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Les 9 profils-types de créateurs d’entreprises

Depuis l’entrée en vigueur du statut d’auto-entrepreneur en 2009, le profil des créateurs d’entreprises a changé. Plus d’une société sur deux est désormais créée sous ce nouveau régime qui va évoluer en 2015 et fusionner avec les autres statuts de micro-entreprise. En attendant, quel est le portrait-robot de l’entrepreneur d’aujourd’hui ? L’Insee a identifié 9 profils-types dont les motivations sont différentes : avoir un simple complément de revenu, créer son emploi ou une entreprise classique.

Ceux qui veulent créer une « activité de complément »

  • salariés_privés1. Les salariés du privé (16% de l’ensemble des créateurs d’entreprise). En général, ils démarrent leur activité avec peu de moyens, le plus souvent sous le statut de l’auto-entrepreneur (82% des cas). Ils ont déjà une activité rémunérée et cherchent à tirer un revenu de complément, dans le commerce ou les services à la personne. Leur particularité : ce sont les seuls à se lancer dans un secteur différent de leur métier initial.

 

  • retraites2. Les retraités (5% des créateurs). Eux-aussi ont besoin d’un complément de revenu en plus de leur retraite. Comme les salariés du privé, leur investissement de départ est très limité et c’est le statut de l’auto-entrepreneur qui les a incités à créer une entreprise. Sans ce nouveau régime les 70% de ces retraités-entrepreneurs n’auraient pas créé leur entreprise. Ils interviennent le plus souvent dans le secteur du conseil aux entreprises.

 

  • crea_enseignante3. Les entrepreneur(e)s de l’enseignement et de la santé (8%). Cette catégorie regroupe ceux qui se lancent dans une activité complémentaire d’enseignement, dans la santé ou l’action sociale. Ce profil est le seul à être majoritairement féminin (61%) et aussi plutôt diplômé. Elles sont généralement fonctionnaires (à 39%) ou salariées et conservent leur profession en plus de cette nouvelle activité.

 

  • Entrepreneur-etudiant4. Les étudiants (4%). La génération des étudiants-entrepreneurs est très jeune : 64% ont moins de 25 ans. Elle opte elle aussi le plus souvent pour le statut de l’auto-entrepreneur avec peu de moyens (moins de 2000 euros pour 72% des étudiants). Pour cette première création d’entreprise de leur carrière, les étudiants ciblent en priorité des secteurs comme les services aux entreprises (pour un tiers des jeunes entrepreneurs) ou l’information et la communication.

Ceux qui veulent « créer leur propre emploi »

  • nondip_debutante5. Les non-diplômés débutants (10% des créateurs). Ces entrepreneurs sont souvent sans activité professionnelle. Leur motivation est simple : créer leur emploi. Pour en faire une activité professionnelle principale, ils s’orientent dans un cas sur deux vers le secteur du commerce. Dans cette catégorie de créateurs, la part des femmes est plus élevée que la moyenne (46%).

 

  • consultant_IDF6. Les consultants en Ile-de-France (12% du total). Paris est bien la capitale des consultants ! Cette catégorie de créateurs d’entreprises regroupe à la fois des salariés, des chômeurs de courte durée, des jeunes et des très diplômés qui se lancent en Ile-de-France. Généralement ils optent pour leur domaine de compétence, le conseil aux entreprises pour 2 tiers d’entre eux, ou la communication. Ce sont des sous-traitants pour les entreprises.
  • construction27. Les créateurs de la construction (14%). Généralement, il s’agit d’anciens salariés du privé ou des chômeurs titulaires d’un diplôme technique dans le bâtiment (Plus d’un entrepreneur sur deux qui correspondent à ce profil ont un CAP ou un BEP). Cette catégorie d’entrepreneurs est masculine à 98%.

 

 

Ceux qui veulent créer une entreprise classique

  • chomeur8. Les chômeurs (19% des créateurs d’entreprises). Sans emploi et le plus souvent implantés en province, la création d’une activité dans le commerce ou les services à la personne est la première étape avant la création d’une entreprise classique. Le statut d’auto-entrepreneur est pour eux une phase transitoire avant le choix d’un autre statut.

 

  • crea_experiment9. Les créateurs expérimentés (12%). On retrouve dans ce profil davantage d’hommes (à 83%), de 40 ans et plus. Ils ont déjà une expérience de chef d’entreprise ou d’indépendant et également plus de moyens pour investir dans leur nouvelle activité. Dans plus d’un cas sur deux, ils choisissent le statut de personne morale.

 

Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette typologie des créateurs d’entreprise du 21ème siècle ?

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Commentaires
  1. Céline
    20 février 2014 - 14h12

    Il manque les diplômés débutants. Si je dis cela, c’est parce qu’à peine mon diplôme d’école de commerce en poche, j’ai monté mon activité. Je ne pense pas être la seule dans ce cas, il serait donc intéressant de rajouter un 10ème profil 🙂

  2. Camille
    18 mars 2014 - 15h32

    Complétement d’accord avec toi céline !

  3. fnpae
    22 juillet 2014 - 2h49

    Ces typologies sont intéressantes à titre statistiques et sociologiques néanmoins éclairer les lecteurs sur les typologies d’entrepreneuriat et les compétences et qualités qu’elles requièrent me semble plus utile pour les candidat au grand ou petit saut.
    C’est le travail que permet un bcae bilan de compétences et aptitudes entrepreneuriales réalisé par des pro certifiés.

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