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Un portrait-robot peu réjouissant du salarié en 2012

Aujourd’hui, on déprime ! Et on ne parle pas du blue-Monday, le fameux blues du lundi. Même si, hasard du calendrier, ce lundi 8 octobre est consacré neuvième journée européenne de la dépression. L’occasion de comprendre les conséquences de la crise économique sur les salariés français. Toutes les études semblent déjà le prouver : ces derniers vont mal. Au bout du rouleau, 92% d’entre eux souffriraient d’épuisement professionnel. En cause ? Les nombreux efforts consentis pour notamment compenser les réductions d’effectifs, sans que la fiche de paie des employés ne s’améliore, révèle par exemple Capital.fr. Un état confirmé par l’étude Ipsos MORI selon laquelle « la dépression constitue le problème de santé mentale le plus important chez les personnes en âge de travailler« .

Des salariés toujours plus stressés

Un constat guère étonnant alors que pour 61% des Français, le travail est le premier facteur de stress, selon une étude du fournisseur d’espace de travail, Regus. Des tensions qui proviennent le plus souvent de la direction, poursuit l’enquête Regus. Ces mêmes pressions entraînent également un risque accru de faire un infarctus (+23%), souligne de son côté l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)…

Et pourtant, même s’ils sont usés, les salariés n’osent plus se reposer. En effet, le taux d’absentéisme n’a jamais été aussi faible, indique une autre étude du cabinet Alma Consulting. En 2011, les salariés du secteur privé n’ont été absents que 14 jours en moyenne au travail, le chiffre le plus bas depuis 2007. Parmi les raisons évoquées pour expliquer ces chiffres : la crise encore et toujours. Par crainte de perdre leur emploi, les salariés se rendent en effet au travail, coûte que coûte.

Coup de frein sur les salaires

Peu de réconfort à attendre du côté des salaires pour les employés. Après un premier gel des salaires en 2011, les entreprises vont encore réduire la voilure en 2012, indique une enquête du cabinet Mercer. Ainsi, les hausses de salaires devraient au mieux atteindre 2,6% cette année, un chiffre légèrement supérieur à l’inflation, attendue autour de 2,1%.

Et même si les augmentations devraient se négocier essentiellement à titre individuel plutôt que de manière collective au sein des entreprises, il sera probablement difficile de négocier avec les employeurs. Ces derniers pourront en effet faire valoir que le taux de chômage, en franchissant la barre symbolique des 3 millions de sans emploi, n’a jamais été aussi élevé depuis 1999. Quant à ceux qui trouveront un travail, la Dares rappelait récemment que seulement un peu plus de 12% des embauches ont été réalisées en CDI, contre 40,7% en CDD.

Allez, on ne se laisse pas démoraliser, il ne reste plus que 4 jours avant vendredi… Le jour préféré des salariés, d’après le Journal of Positive Psychology.

 

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Commentaires
  1. Fred
    8 octobre 2012 - 16h06

    Peu réjouissant en effet ! Il faut lire « La Semaine de 4 Heures » et là, il y aura certainement un effet « percutant » pour un certain nombre de salarié dépressifs 😉 je recommande ! Tout n’est qu’une histoire d’échelle…

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