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Quotas sur l’immigration économique : ce que le gouvernement veut mettre en place

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a confirmé qu'il y aurait des "quotas" ou "objectifs chiffrés" d'immigrés "professionnels" fixés chaque année, et ce dès 2021, pour que la "France recrute" en fonction de ses besoins.

Le gouvernement réfléchit à l'établissement "d'objectifs chiffrés" d'immigrés sur la base d'une liste de métiers dits "en tension" (Getty images / Tony Studio)

Un cap pour la France et un nouveau revirement pour Emmanuel Macron. Opposé à l’idée des quotas d’immigration professionnelle lors de sa campagne présidentielle, le président de la République – par le biais de son Premier ministre – va introduire mercredi 6 novembre, vingt mesures sur l’immigration et l’intégration. « Nous sommes face à une grande hypocrisie : les secteurs de la restauration et du BTP ne fonctionnent pas sans l’immigration. Prétendre l’inverse est faux », a récemment déclaré le président dans une interview à Valeurs actuelles. « Je préfère avoir de la migration légale, enregistrée, sous quotas, pendant x années plutôt que du travail détaché dissimulé. »

Mardi 5 novembre, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, confirmait sur BFM TV que le gouvernement réfléchissait à l’établissement « d’objectifs chiffrés » sur la base d’une liste de métiers dits « en tension ». Une liste de ces métiers sera prête pour l’été 2020 et la réforme devrait entrer en vigueur en 2021. Selon Le Parisien, qui a eu connaissance d’une note à ce sujet, la liste des métiers serait redéfinie chaque année par arrêté, après consultation des parlementaires, « sans concurrencer la main-d’œuvre locale ».

Les secteurs considérés « en tension » sont toujours les mêmes : le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, les fonctions commerciales et les métiers hautement qualifiés comme l’ingénierie informatique.

La droite critique…

Accusé de se droitiser, les annonces du PR n’ont pas suffi à calmer les plus extrêmes. Ainsi, pour l’élu du Rassemblement national Sébastien Chenu, « les quotas, c’est la réponse des faibles, (…) qui acceptent de composer avec la submersion migratoire. On nous vend toujours la nouvelle Marie Curie arrivée du bout du monde, moi je crois qu’on a suffisamment de gens sur notre territoire ». Quant au député Les Républicains, Eric Ciotti, il dénonce une « une opération d’enfumage ». « On reprend des mots, mais on les dévitalise. (…) Ça n’aura qu’un impact dérisoire sur les chiffres globaux de l’immigration », a-t-il dit à des journalistes à l’Assemblée nationale.

… des mesures toujours plus à droite

D’autres mesures ont été annoncées mercredi parmi lesquelles l’instauration d’un délai de carence de trois mois pour l’accès à la protection universelle maladie et le durcissement du droit d’asile.

La France devrait également durcir sa politique d’accueil des réfugiés, afin de mettre un terme aux détournements du droit d’asile – comme les « anomalies » géorgienne et albanaise et ne plus paraître comme un pays « attractif ». Rappelons qu’en 2017, Emmanuel Macron jugeait que l’immigration « n’est pas quelque chose dont nous pourrions nous départir » ajoutant qu’elle « se révèle une chance d’un point de vue économique, culturel, social ».

Bienvenue en France.

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