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Noël Le Graët : histoire d’une ascension

Noellegraetg« Mon premier emploi ? C’était juste avant mon service militaire en Algérie. J’ai travaillé pendant un an comme fonctionnaire dans un centre des impôts à Neuilly-sur-Seine. Un environnement accueillant mais qui ne me convenait pas plus que cela », concède Noël Le Graët. Un milieu trop étroit pour cet homme qui a bâti des années plus tard le groupe d’agroalimentaire Le Graët ? « Disons que j’avais envie d’entreprendre, de faire des choses différentes ». Cela commencera comme « commercial dans une société de câbles électriques. Une expérience qui m’a véritablement rendu multicarte. J’ai appris la négociation, la présentation et la vente d’un produit ».

Ses premières gammes faites, le Breton issu des Côtes d’Armor retourne sur ses terres natales. C’est là qu’il démarre vraiment sa carrière d’entrepreneur. On est en 1968, et si le chef d’entreprise a le coeur à gauche son engagement politique se traduira plutôt du côté des affaires, en créant de l’emploi. Il fonde sa première société en tant que grossiste dans l’électroménager. Une affaire qui tourne pendant 17 ans.

Une ascension fulgurante

1986 : le patron se diversifie. Il rachète une entreprise de charcuterie, Celtigel, et se lance dans les plats cuisinés surgelés. L’ascension est fulgurante : très vite le groupe passe de 25 à 140 salariés, pour un chiffre d’affaires de 170 millions de francs en 1993. « L’agro-alimentaire, ça a été assez rapide », dit-il modeste.

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La société, rebaptisée depuis Groupe Le Graët, continue de se développer, jusqu’à compter 690 salariés en 2012 et un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros. Une période faste pendant laquelle ce têtu touche à tout mélange les activités sans se ménager. Président du club de foot local l’En avant de Guingamp de 1972 à 1991, puis de 2001 à 2011, le gestionnaire se lance aussi dans la politique. Maire de sa ville de 1995 à 2008 sous les couleurs du PS, « à une époque où l’économie locale n’était pas florissante », il applique des recettes de chef d’entreprise.

La passion du foot

Ses plus grandes fiertés ? « Avoir redynamisé ma ville et permis la fusion de l’hôpital public et la clinique privée ». Omniprésent aux affaires, il offre aussi un nouveau stade aux Guingampais, pouvant accueillir quasiment autant que d’habitants… Là encore, c’est une réussite. Le petit club aux couleurs rouge et noir « géré comme une entreprise » grandit jusqu’à rivaliser avec les grandes équipes nationales. Est-ce cette vision du sport qui lui permet en 1991 de devenir Président de la ligue et en 2011 de la Fédération française de football ? En tout cas, le football, c’est « 90% de droits télé et beaucoup de sponsoring », selon lui. Réducteur ? Certainement, car Noël Le Graët est aussi un « vrai passionné de foot ».

D’ailleurs il s’y consacre à plein temps depuis qu’il a cédé les rênes de son entreprise, gérée comme il se doit en famille. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir toujours une vision d’entrepreneur. « Aujourd’hui, on est dans un mauvais cycle mais l’économie va repartir ! », croit-il. Tout comme il croit « dans la politique menée par François Hollande et son gouvernement ». Une reprise qu’il faut savoir encourager, même si « pour ceux qui veulent entreprendre il y a toujours des opportunités à saisir ».

Portraits ete 2013

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Anna Sam : les tribulations d’une caissière devenue écrivain
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  • Crédit photo Le Télégramme

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