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Recrutement et IA, duo de choc ou prémices de la fin de l’espèce humaine ?

A un moment, il va falloir trancher : soit on met l'humain au coeur du processus du recrutement, soit on choisit les robots.
Que penser du recrutement par l'IA ?

Le rêve éveillé : être recruté par ce petit bonhomme tout jaune (GettyImages/Casphotography)

Pourquoi choisir ? Parce qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Imaginez le casse-tête du candidat qui doit trouver le moyen de convaincre un algorithme, un être humain, gérer son stress face à un homologue aussi sapiens que lui ou décrypter les attentes d’un robot. Les recruteurs doivent trancher !

Un recruteur robot, c’est bien mieux

C’est bien beau de parler tout le temps de soft skills, mais en réalité ces soft skills sont surtout une histoire de feeling et de préjugés. La vie serait bien plus simple si on laissait les robots détecter nos talents, passer notre langage, la hauteur de notre voix ou nos grimaces crispées dans la moulinette de son IA enrichie des paramètres fixés par les entreprises. Pas très clair

C’est déjà une réalité en Angleterre où une première sélection des candidats se fait sur la base d’une vidéo dont les données sont analysées pour ne garder qu’une sélection de candidats. Les meilleurs, bien sûr, sinon ça ne sert à rien. Vous briguez un poste d’ingénieur ? Veillez à utilisez suffisamment d’éléments de langage technique pour être crédible. Hyper simple. On vous reproche de ne pas être assez corpo ? Utilisez le « nous » à la place du « je » et le tas de ferraille qui vous juge n’y verra que du feu. Un jeu d’enfant.

Attention également aux expressions de votre visage et à votre débit : pour vendre correctement, vous ne devez ni avoir le flow de Big Flow et Oli, ni celui d’un paresseux descendu trop vite de sa branche. Quelques exercices de diction et le tour est joué. Les attentes d’un algorithme sont plus faciles à comprendre que celle d’un humain qui évincera votre candidature parce que vos tâches de rousseur lui rappelle un premier amour blessé. Il va sans dire que le recruteur sait pertinemment qu’il ne doit pas vous juger sur votre physique mais c’est un HUMAIN, il ne pourra pas s’en empêcher même si tout ne se passe pas à un niveau parfaitement conscient.

Avantage collatéral, l’IA, c’est amusant ! Au-delà d’envoyer une vidéo qui sera analysée, vous serez peut-être amené à participer à des jeux amusants où vous associerez des émotions à des images ou encore mieux, à des concepts du type « le recrutement dont vous êtes le héros ». Saurez-vous choisir la meilleure réaction à avoir en réunion quand on vous surprend à fermer l’œil ? Prendrez-vous la bonne décision si votre collègue commet une grosse bourde devant vos yeux ?

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Le recrutement en chair et en os, pas en circuits imprimés et en boulons

Ce descriptif du recrutement 100% IA vous a sans doute séduit, mais prenez le temps de découvrir les arguments plutôt convaincants en faveur de ce bon vieil être humain. Nous avons beau avoir mauvaise haleine au réveil ou être battu aux échecs par un ordinateur, nous ne sommes pourtant pas à jeter dans la poubelle du recrutement. Ces petits cœurs qui battent, ces muscles qui courent des trails, ces mains qui créent des prez pour les réunions et bien sûr, ces cerveaux capables d’inventer les trottinettes électriques ou l’obsolescence programmée… Qui oserait prétendre remplacer une telle merveille de perfection ?

Pour le recrutement, c’est pareil, l’IA fait et fera probablement rentrer n’importe qui dans les entreprises. Vous argumenterez que tout le process n’est pas sensé se faire via l’IA et qu’il s’agit simplement d’une première sélection, mais vous savez comment ça se passe, on dit « ok, mais seulement pour la première étape » et on se retrouve au karaoke en train de chanter du Johnny avec un T1000 ! L’humain, c’est notre garantie contre les afterworks sans bière, sans blague au second degré, sans clin d’œil complice.

Et puis honnêtement, vous n’aviez pas vraiment cru que le recrutement via une IA serait plus objectif ? Vous le savez pourtant bien qu’une IA se programme et que la plupart du temps il y a des humains tout sauf objectifs derrière ? (On parlera deep learning et réseau neuronal une autre fois).

Si l’objectif est de pouvoir se cacher derrière l’IA pour pouvoir dire « c’est pas moi, c’est la machine » quand le fils de votre meilleur ami postulera dans votre entreprise, c’est loin d’être une raison suffisante pour passer au recrutement par des robots !

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