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Changer de métier est bon pour la carrière

Les Français, routiniers et timorés dans leur carrière professionnelle ? Un sondage réalisé par Odoxa pour OpenClassrooms vient bousculer quelques idées à ce sujet, en nous apprenant que 85 % des actifs de l’Hexagone estiment qu’il est bon de changer au moins une fois de métier. Un véritable plébiscite pour la reconversion, quels que soient l’âge ou la catégorie professionnelle. « Changer d’air, c’est salutaire ! » analyse les experts d’OpenClassrooms, avant de poursuivre : « il ne s’agit ni d’un caprice des catégories privilégiées, ni d’un ras–le-bol de ceux qui exercent les tâches les plus pénibles ».

Autre élément qui en dit long sur l’évolution des mentalités : quand il a lieu, le changement de métier est avant tout motivé par une opportunité et non par une contrainte de chômage. « La population française a donc dépassé non seulement l’idée de l’emploi à vie, mais aussi celle du métier à vie » lit-on dans l’enquête. Ainsi, 50 % des Français ont déjà sauté le pas de la reconversion, un taux qui atteint les 600 % chez les plus de 50 ans. Quant à ceux qui occupent toujours le même poste, un tiers d’entre eux est séduit par l’idée (32 %).

La reconversion, étape obligée pour les chômeurs ?

La formation : un vrai frein

Au-delà de l’enthousiasme général face aux carrières atypiques et multiples, les moyens pour y parvenir laissent davantage perplexes les Français. Ils sont ainsi 38 % à considérer que le plus difficile serait de trouver la bonne formation et 32 % à évoquer le coût de cette formation. Des actifs qui appréhendent aussi la réticence des employeurs au moment de recruter des personnes qui ne sont pas du sérail. En d’autres termes, selon les personnes interrogées, les difficultés viennent principalement de l’extérieur, à savoir qualité et prix des formations ainsi que la mentalité des employeurs, et il leur est donc impossible d’intervenir pour faire bouger les choses.

Les métiers du numérique séduisent

Toujours selon les actifs interrogés, les métiers les plus porteurs sont ceux du numérique, loin devant les autres professions citées, avec 57 % des suffrages. Suivent les métiers de l’artisanat (32 %) et les métiers commerciaux (24 %).

Trois corps de métiers porteurs, mais qui sont également jugés difficiles d’accès, puisqu’un Français sur deux « ne se sentirait pas capable d’exercer dans le secteur du numérique » par exemple. Parmi les raisons évoquées : des métiers « techniquement difficiles ». Et contre toute attente, ce sont les plus jeunes qui se sentent les moins aptes à une reconversion dans le domaine du digital. Un secteur qui est pourtant souvent assimilé à de jeunes collaborateurs.

Étude : comment le numérique crée de l’emploi en Europe

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