) pour les adultes du ménage, y compris les incitations financières relatives à cette décision (incluant le coût horaire de la garde, net des subventions du système socio-fiscal).

Les femmes cadres ne perdent pas d’argent mais n’en gagnent pas non plus

Les femmes ayant les salaires horaires les plus élevés parviennent à maintenir leur niveau d’activité. En revanche pendant ce temps celui de leurs homologues masculins augmente. Cet effet est certes modeste comparé aux effets sur les carrières féminines précédemment évoqués (en valeur absolue), mais il peut atteindre jusqu’à 17 % des revenus.

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