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Présentéisme : 31 % des salariés se rendent au travail quand ils sont malades

Une récente enquête sur les arrêts de travail menée auprès de 302 DRH et 1497 salariés révèle une progression constante du taux d’absentéisme depuis 3 ans, date de la 1ère édition du baromètre. Ainsi, 40 % des salariés ont été arrêté au moins une fois au cours de l’année 2016. En moyenne, les actifs ont pris 14,2 jours d’arrêts sur cette même année. Un vrai sujet pour plus de la moitié des DRH (57 %) pour qui les arrêts de travail constituent un problème « important ». Notamment à cause de leur impact négatif sur l’organisation de leur entreprise (79%) et sur sa performance économique (52%). Malgré tout, ils ne sont pas encore capables d’en mesurer précisément le coût : seulement 1 DRH sur 5 en a une idée précise (20%).

Ce taux varie toutefois selon les catégories de travailleurs : le taux d’absentéisme des seniors, des ouvriers et des salariés du secteur des transports est plus élevé que la moyenne. A l’inverse, les moins de 30 ans et les cadres affichent les taux les plus faibles. Il faut cependant relativiser les absences des salariés de manière générale. Les arrêts sont courts pour la majorité : 39 % durent de 1 à 3 jours et 35 % de 4 jours à 1 semaine. Seulement 7 % des arrêts sont longs, c’est-à-dire supérieurs à 3 mois.

Le travail en cause pour la plupart des arrêts 

Les arrêts sont de plus en plus liés à des causes professionnelles (1 salarié sur 4 arrêté en 2017). Celles-ci sont principalement liées à la charge de travail (60%), l’environnement physique de travail (42%), les mauvaises relations avec la hiérarchie (40%) et le manque de reconnaissance (40%). Ce n’est pourtant pas le sentiment des DRH qui sont seulement 2% à attribuer aux arrêts de travail de leurs salariés une cause professionnelle. Pour eux, la plupart des arrêts sont posés pour maladie (89%) ou à cause de difficultés personnelles (9%). S’ils sont plus de la moitié à considérer les arrêts de travail comme un problème important, seuls 43% des DRH indiquent que leur entreprise a mis en place des actions de prévention pour faire face aux arrêts de travail. Ces actions de prévention restent essentiellement d’ordre réglementaire.

41 % des salariés évitent de se mettre en arrêt 

L’enquête fait un autre constat intéressant : beaucoup de salariés ne demandent pas d’arrêt quand leur situation le nécessiterait. 41 % ne posent pas d’arrêt maladie en cas de problème de santé par exemple : 31 % se rendent à leur travail et 10 % préfèrent poser un congé ou un RTT plutôt que de demander à leur médecin d’être arrêté. Face à ce phénomène, les salariés donnent deux explications : la volonté de ne pas voir leur salaire baisser et une charge de travail trop importante pour s’absenter.

Il faut dire également qu’aux yeux des salariés, les arrêts de travail ont un impact négatif sur la vie professionnelle : celle du collaborateur arrêté et celle des collègues. Le retour étant vécu comme un moment angoissant par plus de 80 % des salariés, un tiers des salariés exprime un besoin d’accompagnement. Et ce pourcentage grimpe à 74 % pour les arrêts longs.

« La progression de l’absentéisme est un enjeu important pour les entreprises, qui doit les inviter à comprendre les causes organisationnelles, à analyser les conditions de travail, pour agir et mettre en place des plans d’actions santé et qualité de vie au travail » selon Christian Mainguy, Président de Rehalto. Et peut-être qu’un peu plus de souplesse de la part des employeurs aiderait aussi un peu…

(Enquête réalisée pour Rehalto, société spécialisée dans la prévention des risques et de la santé au travail, par l’institut BVA, auprès de 302 DRH et 1497 salariés.)

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