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Recrutement et méthodes de travail : ce que la communauté open source nous apprend

Dédié cette année aux questions liées à la "tech for good", le Blend Web Mix est aussi l'occasion d'aborder des sujets comme l'organisation du travail. Lors de sa conférence, Bertrand Delacretaz, Principal Scientist chez Adobe à Bâle, s'est demandé si l'open source changeait vraiment le monde. De quoi nourrir quelques réflexions sur le monde du travail !
L'open source au Blend Web Mix

L’open source est partout et les objets technos qui nous entourent ont dans leur immense majorité été construits, au moins en partie, grâce à des logiciels open source, c’est-à-dire accessibles librement à tous. Quel rapport avec le quotidien des entreprises ? Ceux qui font cette communauté open source ont appris à travailler ensemble, dans un contexte bien spécifique.

Collaborer efficacement à distance

Vous réfléchissez à faire évoluer votre organisation et vos méthodes de travail ? Au sein de la communauté open source, c’est un non sujet. Sans bureau et avec des membres répartis sur toute la planète, il a fallu trouver des moyens de communiquer ensemble, sans se réunir physiquement. La collaboration à distance passe donc par :

  • un canal de communication partagé et asynchrone, avec des espaces dédiés aux échanges spécifiques pour ne pas polluer le fil de discussion commun
  • un outil partagé de suivi de cas, avec un système de tickets (comme sur Github).

Rien de révolutionnaire ? Pour certains, qui utilisent déjà Slack ou Jyra au quotidien, le discours parait bien familier, pour autant la communauté open source pousse probablement plus loin le besoin de collaborer efficacement : blaguer sur une messagerie entre deux questions de taff, c’est possible avec votre voisin de bureau qui a le même humour que vous, c’est sans doute plus compliqué dans un échange écrit en anglais, avec un homologue chinois, sur des sujets techniques.

Le manager, l’artisan et la réunion

Pour illustrer les problèmes que peuvent poser les réunions, Bertrand Delacretaz évoque l’emploi du temps de l’artisan et notamment de son père menuisier, qui rejoignait parfois sa famille en retard à l’heure de dîner : « si un menuisier qui colle une chaise doit s’interrompre pour dîner, son travail est fichu. Dans un planning d’artisan, une réunion d’une heure peut détruire une demi-journée de travail« . De la même manière, la réunion peut nuire à l’efficacité d’un opérationnel alors qu’un manager, dont la semaine en est rythmée, ne verra pas son travail impacté de la même manière.

Alors, comment faire ? Utiliser les principes de travail de l’open source en considérant la réunion comme une mobilisation de temps et d’argent réservée à l’essentiel et surtout, bien  » la préparer comme si on ne pouvait pas la faire« , dit Bertrand Delacretaz, citant aussi l’exemple du Conseil fédéral suisse qui utilise un logiciel assez similaire à ceux de l’open source, avec des réunions hybrides dont les 2/3 sont préparées en amont et un système de code de couleurs pour les points à valider : orange, tout le monde est déjà d’accord, bleu, il reste uniquement à valider, blanc, il va falloir discuter a minima… Une méthode qui permet à ce conseil de valider 80 points importants en 4h de réunion, un rapport plutôt correct.

À lire également :
Pourquoi sortir de la salle de réunion ?

Avancer en marchant et apprendre via l’itération

Sur la formation aussi, la communauté open source « fait la différence » : sans cours, ni transmission formelle, c’est pourtant une communauté qui apprend, grâce à l’échange et aux interactions. « Si vous avez un logiciel qui ne marche pas et une communauté active, vous trouverez la solution à vos problèmes. Si vous avez un logiciel fantastique, mais une communauté dont les membres ne s’entendent pas, il y a des gens que votre produit ne tienne pas dans le temps« , explique Bertrand Delacretaz.

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L’open source matérialise aussi les rêves les plus fous des RH

Quel pro des ressources humaines pourrait dire non à un écosystème dans lequel il peut interagir avec des candidats potentiels, se faire un avis tangible de leurs soft skills en observant la qualité et l’efficacité de leurs échanges au sein de sa communauté et, cerise sur le gâteau, avoir un panorama pertinent de ses compétences techniques ? C’est ce qui passe quand on veut recruter dans la communauté open source.

Côté candidats, l’open source est aussi un lieu où se faire repérer et se créer un réseau professionnel ultra qualifié et… mondial. Intégrer une communauté, c’est s’ouvrir les portes vers des postes qui auraient pu être difficilement accessibles par ailleurs, notamment pour les profils les plus jeunes et les plus « isolés » géographiquement. Google summer of code propose ainsi son propre job d’été, avec trois mois de travail en open source rémunéré destiné aux étudiants de plus de 18 ans.

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