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Réussir sa reconversion professionnelle

« Changer de métier. Quels enjeux, quels risques, quelles opportunités ? », ce sont les thèmes abordés lors du dernier colloque du Conseil d’orientation pour l’emploi. Se reconvertir professionnellement n’est pas une décision à prendre à la légère. Alors comment les salariés vivent-ils ce changement de vie ? Sabrina et Stéphane ont sauté le pas et pour eux « quand on décide de changer de voie, il est important d’avoir un projet précis en tête ». 

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Le CIF, une solution adaptée pour la reconversion

Que ce soit pour se perfectionner ou pour changer d’activité, le CIF est un puissant vecteur de changement professionnel. Les démarches sont parfois longues et compliquées, mais une fois le dispositif lancé, il peut permettre d’évoluer rapidement, aussi bien personnellement que professionnellement.

briSabrina, 31 ans, occupait un poste de vendeuse dans un magasin de meubles. « Entre les horaires tardifs, le manque d’épanouissement et le ras le bol du métier de vendeuse », elle a choisi de changer de voie. « Le contact client ne me convenait plus, j’avais envie d’évoluer et mes horaires n’étaient plus du tout adaptés à ma vie de famille », explique-t-elle. Elle a donc décidé de prendre en main sa vie professionnelle en s’adressant d’abord au Fongecif (Fonds de gestion du CIF) qui l’a orienté sur les démarches à effectuer pour faire une demande de CIF. Le processus était lancé, « j’ai d’abord rencontré un conseiller qui m’a suggéré un bilan de compétences pour trouver ma voie. Bilan que j’ai bien sûr effectué hors de mes heures de travail », précise-t-elle.

Rigueur et investissement personnel

A l’issue du bilan de compétences de Sabrina, la formation de secrétaire-comptable à l’AFPA s’est révélée être la plus adaptée à ses attentes. Il ne restait plus qu’à effectuer toutes les démarches : demande auprès de son employeur, dossier de financement à remplir auprès du Fongecif. L’accord dépend ensuite de la commission paritaire qui accepte ou non de financer la formation (frais de déplacement, salaires, etc). Pour Sabrina, « le Fongecif ne finançait qu’une partie de la formation. J’ai donc suivi 10 mois de formation à l’Afpa : 3 jours en présentiel et une journée à distance. Je n’ai pas eu le choix de continuer à travailler au magasin le vendredi pour compléter mes revenus ». Quand on choisit de se reconvertir, le rythme est en général très soutenu. Selon Sabrina, pas de secret pour y arriver  « il faut être rigoureux, motivé et se dire qu’on fait ça dans un but précis : se sentir bien au travail à l’avenir ».

La reconversion : un vrai défi

Stéphane, 32 ans, ancien directeur de banque, a lui aussi ressenti ce besoin de changement dans son parcours professionnel. « j’avais envie de retrouver un contact clientèle différent du milieu de la banque et la reprise de l’entreprise familiale était pour moi une bonne opportunité ».

Stéphane a donc effectué une formation diplômante accélérée à l’AFPA en CIF. Pendant 6 mois, il s’est formé pour devenir peintre. « C’était pour moi un vrai défi puisque mon objectif à terme shutterstock_90911657était de reprendre l’entreprise de mon père. J’ai obtenu mon CAP peinture au bout de 5 mois ayant commencé 1 mois après les autres stagiaires. Mais je partais avec un avantage : de niveau Bac +3, j’étais dispensé de théorie et n’ai passé que la pratique ». Finalement, Stéphane n’a pas rencontré de difficultés particulières lors de sa formation, d’autant plus qu’elle était prise en charge par le Fongecif. « J’ai pu conserver mon salaire en intégralité tout le temps de ma formation », précise-t-il.

« Aujourd’hui, je peux enfin évoluer »

Dès la fin de sa formation, en janvier dernier, Stéphane a repris l’entreprise de son père « EURL Guesney Peinture » à Saint-Pair sur steph1Mer (50) « je n’ai pas de regret d’avoir quitté la banque. J’ai osé prendre ce risque et aujourd’hui je me sens très épanoui dans mon travail ».

Sabrina, occupe désormais un poste d’adjointe administratif 2ème classe. Sa détermination à vouloir évoluer professionnellement lui a permis de réussir : « Après mon bac littéraire, je ne pouvais pas  poursuivre mes études. J’ai donc fait divers petits boulots, de caissière en supermarché à vendeuse en magasin. Le commerce ne me convenait pas et n’était pas adapté à mes attentes. Aujourd’hui, j’occupe un poste enrichissant intellectuellement où je peux évoluer ». Selon eux, quand on souhaite se reconvertir professionnellement, il ne faut pas hésiter. En revanche, il est essentiel de procéder intelligemment en évitant de démissionner sans aucun projet concret  derrière. « Se former nécessite parfois des sacrifices mais au final se sentir bien dans son travail n’a pas de prix » précise Sabrina.

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Commentaires
  1. Julien
    4 octobre 2013 - 14h04

    Bravo à Sabrina et Stéphane pour avoir pris ce risque.
    Il y a tellement de personnes qui préfèrent rester se plaindre dans leur job atuel…
    A+
    Julien

  2. Claire
    9 octobre 2013 - 14h59

    je suis actuellement dans cette situation , j’ai un emploi d’auxiliaire de soins en EHPAD mais je ne veux plus continuer dans cette branche là. Plusieurs domaines me plaisent mais comment choisir le bon? je fais partie de la fonction publique territoriale j’ai 47 ans quelles démarches faire pour savoir si j’ai le droit à des aides . Merci de votre réponse

  3. KHADRA
    9 octobre 2013 - 15h29

    Je suis contente pour Sabrina et Stéphane d’avoir réussi après leur reconversion professionnelle, ce qui n’est mon cas, puisque j’ai obtenu un MASTER1 en gestion des ressources humaines à l’ESSEC, fait dans le cadre d’une reconversion professionnelle et depuis je suis au chômage ( 2ans) de recherches en vain, je n’arrive même pas à trouver un emploi avec mes anciennes compétences, et maintenant je suis vraiment perdu puisque je suis une femme de 48 ans et étrangère même si j’ai la nationalité Française, les recruteurs embauchent beaucoup plus les jeunes que les séniors, alors s’il y a une personne qui peut me donner un conseil pour m’en sortir, je lui en serais vraiment reconnaissante, j’ai même voulu faire auxiliaire de vie scolaire, j’attends toujours la réponse du Maire de ma ville.

  4. Jean-Charles
    27 décembre 2013 - 20h28

    Patience Khadra¡¡¡

    j´ai dejà fait plusieurs reconversions, j´ai touché plusieurs secteurs: banque, enseignement, rr.hh, immobilier et maintenant puisque je suis trilingüe: français-espagnol-anglais et avec un Mastère en Commerce International en poche je vais tenter l´aventure dans l´Import/Export, et par contre cela fait trois que je suis au chômage. Donc que faire insister, insister….. sans se décourager, moi par exemple j´entame en janvier une nouvelle formation: Mastère en Logistique

    salut et bonnes chances

  5. Julie
    8 janvier 2014 - 11h00

    Très bon article, qui me conforte dans mes idées de reconversion… Je suis actuellement en train de monter un dossier afin de mettre sur papier mon projet et ensuite de chercher une formation et/ou un contrat de formation afin d’atteindre mes objectifs !

    En lisant les commentaires, j’ai vu que Jean Charles était trilingue et avait un diplôme en commerce internationale… Etant à la recherche d’un emploi depuis un moment déjà, je sais que l’enseigne « NOZ » recherche pas mal de négociant afin d’acheter des produits à des enseignes espagnoles, anglaise et autre…

    Bon courage à tous, car quelque soit notre age, il n’est jamais simple de s’épanouir dans notre métier… ++

6 commentaires supplémentaires

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