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La quarantaine, un tournant dans la vie professionnelle

77 % des salariés considèrent que le passage à la quarantaine a un impact sur leur travail selon un sondage publié fin 2016. Un questionnement qui se manifeste par une envie d’accorder plus d’importance à sa vie privée, d’être « bien » au travail et moins stressé. La quarantaine se présente comme une période de remise en question professionnelle qui peut être tout à la fois déstabilisante et motivante.

Le moment décisif pour réussir sa vie professionnelle

La fameuse crise de la quarantaine peut survenir approximativement entre 35 et 49 ans. Selon le sondage des Editions Tissot réalisé par Opinion Way, 56 % des salariés pensent que c’est le moment décisif pour réussir sa vie professionnelle. Plusieurs situations sont symboles d’échec pour les sondés, comme le fait de s’ennuyer au travail (49 %), y être stressé (37 %), ou ne pas avoir la possibilité d’évoluer (28 %). Passée la quarantaine, beaucoup d’actifs arrivent à un plafond, en terme de salaire comme d’évolution, où il ne leur est plus franchement possible de gravir les échelons. Et difficile d’imaginer stagner quand on a encore 25 ans de carrière devant soi…

Le choix de la reconversion peut s’imposer aussi à ceux désireux de donner du sens à leur travail ou qui ont le sentiment d’être « has been » sur un marché de travail peuplé de jeunes moins « gourmands » en termes de salaire et au fait des dernières technologies. Le moment est donc propice : selon l’Insee, plus de 70 % des 35-45 ans vivent en couple avec un ou plusieurs enfants. Le soutien du conjoint avec une situation professionnelle stable est donc rassurant pour celui qui souhaite se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle.

Voir ailleurs et plus grand

Généralement, la « crise » se traduit par des envies de bien-être au travail (30 %), de reconversion (20 %), ou de changement d’entreprise pour une moindre part des Français (10 %). Au delà de ces envies finalement assez concrètes, les salariés s’accordent quelques fantasmes à l’aube de leur quarantaine. Idéalement, cette période signifierait pour eux ne plus avoir à surveiller leur compte en banque (40 %), ne plus stresser pour leur avenir (26 %), avoir plus de temps pour vivre leur passion (20 %), changer de métier (13 %), ou plus drôle : devenir le boss de leur boss en rachetant leur entreprise !

Et quand on leur demande de comparer leur passage à la quarantaine à celui de certaines personnalités politiques, les Français le voient plutôt comme celui d’Emmanuel Macron qui a démissionné pour suivre ses objectifs personnels (23 %) ou pensent à Bernard Laporte ou David Douillet pour la reconversion (22 %). 19 % se voient aller au bout de leurs idées jusqu’à quitter leur poste comme Cécile Duflot. 11 % s’imaginent comme Fleur Pellerin, en entrepreneur.

Concrétiser ses envies n’est pas impossible

Pour satisfaire ses envies « d’autres choses », la première idée qui ressort chez les sondés est la formation pour monter en compétences (26 %) via le Compte Personnel de Formation (CPF) ou le Congé Individuel de Formation (CIF). 18 % des salariés évoquent le bilan de compétences, 22 % une reconversion, 24 % estiment « qu’il faut prendre le large », comme partir travailler dans une entreprise qui prend en compte leurs nouvelles attentes et ils sont autant à penser devoir « s’affirmer davantage ». 7 % pensent toutefois ne rien pouvoir faire.

Changer de carrière peut également se faire avec l’aide de son employeur et n’implique pas forcément tout quitter sans réfléchir. Après une certaine ancienneté, il est possible demander un congé sabbatique ou sans solde si l’on dispose des finances nécessaires (ce qui est assez rare avouons-le) et ainsi de conserver un filet de sécurité si votre reconversion professionnelle n’est pas une réussite. C’est aussi ce que permet de CIF sous conditions.

Dans une moindre mesure, il est également possible de prendre un temps partiel pour prendre le temps de réfléchir à un projet et le lancer, sans quitter son emploi principal. En bref, rien n’est impossible.

A lire également : « On commence à détester son job à partir de 35 ans »

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