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Comment réagir face à la rumeur au bureau ?

GossipSouvent vulgaire, parfois méchante, rarement fondée, la rumeur pollue les relations au bureau. Et tout le monde semble malheureusement concerné. En tapant « rumeur au travail », le moteur de recherches Google fournit près de 3 millions de résultats. Souvent ce sont des salariés qui alimentent les pages psychologie des forums de discussion demandant comment mettre fin à des coups bas, portés sous la ceinture. Simplement déstabilisants, ces ragots sont alors futiles : « mes collègues imaginent que je ne porte pas de culotte » ou encore « ils pensent que je couche avec tout le monde », peut-on lire sur le net. Rien de bien méchant. Mais plus destructrice et insidieuse, la rumeur peut aussi porter sur les compétences professionnelles des salariés. Dans ce cas, outre la victime, c’est l’organisation même de l’entreprise qui peut être touchée, explique Sandrine Janssen, coach en entreprise.

Pourquoi médit-on en entreprise ?

C’est avant tout un problème d’ordre culturel. Depuis que nous sommes tout petits, on nous a éduqué à chercher : « à qui la faute ? ». Les cancans, les rumeurs sont alors un processus permettant de dévier nos propres responsabilités sur quelqu’un d’autre. Par peur d’être mal jugé soi-même, on parle d’un(e) autre et on évite ainsi d’analyser ses propres actes… Dans le cadre de l’entreprise, un groupe en situation difficile oriente alors la responsabilité d’un échec collectif vers un bouc-émissaire. Et il se trouve que dans les entreprises et dans la vie en général, des personnes attirent les fautes à elles. Comme si elles étaient vraiment coupables de quelque chose. Bien évidemment, c’est faux. Mais une fois qu’on a dit : « c’est la faute à untel », il devient très difficile de lutter contre ce mouvement.

Comment les gens victimes d’une mauvaise réputation vivent-elles la situation ?

Mal. Cela nuit énormément aux victimes. Souvent, elles essaient de lutter contre les rumeurs mais c’est très difficile puisque par définition elles ne savent pas d’où viennent ces bruits. Certaines victimes ont alors tendance à se replier sur elles-mêmes et à se demander pourquoi elles sont ainsi perçues. D’autres, au contraire, joueront le jeu inverse, renforçant ainsi leur rôle de vilain petit canard. Les rumeurs deviennent réalité… Une telle situation est également critique pour l’entreprise. Car le plus souvent, cette dernière attend simplement que celui ou celle censé être la cause du problème s’en aille. Mais ce n’est pas une façon de régler les choses. Les problèmes, s’ils existent vraiment, rejailliront à nouveau plus tard.

Comment peut-on remédier à une telle situation ?

La victime doit déjà accepter qu’elle a besoin d’une aide extérieure. On peut ensuite la « coacher » individuellement pour lui faire comprendre que sa manière de travailler n’est pas un problème. On peut aussi organiser une confrontation avec les différents membres de son équipe pour impliquer le groupe et ainsi démontrer que ses propos sont infondés. Dans ce cas, il est nécessaire que les membres de l’équipe racontent des histoires de réussite commune, et de leur prouver comment chaque collaborateur contribue à la richesse de l’entreprise. Une fois que l’équipe a bien compris que ce n’est pas untel le problème, on va pouvoir s’attaquer au vrai problème qui pèse sur l’organisation de la société. Mais si un tel travail n’est pas fait, on arrive nécessairement au clash. Cela passe soit par la dissolution de l’équipe, soit par un burn-out et une dépression de la victime ou encore son licenciement…

Une victime reprend un nouveau travail, comment peut-elle éviter de se retrouver dans la même situation ?

Il faut essayer de comprendre ce qui s’est passé précédemment. Mais une fois que l’on a quitté l’entreprise, il est difficile d’analyser la situation. Il faut pourtant faire un travail sur soi, engager un travail de paroles. Le but étant d’arriver à se « ré-identifier » et de réussir à nouveau à se présenter aux autres tel qu’on le désire.

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