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En bikini sur Instagram, une jeune femme est humiliée par l’entreprise pour laquelle elle avait postulé

Les réseaux sociaux et le monde du travail font rarement bon ménage. De nombreux salariés ont déjà été licenciés pour leur publication Facebook, Twitter ou Instagram. La dernière a en avoir fait les frais s'appelle Emily Clow. Son tort : avoir, un jour, posté une photo d'elle en bikini sur Instagram.

Emily Clow, une femme de 24 ans originaire d’Austin au Texas, a été humiliée sur les réseaux sociaux par un employeur potentiel, à cause de photos en maillot de bain publiées sur son compte Instagram.

Elle a 24 ans est originaire d’Austin et, comme de nombreuses personnes actives sur Instagram, elle a publié une photo d’elle en maillot de bain. Une présence sur Internet qui aurait pu lui être fâcheuse mais, heureusement, la jeune femme a su retourner la situation… Le 4 octobre dernier, la BBC rapportait l’histoire d’Emily Clow « humiliée sur les réseaux sociaux » par l’agence Kickass Masterminds auprès de laquelle elle avait postulé pour un stage en marketing.

Elle a eu la mauvaise surprise de voir sa photo en bikini reprise sur le compte Instagram de l’agence affichant ce message :“Message d’intérêt général (parce que certains d’entre vous le regarde) : ne partagez pas vos réseaux sociaux avec un employeur potentiel si ce type de contenu y figure. Je recherche un professionnel du marketing, pas un model en bikini. Continuez à montrer une mauvaise image de vous et faites ce que vous voulez privé. Mais cela ne vous aidera pas à trouver un emploi.” Emily a eu la bonne idée de répondre à l’agence sur son compte Twitter et de pointer du doigt ce comportement. Depuis l’agence a fermé son compte et les internautes ne se privent pas de critiquer l’entreprise.

Si l’histoire se termine bien pour Emily, elle illustre bien les nombreux problèmes que peuvent générer les réseaux sociaux et questionnent sur ce qui est de l’ordre du privé et du public…

Du LOL aux pleurs

Suite à l’affaire de la Ligue du LOL, six journalistes ont été licenciés ou suspendus de leur fonction après des accusations de cyberhacèlement. Il leur est notamment reproché d’avoir, entre 2009 et 2012, humilié et dénigré des utilisateurs de Tweeter, et plus particulièrement des femmes. Elles ont été moquées, ont reçu des montages photo ou vidéo vexatoires et ont fait l’objet d’attaques récurrentes sur leur physique durant des années.

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Au-delà de la bêtise, ces accusations de cyberharcèlement questionnent sur la légitimité de leur licenciement pour ce motif. En principe, les propos tenus sur les réseaux sociaux relèvent de la vie privée et de la liberté d’expression. Mais, dans le cas de l’affaire de la Ligue du LOL, les journalistes, l’article 44 de la convention collective des journalistes – évoquant la notion de faute grave en cas de « violation des règles d’honneur professionnel » – pourrait justifier leur licenciement. Et ce « même si les faits datent d’il y a plusieurs années et ont eu lieu sur les réseaux sociaux, ces agissements peuvent être vus comme une atteinte à l’honneur du métier de journaliste », explique Me Eva Touboul au Figaro. Selon l’avocate, ces faits de harcèlement dépassent en effet la sphère privée « eu égard au métier de journaliste de leurs auteurs ».

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Ce cas particulier interroge sur la liberté d’expression des salariés. En février, Amazon licenciait en effet trois de ses employés pour « faute grave », ces derniers ayant appelé à bloquer des plateformes logistiques du groupe en soutien au mouvement des gilets jaunes. Les lettres de licenciement, sans préavis, évoquent un « manquement grave » à l’obligation de loyauté et un comportement en « opposition totale aux valeurs de l’entreprise ». La justice pourrait donner raison au groupe américain. En 2011, la Cour de cassation estimait par exemple que la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux n’est pas totale. Il ne peut en effet y avoir diffamation, injures publiques ou encore violation des obligations de discrétion et de confidentialité, de dénigrement de l’entreprise et de son personnel. Toutefois, en 2012, la Cour d’appel de Douai estimait que le profil Facebook d’un salarié qui avait insulté ses employeurs relevait de sa vie privée.

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Avant ces journalistes, de nombreux employés ont déjà été licenciés pour avoir dénigré leur employeur, critiqué et insulté leurs collègues ou menti à leur direction. En voici un florilège.

Licenciés à cause des réseaux sociaux

« Jacqueline a 21 ans d’ancienneté chez un courtier en assurances, lorsque les rapports avec son employeur se dégradent », rapporte L’Express.Elle se met en arrêt-maladie mais 8 mois plus tard, elle est licenciée par son patron. Si elle conteste son éviction, son patron rétorque qu’elle s’affichait sur Facebook « en stage de danse en Grèce, virevoltante, dansant sous les palmiers », selon les propos échangés lors l’audience aux prud’hommes auquel a assisté L’Express. Malgré tout, Jacqueline devrait percevoir 71 515 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive et 700 euros d’article 700. L’ex-employée a bel et bien fait son burn-out, son stage a eu lieu après son licenciement. Or, un employeur ne peut pas licencier un salarié en arrêt-maladie. Et si la maladie limite la capacité à occuper ensuite un emploi ou sur le fonctionnement de l’entreprise, un licenciement peut être justifié. Ce n’était pas le cas cette fois.

Si l’employeur a voulu jeter le discrédit sur l’ancienne salariée, en expliquant qu’elle passait du bon temps au chaud, son argumentaire n’a pas fait mouche. Mais cette affaire en rappelle bien d’autres où les employés se font piéger par les réseaux sociaux.

 

  • Greg Gopman, chargé de réalité virtuelle chez Twitter, a été licencié 24 heures à peine après son embauche, mardi 18 octobre. La cause de ce licenciement éclair : un post Facebook publié par Gopman… il y a trois ans ! En 2013, l’employé express écrivait sur son « mur » : « J’ai voyagé à travers le monde et je dois dire qu’il n’y a pas plus grotesque que de se promener sur Market Street à San Francisco Je n’ai aucune idée de pourquoi le centre de notre ville doit être envahi par des fous, des sans-abri, des vendeurs de drogues, des marginaux et des déchets« .greg-gopman-propos-racistes
  • S’il a supprimé ses posts et fait des excuses publiques pour des propos qu’il qualifie lui-même de « plus grosse erreur de sa vie« , il faut croire que le droit à l’oubli peine encore à s’imposer sur Facebook. L’homme s’est depuis racheté une conduite, en créant notamment un collectif d’aide aux sans-abri au sein duquel il est bénévole, voit sa réputation précédée.
  • Un directeur web analytics a été licencié pour l’envoi de plus d’un millier de tweets sans lien avec l’activité de la société pendant son temps de travail avec son iPhone professionnel. Pour l’entreprise, cette utilisation massive de Twitter représente « plusieurs dizaine d’heures du travail rémunérées ». Un calcul un peu gros, a tranché la cour d’appel de Chambéry qui n’a pas retenu cette raison mais d’autres pour valider son licenciement…
  • Laurent Blanc, une « fiotte », Salvatore Sirigu, un « guez » (nul), Gregory van der Wiel « de l’eau ». Quand Serge Aurier s’en prend à son entraîneur et à ses coéquipiers, il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Malheureusement pour lui, il a filmé, dans la nuit de samedi 13 au dimanche 14 février 2016, ses critiques sur l’application de chat vidéo Periscope. Sans attendre, Laurent Blanc l’a mis à pied…

> Les bonnes pratiques pour utiliser Periscope 

  • Directeur de la stratégie de Paypal, Rakesh Agrawal a été licencié le 3 mai 2014 pour avoir critiqué ses collègues sur Twitter. En repos au Festival de jazz de la Nouvelle-Orléans, il avait visiblement du mal à couper du travail. Irrité par certains de ses collègues, il a ainsi traité la vice-présidente de la communication de « manager inutile », un autre cadre de « merde ». La réponse de Paypal ne s’est pas faite attendre : dans un tweet la société a confirmé le licenciement de Rakesh Agrawal. « (Il) ne fait plus partie de l’entreprise. Il faut traiter tout un chacun avec respect. Il n’y a pas d’excuse. Paypal a une politique de tolérance zéro sur ce sujet ».

 

  • Ex-employée d’Air New Zealand, Gina Kensington avait posé deux jours d’arrêt maladie jugés abusifs par la compagnie. Contestant son licenciement, la salariée s’est vu contrainte par son employeur de montrer une copie de son activité sur Facebook, une requête validée par les prud’hommes locaux. Officiellement, Gina Kesington devait prendre soin de sa soeur malade mais il se pourrait au contraire qu’elle est passée du bon temps à la plage… Régulièrement des employés se font ainsi piéger par les réseaux sociaux. Le plus souvent car ils se moquent ouvertement de leur entreprise ou de leur patron. Retour sur ces trop nombreuses affaires qui inciteront, peut-être, un jour, les salariés à plus de prudence.
  • Julien Courbet s’est ouvertement moqué, viaTwitter, de France 2 qui a supprimé son émission Seriez-vous un bon expert ?, diffusée chaque après-midi à 17h15. Suite à ces critiques, la chaîne a décidé de le licencier. Philippe Vilamitjana, directeur de l’antenne et des programmes de France 2, a expliqué aux micros d’Europe 1 que « les jugements de Julien Courbet sur les choix et la grille des programmes sont inacceptables. Avec de tels propos, il s’est sabordé tout seul ». Dans un premier temps, il avait en effet expliqué que « Julien Courbet (…) resterait un visage de l’antenne de France 2« . Mais aujourd’hui, « ses propos sont inacceptables et rendent impossible toute collaboration ». Pour la chaîne, l’arrêt du jeu tenait à une faible audience (9,7%) et surtout à son peu de succès auprès de la ménagère de moins de 50 ans. Une explication qui a fait vivement réagir Julien Courbet sur son compte Twitter. Aujourd’hui, espérons que l’animateur star trouvera un avocat digne de ce nom pour faire valoir ses droits !
  • Avant lui, la dernière affaire du genre avait eu lieu en Angleterre. La directrice de l’information de la BBC avait demandé par mail à ses salariés de ne pas déballer « publiquement sur les réseaux sociaux et dans la presse » une quelconque allusion à l’affaire Saville, un animateur star, aujourd’hui décédé, coupable d’abus sexuels. Une consigne non-respectée par deux salariés qui ont été licenciés pour avoir tenus des propos sur Twitter et Facebook, rapporte le Telegraph.
  • Sous un faux profil Facebook, Tamertume critiquait ouvertement son ancien employeur et se disait « dénigré«  par ce dernier. Il aurait fait parvenir des messages aux médias et aux concurrents de son ancienne société. Il les invitait même à rejoindre une page nommée « Contre la mise à mort d’un salarié« . Déjà licencié un an plus tôt, les Prud’hommes lui demandent maintenant de payer 15 800 euros à son ancien patron pour manque de loyauté. Pour l’avocate de l’employeur, interrogée par Europe 1, « la Toile n’est pas un lieu de règlement de comptes. Ça peut retomber sur le nez de celui qui l’utilise à mauvais escient ».
  • Facebookwatchu« Journée de merde, boulot de merde, boîte de merde, chefs de merde ». Visiblement, Eric Blanchemain, salarié du centre d’appels de Webhelp à Caen, ne supportait plus son cadre de travail. Mais en publiant le 13 novembre 2010 de tels propos sur le profil Facebook du syndicat CGT-FAPT Webhelp, il n’a pas mesuré la conséquence de ses écrits. Le salarié poursuivi pour « injure » par son ancienne société l’est aussi par un des ses responsables hiérarchiques. Ce dernier n’aurait pas apprécié d’être assimilé à un de ces « chefaillons qui jouent aux grands ». Ce mardi, le tribunal correctionnel de Paris a mis en délibéré la décision de justice.
  • Une affaire qui n’est pas sans rappeler celle d’un employé des Yvelines mis à pied un mois pour avoir critiqué sur Facebook le maire l’employant. Le 2 avril 2010, le maire lui envoyait un courrier précisant qu’il demandait sa révocation au Conseil de discipline des fonctionnaires territoriaux. Finalement, un an plus tard, il écope d’une simple sanction. « Cette décision repose notamment sur le fait que le constat d’huissier était vicié mais aussi sur la prise en compte de la bonne foi du fonctionnaire car il a reconnu avoir tenu des propos sur Facebook, il s’en est excusé et il ne savait pas que ce qui était écrit sur Facebook pouvait être accessible à des tiers », avait à l’époque, jugeait le Conseil de discipline.
  • Mais la justice n’est pas toujours aussi clémente. Dirk D, un manager belge originaire de Leefdaal, âgé de 50 ans, avait posté à plusieurs reprises des critiques sur son employeur et commentait notamment la chute des résultats trimestriels du groupe. Résultat : licencié. Pour le quinquagénaire les messages postés étaient de nature privée, il demandait en conséquence 60 000 euros de dommages et intérêts. En novembre 2011, le Tribunal a donné un avis contraire et l’oblige aujourd’hui à payer 16 000 euros à son ancien employeur. C’est rare que la Justice demande à des employés de dédommager leur employeur, en revanche, la défense des salariés derrière le droit à la liberté sur Internet n’est pas toujours retenu.

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  • Déjà en 2010, le conseil des Prud’hommes avait considéré Internet comme un espace public. Les faits remontent à 2008, lorsque trois employées d’Alten se connectent un soir, depuis leur ordinateur personnel, sur Facebook. Elles publient sur leur mur des propos mettant en cause leur direction et le responsable des ressources humaines. Ces messages n’étaient accessibles qu’à leurs « amis ». Un autre employé « ami » sur le réseau social voit cet échange, en fait une copie d’écran et l’envoie à sa direction. Deux ans plus tard, la justice donne raison à la société. « Cette décision entérine le fait qu’Internet est un espace public, expliquait à l’époque Diane Mullenex, avocate à la cour à O1.net. Chaque salarié a le droit à la liberté d’expression, mais tant qu’il s’en tient à ne pas franchir la limite de l’injurieux ou du diffamant.
  • Dernièrement, encore en France, trois anciennes salariées de SOS Femmes à Périgueux ont été licenciées pour « faute lourde ». L’entreprise a jugé qu’elles avaient tenu des « propos injurieux, diffamatoires et menaçants ». Âgées de 36 à 42 ans, ces trois mères célibataires estiment n’avoir dénoncé que des « déviances de la direction » lors d’une discussion à trois sur le réseau social. L’employeur a estimé qu’il y avait eu « menaces de mort et incitation à la haine ». Si l’entreprise a été déboutée, les trois femmes espèrent toujours obtenir des réparations devant les tribunaux.
  • En 2009, une employée suisse a aussi abusé de Facebook. Elle s’était connectée sur son compte alors qu’en arrêt maladie, elle prétendait souffrir de migraine l’obligeant à rester dans le noir sans pouvoir travailler devant un écran. La supercherie démasquée, son patron l’a licenciée…
  • Feefacebook Kevin Colvin est la première victime des réseaux sociaux. Ce jeune Américain avait inventé une excuse pour sécher le travail le lendemain de la fête d’Halloween. Quelques jours plus tard, ses responsables découvrent une photo de lui déguisé en fée sur sa page Facebook. Il a ainsi signé la fin de sa carrière.

 

 

 

Photo Gil C / Shutterstock.com

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Commentaires
  1. YalpY
    23 novembre 2011 - 15h43

    Les licenciements à cause de Facebook sont de plus en plus nombreux, il va falloir faire attention et d’y réfléchir à deux fois avant de poster quelque chose.

  2. TK
    24 novembre 2011 - 0h27

    Le raccourci Facebook = Internet = Espace public manque crucialement de discernement, c’est comme dire que son appartement = son immeuble = sa ville = la terre entière. Un contenu publié facebook qui est partagé et lisible par une communauté réduite de quelques centaines d’individus n’est pas un espace public. Les entreprises qui pénètrent dans ces espèces privés violent la vie privée des internautes. C’est une forme d’écoute téléphonique version 2.0, appliquée aux réseaux sociaux. Une réglementation internationale devrait être mise en place pour trancher avec du bon sens sur la question.

  3. Gilbert
    24 novembre 2011 - 8h01

    Il faut faire gaffe avec facebook! je pense qu’il faut redéfinir l’espace où on peut envoyer ce genre de post, il est vraiment très dur de contrôler notre vie privée et public sur ce site.

  4. temoin
    29 novembre 2011 - 22h19

    Quand une entreprise a décidé de licencier une personne sans motifs réels. Certes, ils peuvent aujourd’hui user des réseaux sociaux mais plus classiquement mettre en oeuvre tout un plan de pression: surcharge de missions sans priorités avec aucune négociation possible et ceci très subtilement, avec des périmètres variables et ceci au vu et au su de tout un chacun, histoire de constituer des motifs de licenciement.
    Je vous en parle pour l’avoir vécu personnellement et vous vous demandez pourquoi il ne passe pas une procédure négociée, ce qui permettrait au salarié de sortir la tête haute et l’entreprise d’économiser de l’argent. Le processus de pression coûte cher à l’entreprise. Il paie la personne les projets n’avancent pas. Et pendant ce temps, Ils ont détruit psychlogiquement une personne. Ainsi L’employeur pense avoir résolu tous ses problèmes en éradiquant une personne. Comment ne pas travailler sur les problèmes de l’entreprise en désignant un coupable ? Voici comment fonctionnent certains dirigeants ?

  5. tuni
    24 avril 2012 - 15h42

    c’est pour ça que Facebook reste un outil divertissant, mais dangereux également, à utiliser avec modération.

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