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Salaires des patrons : les bons et les mauvais élèves

Billet10000dollarsC’est le printemps des actionnaires et avec le changement à la tête de l’Etat, les parachutes dorés et autres retraites chapeau n’ont plus trop la cote. Les salaires des dirigeants et des grands patrons sont aussi scrutés de très près.

Question de contexte avec la crise et de « morale » aussi, un terme qui n’a d’habitude pas trop de sens dans le monde du business. C’est l’occasion de faire un récap’ de toutes les affaires en cours avec les exemples à suivre et ceux qui font jaser.

Les mauvais élèves montrés du doigt

  • Ça ne plane plus trop pour l’ex-PDG d’Air France KLM, Pierre-Henri Gourgeon. Sa prime de départ de 400.000 euros a été remise en cause par une majorité lors de l’Assemblée générale du groupe qui prépare une large restructuration. C’est l’Etat actionnaire (à hauteur de 15%) qui a embarqué avec lui les autres actionnaires pour dire non à cette prime, déjà versée. Rien ne l’oblige toutefois à la rembourser.
  • On reste dans les airs avec le parachute doré du PDG de Safran. Là encore, l’Etat actionnaire s’oppose au versement d’une « indemnité d’un montant équivalent à deux années de rémunération fixe et variable ». A suivre.
  • Carton jaune aussi pour… les footballeurs du championnat anglais. Pas vraiment des patrons, à part dans leur discipline, mais selon une étude du cabinet Deloitte, les salaires des footballeurs professionnels qui jouent Outre-Manche n’ont jamais été aussi élevés. Avec 2 milliards d’euros au total pour la saison 2011/2012, leurs rémunérations ne sont pas seulement délirantes, elles mettent également le football anglais « en danger ». La masse salariale gonfle en effet beaucoup plus que les bénéfices. On n’est pas loin de la banqueroute Van Nistelrooy.

Classement et déclassement

  • Et dans le secteur informatique, qui sont les patrons les mieux payés ? Le Journal du Net a fait le classement des rémunérations des patrons de SSII. En tête on retrouve l’ancien ministre et PDG d’Atos, Thierry Breton, qui a touché une rémunération totale de près de 2,5 millions d’euros en 2011. Son salaire stagne toutefois depuis 2010. En dernière position de ce top 10 on trouve Simon Azoulay, PDG du groupe Alten, dont la rémunération totale, au terme de l’exercice fiscal 2011, atteint 359.080.euros.
  • C’est l’histoire d’un déclassement, enfin pas vraiment. Mark Zuckerberg, le créateur et dirigeant du plus célèbre réseau social vient de se faire éjecter du Top 40 des plus grosses fortunes du monde. La faute au fiasco de l’introduction en bourse de Facebook qui lui a fait perdre plus de 3 milliards d’euros. Il lui en reste quand même 15 milliards on ne va pas trop le plaindre quand même. Mais plutôt que d’arroser l’entrée en bourse avec du champagne, il devra se contenter d’une bulle.

D’autres exemples à suivre ?

  • Sur l’autre face de l’économie, il existe des salaires de dirigeants modérés. Dans les PME notamment où les différences de salaires entre le patron et les employés se situent souvent en dessous d’un écart de 1 à 10. Alors que le salaire d’un PDG du CAC40 équivaut en moyenne à 190 Smic. Et dans les entreprises de l’Economie sociale et solidaire (ESS) la rémunération des patrons est plafonnée à 2,5 Smic.
  • Dans les entreprises publiques également, le gouvernement veut limiter de 1 à 20 les écarts entre le plus petit salaire et celui du dirigeant. A la tête de l’Etat enfin, les traitements des ministres et du Président vont aussi être réduits de 30% pour donner l’exemple.
  • Mais il n’y a pas que dans le public et les PME qu’on sait être modéré. Sur Rue89 Elsa Fayner a recensé « ces boites qui tentent la décence ». De Chèque Déjeuner, une coopérative de dimension internationale, à la tentative de Libération, on se dit qu’un autre modèle de partage des revenus est peut-être possible… la preuve avec le mot de la fin qui revient à Louis Gallois. Le PDG d’EADS se dit plutôt favorable à un écart maximum de 1 à 20 entre les plus bas salaires d’une entreprise et celui du dirigeant. Selon lui en effet, « on peut quand même vivre avec 600.000 euros »… On ne peut que lui donner raison !

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Commentaires
  1. Chris
    5 juin 2012 - 7h53

    En toute franchise, je suis un peu écœuré par ces chiffres, et j’ai l’impression que beaucoup de dirigeants ont perdu leurs valeurs. C’est dingue de devoir faire des des lois pour qu’il n’y ait pas d’exces dans les salaires des dirigeants. Je pense que beaucoup de dirigeants ont perdu pied avec la réalité. Oui à des dirigeants responsables !

  2. Indépendance Royale
    22 juin 2012 - 15h03

    Des dirigeants responsables ? ça existe ?

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