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Télétravail : la France veut rattraper son retard

FemmesmainsclavierSi le télétravail revient à l’ordre du jour, c’est sous l’impulsion de la génération Y, les 25-35 ans, plus préoccupés que leurs ainés par l’équilibre vie pro/vie perso et moins frileux à l’idée que l’une empiète sur l’autre.
Pourtant, la France a l’un toujours des taux de télétravailleurs les plus bas d’Europe. 9% de salariés télétravaillent, contre plus de 30% en Finlande, en Suède et une moyenne de 18% en Europe. Aux Etats-Unis également, ce taux dépasse les 30%. Pour y remédier, l’actuel Ministre de l’économie Eric Besson a lancé mardi l’étude Greenworking sur la pratique du télétravail dans les grandes entreprises, et ce afin « d’identifier les facteurs de succès ». Une initiative qu’il était grand temps de prendre. Le télétravail répond en effet non seulement aux enjeux du Grenelle de l’environnement mais permet également d’améliorer le bien-être des salariés, tout en faisant gagner en productivité. Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Trop de frilosité
« Réduire le retard actuel de la France en matière de télétravail », voilà l’objectif affiché du Ministre de l’économie Eric Besson. Une politique ambitieuse quand on sait que les freins au développement de ce mode d’organisation dans les entreprises ne tient pas à des facteurs techniques mais bien à une réticence des dirigeants. Comme l’explique Nicole Turbé-Suetens dans son ouvrage « Télétravail, les salariés sont prêts ! », ce sont les entreprises qui traînent des pieds. En clair, les managers craignent de ne plus pouvoir contrôler l’activité des salariés, auxquels, visiblement, ils ne sont pas encore prêts à accorder toute leur confiance. La faute à un mode d’organisation encore très hiérarchisé dans les entreprises françaises, et encore basé sur le temps de travail plutôt que les résultats.
Les salariés sont également un peu frileux, mais le télétravail ne se fera pas sans volontariat et bien accompagnés, ils sont nombreux à l’envisager comme positif.

Des gains et des constats positifs
Pratiqué un à deux jours par semaine comme l’entend le cabinet Greenworking pour son étude, les avantages du télétravail sont nombreux : amélioration des conditions de travail pour les salariés, gain en productivité et en compétitivité, diminution de la consommation d’énergie et du coût des transports, réductions des émissions de gaz à effet de serre… Et les salariés qui pratiquent le télétravail sont globalement satisfaits : l’exemple avec Renault qui l’a expérimenté pendant ses périodes de chômage technique pour former ses salariés (réduction du temps de travail, meilleure vie familiale, meilleur temps de sommeil…), explique Olivier Brun fondateur et associé du cabinet Greenworking dans une interview à l’Usine Nouvelle.
Mais attention, tous les métiers ne sont pas faits pour être pratiqué en télétravail. Et Greenworking insiste sur les bénéfices du télétravail à raison d’un ou deux jours par semaine seulement, et sur la nécessité d’instaurer des garde-fous afin que l’entreprise n’empiète pas sur la vie privée de ses salariés.

« Le Plan France Numérique 2012 pour le télétravail en entreprise » est donc en marche. Mais pour le mettre en place, il est nécessaire « d’examiner l’impact du télétravail sur la productivité, le lien social, le temps de travail, et appréhender le management dans le cadre particulier du télétravail » explique Olivier Brun. Une perspective qui devrait rassurer les salariés et l’on espère, les managers encore réticents.

Plus d’infos sur le lancement de l’étude sur le site de Greenworking et son blog.

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