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Exercer plusieurs métiers, une pratique de plus en plus courante

Connaissez-vous les « slasheurs » ? Ces actifs ont choisi la pluralité en exerçant plusieurs métiers. La tendance touche tous les âges et toutes les catégories sociales. Choisie par plus de 4 millions de français, la pluri-activité concernerait 16 % des actifs en France selon une étude publiée fin 2016. DJ/chroniqueur/directeur artistique ou chauffeur VTC/restaurateur créole… Si la première motivation de ces super-actifs est d’augmenter ses revenus, ils pourraient également redessiner le paysage du marché de l’emploi.

Qui sont les slasheurs, ces nouveaux et futurs entrepreneurs exerçant plusieurs métiers ? En octobre 2016, le salon SME s’est penché sur cette nouvelle tendance à l’oeuvre chez les actifs en quête d’indépendance. Selon Alain Bosetti, Président du Salon SME, « le phénomène des slashers peut s’expliquer par au moins 3 raisons en France : le régime de l’auto-entrepreneur a simplifié l’exercice légal d’une activité complémentaire. Les plates-formes collaboratives et de mission facilitent la mise en relation avec des clients potentiels. Et la technologie mobile (smartphones et tablettes) permet de travailler partout, tout le temps ».

16 % des actifs français sont slasheurs. La plupart de ces travailleurs pas tout à fait comme les autres exercent leur seconde activité en tant qu’indépendant (32 %), mais  27 % exercent également un 2e emploi salarié, 20 % réalisent des extras et des piges et 5 % sont saisonniers en plus de leur activité principale. Plus des trois quarts (77%) ont une seconde activité dans un autre secteur que leur métier principal.

Augmenter ses revenus, la motivation de 73 % des slasheurs

Avoir un complément de revenus est incontestablement ce qui pousse les actifs à trouver une seconde activité voire plus.Mais dans une moindre mesure (27 %), il s’agit également de tirer un revenu d’une passion. Un faible pourcentage de slasheurs (12 %) a été séduit par la possibilité d’être son propre patron, de préparer sa reconversion ou de tester une idée en vue de créer sa propre entreprise (10 %).

On apprend également que 65 % des slasheurs exercent leur(s) activité(s) secondaire(s) au moins une fois par semaine dont 34 % à raison d’au moins 10 heures minimum. Ils se montrent donc plutôt assidus compte tenu du peu de temps dont peut disposer un salarié ayant une activité principale à temps plein. De son côté, le Président du Salon SME, Alain Bosetti, se veut confiant sur le fait que ce mode d’activité peut avoir un avenir florissant : « je suis certain que dans quelques années, émergeront de belles entreprises créées initialement par des slasheurs comme une activité d’appoint et qui se seront transformées en activité principale avec succès ».

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