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Résolution de rentrée : j’arrête de procrastiner

La procrastination, en voilà un vrai sujet de bureau qui ne fera bientôt plus partie de votre vie.
Comment arrêter de procrastiner

Ce type - qui est clairement en train de procrastiner - n'a pas lu notre article. Dommage (GettyImages/LumiNola)

Nous procrastinons tous, mais pour certains, c’est à une fréquence trop élevée : d’une banale tendance naturelle, la procrastination se transforme en caillou dans la chaussure quand elle devient un mode de fonctionnement à part entière et qu’on reporte systématiquement les tâches à réaliser, en dépit des conséquences liées aux éventuels retards. Comment arrêter de procrastiner pour de bon ?

Faites le premier (petit) pas

Le mieux est parfois l’ennemi du bien : au lieu de vous faire un planning complet de missions sur quatre semaines, commencez par quelque chose de simple. Par exemple une liste de trois tâches pour la matinée, organisées par ordre de priorité. L’objectif, c’est de passer de la théorie à la pratique sans attendre, pour éviter la frustration

Cherchez les points positifs des tâches que vous repoussez

La science l’a prouvé, la procrastination n’est pas une simple question de paresse ou de difficultés à organiser son temps, c’est aussi un problème de gestion des émotions. Si vous êtes anxieux à l’idée de ne pas réussir à réaliser une tâche à venir, vous trouverez des excuses pour la remettre à plus tard. Mais ce qui vous soulage temporairement devient un vrai problème si vous en faites un cercle vicieux.

En repoussant votre tâche, vous vous donnez moins de temps pour la réaliser, et donc plus de chances de ne pas réussir à la réaliser : vous augmentez votre stress, mais pas votre envie de vous y mettre. Pour diminuer ce stress, il faut que vous trouviez les points positifs de la tâche à réaliser, dans le process lui-même quand c’est possible plutôt que dans les bénéfices : apprendre quelque chose de nouveau, améliorer une compétence, travailler avec des personnes que vous appréciez…

Faites des prévisions réalistes

Ce n’est pas si évident que ça en a l’air ! Nous somme nombreux à souffrir d’une tendance à l’optimisme quand nous nous projetons dans le futur : demain, c’est sûr, nous serons productifs, motivés et efficaces. Une façon de voir les choses qui peut engendrer des déceptions et à la clé, encore plus de procrastination.

Mieux vaut donc prévoir des plages de planning plus larges que nécessaires mais que vous n’aurez pas de difficultés à tenir même si tout ne se déroule pas comme prévu.

À lire également :
La précrastination : tout faire tout de suite, mais à quel prix ?

Anticipez les obstacles

Que ferez-vous si un de vos collègues vous propose un café alors que vous alliez vous mettre au travail ? Si votre manager vous demande de prendre en charge une mission de dernière minute « qui ne prendra que 5 minutes » ? Si vous savez déjà comment réagir et que répondre, les risques de court-circuit seront moins importants.

Quand vous savez que vous avez un tâche prioritaire et exigeante à gérer et que vous devez commencer par cette tâche votre journée de travail du lendemain, partez du bureau en préparant la journée suivante. Anticipez aussi d’éventuelles distractions en coupant les notifications de mails ou de messages sur Slack ou Skype. Si les réseaux sociaux représentent une menace sur votre productivité, déconnectez-vous de vos comptes en refusant la connexion automatique pour la suite. Le seul fait de devoir entrer à nouveau votre mot de passe devrait vous aider à retourner plus vite à votre to do list du jour.

Et si ça ne marche pas… restez bienveillant !

Nous fonctionnons tous différemment et peut-être qu’éradiquer complètement votre tendance à la procrastination n’est pas une priorité, sauf bien sûr si elle nuit à votre vie pro, à votre travail en équipe ou à votre capacité à mener à bien vos projets.

Essayez d’ouvrir le champ des possibles, peut-être que vous pouvez adapter vos routines et votre organisation de telle manière que vous ne procrastinerez plus, sans forcément faire de la procrastination votre point de départ. Et dans tous les cas, ne confondez pas motivation et volonté. La volonté est une des formes que peut prendre la motivation mais ce n’est ni la seule, ni la meilleure. Tout miser sur la seule volonté vous permettra d’atteindre certains de vos objectifs mais c’est une stratégie fragile qui ne paye pas à tous les coups.

Ne vous flagellez pas, ce serait contre-productif. Testez de nouvelles routines, améliorez-les, demandez conseil autour de vous, faites des recherches en ligne, lisez un des nombreux ouvrages sur le sujet ou faites-vous accompagner. Vous finirez par trouver votre propre façon de faire face à la procrastination ! L’essentiel est avant tout de bien se connaître pour trouver le bon levier à activer. Si vous procrastinez parce que vous aimez travailler dans l’urgence et que c’est la source d’un stress tout à fait raisonnable, vous n’avez pas forcément besoin de faire la révolution, mais plutôt de trouver quelques adaptations pour que votre rythme ne nuise pas au travail et à l’organisation de votre équipe !

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