Elections Présidentielles : quid de l’emploi ?

Le temps de choisir son candidat est venu et chacun d’entre eux a dévoilé son programme, notamment sur des questions importantes pour les Français comme l’emploi. Mais certains points restent flous… Heureusement, les instituts de sondage, les médias et RegionsJob sont là pour décrypter les programmes des candidats, mais également nous dévoiler les grandes tendances de vote ou encore proposer des réponses pratiques aux problématiques concrètes des Français. Mode(s) d’Emploi vous a fait une sélection des derniers articles sur Les Présidentielles et l’emploi…

Salaire : avec quel président gagnerez-vous le plus ?

Une question très concrète posée par L’Express L’Entreprise, qui a résumé, sans commentaire, les propositions de chaque présidentiable sur la question de la revalorisation du salaire. Montant du salaire net, taux de majoration des heures sup’, revenu universel, primes… Tout y est, mais c’est à vous de choisir le candidat qui vous « rapportera » le plus en fonction de votre situation au final. Qui plus est, redonner du pouvoir d’achat aux Français est une question qui « ne peut être soupesée qu’au regard de leur programme entier » rappelle le journal.

Quelles professions ont exercé les candidats à l’élection présidentielle ?

Quelles connaissances les candidats à l’élection présidentielle ont-ils du monde du travail ? Quelles professions ont-ils exercé ? Le journal de France 2 a fait le point sur les métiers exercés par nos candidats. On apprend ainsi que peu d’entre eux ont eu une vie active dans le privé comme beaucoup de Français. La plupart ont eu des responsabilités très jeunes et n’ont fait quasiment que de la politique, sauf Emmanuel Macron, inspecteur des finances pendant 4 ans puis associé-gérant au sein d’une grande banque d’affaires privée pendant environ 3,5 ans ; et Marine Le Pen, avocate pendant 6 ans. Seuls Philippe Poutou et Nathalie Artaud, exercent encore une activité en marge de leurs responsabilités politiques, lui ouvrier chez Ford, et elle, professeur d’économie-gestion au lycée. La politique, c’est un job à temps plein…

La Présidentielle ne pénalise pas la reprise des recrutements, bien au contraire

RegionsJob, second acteur privé de l’emploi en France, a souhaité vérifier si, comme le veut l’adage, rien ne bouge lors d’une année d’élection présidentielle : la réponse est non. Ça bouge du côté de l’emploi et très positivement avec + 35% d’offres d’emploi en CDI. « Malgré la présidentielle, les entreprises sont de plus en plus confiantes et de plus en plus nombreuses à recruter, avec une reprise qui se diffuse à de nombreux secteurs. Le choix d’investir ou non pour les entreprises semble de plus en plus déconnecté des échéances électorales » analyse David Beaurepaire, Responsable développement et stratégie chez RegionsJob. L’Ile-de-France se présente comme la région la plus dynamique, et parmi les secteurs, c’est l’immobilier qui tire son épingle du jeu. Côté métiers, la fonction commerciale est toujours aussi porteuse. Tous les détails sur RegionsJob.com.

Un quart des Français ne font confiance à aucun candidat pour relancer l’emploi

25 % des sondés estiment en effet « ne se fier à aucun candidat » pour améliorer la situation. Pourtant, la majorité d’entre eux (93 %) estiment que l’emploi est le sujet qui influencera le plus leur vote, avant l’éducation et la formation, le niveau des impôts (89 %) ou la lutte contre le terrorisme et la délinquance (88 %). Malgré tout, Emmanuel Macron semble se démarquer, en se positionnant comme le candidat le plus fédérateur rappelle la rédaction de Parisjob. Mais rien n’est joué !

Les candidats divisés sur la flexibilité à laisser aux entreprises

Entre abroger la Loi Travail, la renforcer ou mettre fin aux 35 heures, tous les candidats ne sont pas d’accord. « Le Pen, Mélenchon et Hamon veulent abroger la loi El Khomri. Fillon et Macron veulent donner une plus large place aux accords d’entreprise » résume le journal Les Echos. Là où Emmanuel Macron souhaite remettre le sujet du temps de travail dans les mains des entreprises sans mettre officiellement fin aux 35h, Fillon souhaite lui y mettre un terme, Hamon n’y touchera pas ni Marine Le Pen alors que Mélanchon souhaite que les Français passent à une durée légale hebdomadaire de 32h. Alors les 35h, finies ou pas ?!

Le salarié qui travaille le dimanche doit pouvoir aller voter

18% des salariés environ assurent avoir travaillé au moins un dimanche par mois en 2015, soit près de 4,2 millions de personnes. Alors comment les salariés qui travaillent durant les deux tours des élections Présidentielles et leurs employeurs vont-ils pouvoir aller voter ? Il faut savoir qu’en cas de scrutin national ou local rappelle L’Express, « l’entreprise doit prendre toute mesure nécessaire pour permettre aux employés d’exercer personnellement leur droit de vote ». Il ne peut donc imposer à ses collaborateurs de voter par procuration. Une mesure instaurée par la loi Macron d’août 2015. L’employeur a donc le devoir d’anticiper et de communiquer en interne sur les dispositions prises. Les Editions Tissot ont également abordé ce sujet du point de vue juridique : Elections présidentielles : les salariés peuvent-ils s’absenter pour aller voter ?

Que pensent les jeunes diplômés des Présidentielles ?

Le baromètre Deloitte sur l’humeur des jeunes diplômés nous apprend que ces derniers sont 77% à être en emploi contre 70% l’année dernière. L’heure est donc à l’optimisme, sauf concernant la politique. 75% d’entre eux ont en effet le sentiment qu’on ne parle pas suffisamment des jeunes dans la campagne présidentielle. Sur la question de l’emploi, leurs réponses détaillent un large éventail de mesures explique Le Monde : soutenir les entreprises (8%), agir sur l’éducation (5 %), abaisser l’âge de départ à la retraite pour libérer des emplois (4 %) et créer des aides pour les jeunes (4 %), sans donner de cap clair, puisque « aucune mesure n’a réuni plus de 8 % des diplômés interrogés » selon Géraldine Segond, DRH adjointe du cabinet Deloitte.

Pour qui vont voter les chômeurs ?

Selon un sondage Ifop réalisé pour le journal Atlantico, les demandeurs d’emploi seraient « plus abstentionnistes que la moyenne ». Une sur-abstention qui s’explique par le fait que les jeunes, tranche d’âge structurellement abstentionniste, sont massivement surreprésentés dans cette catégorie. Les chômeurs auraient par ailleurs tendance à plus voter pour les extrêmes selon ce sondage, de gauche comme de droite. 36% des demandeurs d’emploi qui iront aux urnes envisagent en effet de voter FN, soit 11 % de plus par rapport au potentiel électoral moyen actuel du parti (25%). Le fait d’être au chômage semble d’ailleurs amplifier le vote en faveur du FN et de la gauche, au détriment des candidats de droite ou centre, comme Fillon et Macron. Rappelons que selon les différentes analyses de l’Ifop, le FN obtient ses meilleurs résultats dans les bassins d’emplois les plus touchés par le chômage.

Ces articles devraient vous intéresser

Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.