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Réforme de la participation des salariés : demain tous patrons ?

Emmanuel Macron souhaite réformer les dispositifs d’épargne salariale pour que « les salariés aient leur part dans la réussite » de l’entreprise. Objectif : mieux intégrer les collaborateurs dans leur société à travers une plus grande participation et faire des salariés des « partenaires » de l’entreprise…

« Quand ça va mieux, je veux que les salariés puissent avoir leur part de réussite. Je souhaite qu’on puisse revisiter cette belle invention gaulliste de l’intéressement et de la participation. Je veux qu’en 2018, on puisse avoir un vrai débat sur ce point » expliquait Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée du 15 octobre 2017. Ce soir-là, en faisant la promotion de ses prochaines réformes liées à l’apprentissage, la formation professionnelle ou l’assurance-chômage, le Président a développé un quatrième axe : la relance de la participation et de l’intéressement des salariés. Il avait tenté une première approche du genre en 2015 dans son projet de loi sur la croissance lorsqu’il était ministre de l’Economie, sans succès.

Prime à l’interéssement, participation aux résultats…

Actuellement, les salariés touchent une participation aux bénéfices qui se déclinent en trois axes : la prime à l’intéressement, une participation aux résultats ou l’épargne salariale qui est versée sur des plans d’épargne entreprise (PEE). Il existe aussi des plans collectifs d’épargne pour la retraite appelé Perco. L’intéressement est mis en place par accord d’entreprise. La participation, elle, est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés ayant réalisé un bénéfice l’année précédente.

Une augmentation de revenu pour tous

Ainsi, en 2015, plus de la moitié des salariés du secteur privé (hors agriculture) ont touché en moyenne 2422 euros pour un total de 17 milliards d’euros via la participation, l’intéressement ou l’épargne salariale. Cette proposition de réforme est à l’étude par des binômes de parlementaires et de chefs d’entreprises.

L’objectif final est de redéfinir les rôles de chacun : l’entreprise ne serait plus seulement une association d’actionnaires mais verrait son but élargi aux intérêts de tous les partenaires dont les salariés. Cette participation-revenu pourrait ouvrir une nouvelle porte juridique : celle de la co-gestion aux côté des actionnaires et des dirigeants. Demain, tous patrons ?

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Commentaires
  1. Benoit
    22 novembre 2017 - 13h10

    2422€ en moyenne de participation ?
    Étrange, je n’ai jamais eu plus de quelques € comme mes collègues.
    Vu que c’est une moyenne il y en a qui doivent percevoir des millions vu que l’an plupart perçoivent trois fois rien.
    Je doute que les patrons et/ou actionnaires daignent offrir des sous en plus à leurs salariés au détriment du remissage de leurs poches.
    C’est avant tout une question d’état d’esprit.

  2. John Arktor
    23 novembre 2017 - 1h45

    La moyenne c’est bien, mais la médiane c’est mieux. Combien n’ont rien touché et combien ont touché un pactole ?

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