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Rencontre avec Nathalie, journaliste à Beyrouth au Liban

Nathalie Bontems est journaliste à Beyrouth. Elle est arrivée au Liban en 1995. Un retour aux sources pour cette Française née de mère libanaise. Elle a travaillé dans les principaux magazines francophones du pays avant de devenir Rédactrice en chef du magazine Communicate, il y a moins d’un an.

Quelle est votre activité au Liban et comment avez-vous décroché ce travail ?
Rencontre avec Nathalie, journaliste à Beyrouth au LibanJe suis journaliste. J’ai travaillé pendant des années en France pour différents magazines, notamment pour l’Express ou encore le Figaro. Mais lorsque j’ai décidé de venir à Beyrouth, je n’avais de perspective d’embauche. Je me suis installée et en moins d’une semaine, j’avais trouvé un emploi. Il s’agissait d’un poste en tant que secrétaire de rédaction pour Femmes Magazine, l’un des principaux magazines féminin du pays. J’y suis restée quelques temps, puis j’ai travaillé dans plusieurs magazines francophones, comme le Commerce du Levant ou L’Orient le Jour. Depuis un an, je suis rédactrice en chef du magazine Communicate créé il y a un an et je gère une équipe de 20 personnes.

Est-ce facile de trouver du travail dans ce secteur au Liban ?
Dans le journalisme, non. Et il est particulièrement difficile de trouver un emploi en tant qu’étranger depuis 2006. Par ailleurs, il faut savoir qu’exercer la profession de journaliste au Liban est plus facile pour un homme que pour une femme.

Que faut-il savoir avant de partir vivre et travailler là-bas ?
En tant que journaliste, il faut impérativement avoir de solides compétences pour prétendre à un poste ici. Car en arrivant, si vous n’aurez aucun réseau ni aucune connaissance du pays, ce sera compliqué dans un premier temps car tous les autres journalistes fonctionnent uniquement via le réseau. Parler Arabe et Anglais est également indispensable. Ici, tout le monde est trilingue. Vous ne pourrez trouver de travail si vous ne l’êtes pas. Sans réunir ces deux points essentiels, les types de postes qui s’offriront à vous risquent d’être très précaires et peu viables.
Ce qui nous amène à parler d’un autre point important : le permis de travail. Si votre emploi est précaire, on ne vous en délivrera pas, car cela coûte cher aux employeurs. Or, il faut un permis de travail pour obtenir son permis de séjour, ce qui est indispensable si l’on souhaite s’installer au Liban.

Pour conclure, professionnellement, est-ce qu’il t’a été facile de t’adapter ?
Il a fallu intégrer certains nouveaux modes de fonctionnement, c’est sûr… Par exemple, les rapports au travail ne sont pas les mêmes qu’en France. Ici, tout repose beaucoup sur un rapport de charme. C’est une donnée importante car il vous arrivera sûrement d’être courtisé dans le cadre de votre travail, par vos clients, collègues ou encore vos supérieurs. C’est cela aussi, le tempérament libanais !

 

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