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La question piège des candidats n’est pas celle des recruteurs

La question piège en entretien d'embauche fait l'objet de nombreux articles et de nombreux fantasmes. Les candidats la craignent à cause de son effet déstabilisant, mais chercher à désarçonner les candidats n'est pourtant pas une volonté systématique des recruteurs.
les questions pièges en entretien

Un candidat plutôt sympathique tourmenté par une question piège (GettyImages/Shantell)

Lors de notre dernière enquête, vous avez été 73% à dire ne jamais poser de questions pièges en entretien et 3% seulement à dire le faire systématiquement. En face, 44% des candidats disent que les recruteurs leur posent des questions-pièges parfois ou souvent.

Pourquoi ce décalage entre candidats et recruteurs ?

Pour une raison simple : candidats et recruteurs n’ont pas la même définition de la question piège. Pour les premiers, aborder la rémunération fait partie des questions déroutantes et donc qualifiées de « pièges » tandis que pour les recruteurs, parler de salaire en entretien est une formalité. Si le sujet peut sembler inconfortable aux yeux des candidats, il est aussi inévitable !

Les questions citées par les candidats

Lors de notre enquête, nous avions donc interrogé les candidats sur le type de questions pièges que les recruteurs leur posaient en entretien. En complément des questions concernant la rémunération, les candidats ont cité :

  • quels sont vos défauts ?
  • pourquoi devrais-je vous choisir plutôt qu’un autre candidat ?
  • comment gérez-vous les conflits ?
  • où vous voyez-vous dans cinq ans ? Dans 10 ans ?
  • pourquoi choisir notre entreprise ?
  • pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ?
  • puis-je appeler vos anciens employeurs ?
  • quel est le PIB de la France ?
  • connaissez-vous la différence entre un poste de community manager et celui d’un responsable marketing ?
  • pourquoi devrais-je ne pas vous recruter ?

Hors contexte, difficile de juger du degré piégeux de ces questions, mais dans leur majorité, elles relèvent de questions classiques qu’un candidat bien préparé devrait savoir gérer sans trop de difficultés.

Côté recruteurs, les questions pièges s’apparentent plutôt à celles dont nous avions fait l’inventaire dans un article avec de véritables casse-têtes comme la raison pour laquelle les bouches d’égout sont rondes (pour que la plaque d’égout ne puisse pas y tomber) ou le nombre d’enfants qui naissent chaque jour dans le monde (près de 400 000).

De la question piège à la question illégale

« Pensez-vous avoir des enfants bientôt ? » figurait également parmi les questions citées par les candidats. Une question comme celle-là touche à un tout autre registre puisque ces questions sont tout simplement interdites. En entretien d’embauche, vous ne pouvez aborder aucun de ces sujets car ils ne sont pas directement liés ou n’ont même rien à voir avec l’aptitude d’un candidat à mener à bien les missions que vous voulez lui confier :

  • la situation familiale
  • l’état de santé
  • la sexualité
  • la religion
  • le syndicalisme
  • les opinions politiques
  • la justice (sauf exception, si par exemple vous recrutez un candidat à un poste de vigile)
  • les origines

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