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Peut-on faire confiance à un algorithme pour décider de son avenir ?

Et vous, avez-vous déjà confié votre choix d’orientation à un algorithme ? Les nouvelles technologies sur le sujet de l’orientation professionnelle paraissent prometteuses et les startups inventant de nouvelles méthodes d’apprentissage ont envahi le marché ces dernières années. Mais l’IA peut-elle, à elle seule, nous aider à trouver notre voie professionnelle ? Non si l’on en croit Valery Merminod, chercheur et CEO de Obee lors d’une conférence au dernier BlendWebMix de Lyon.

 

Trouver sa voie, le métier de ses rêves c’est la grande interrogation des jeunes… et des adultes. S’ils le pouvaient, 67 % des salariés changeraient d’orientation professionnelle et 80 % des jeunes considèrent qu’on ne leur donne pas la possibilité de bien se connaître et de trouver leur voie. L’orientation d’un jeune est « soit subie soit repoussée à plus tard », constate Valery Merminod.

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« L’IA est présentée comme le grand mantra qui va tout révolutionner »

Depuis quelques années, de nouveaux acteurs privés ont investi le marché de l’orientation professionnelle : coachs d’orientation, « Tinder des métiers », chatbots… de multiples outils promettent aujourd’hui de nous révéler à nous-mêmes en trouvant à notre place notre métier idéal. Magique, non ? Mais ces applis sont-elles vraiment efficaces ? « Non », rapporte Valery Merminod qui se base sur les conclusions de l’observatoire des Ed Tech. L’intelligence artificielle est présentée comme le grand mantra qui va tout révolutionner et remplacer supports existants et conseillers d’orientation ». Mais construire un projet professionnel n’a rien d’anodin et même si « les technologies sont très avancées elles ne pourront pas remplacer les solutions existantes : la rencontre avec les professionnels, tester des nouveaux métiers, découvrir par soi-même… Les nouveaux outils n’aident pas la réflexion en amont : comment créer du sens et surtout créer l’envie de savoir ce que l’on veut faire de sa vie ? ».

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Le phygital, le bon mix pour trouver sa voie

Pour Valery Merminod, le processus se passe en quatre phases : détecter ses passions, apprendre à mieux se connaître, explorer des métiers en mode ludique et construire son projet en s’appuyant sur un collectif. La première phase est et doit rester personnelle. C’est concernant la suite que les outils digitaux apportent une plus-value grâce à des jeux d’intelligence collective, des tests psychométriques ou des jeux de plateau par exemple … Selon le CEO d’Obee, aider les jeunes à trouver leur(s) voie(s) passera par le phygital. « Il faut des solutions physiques couplées à du digital. Mixer les deux pour trouver les solutions qui feront vraiment sens auprès de ceux qui se cherchent ».

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Selon une récente étude Odoxa, 14 % des jeunes dotés d’un bac +5 affirmaient avoir changé de cap professionnel deux ans après avoir obtenu leur diplôme et 43 % fuient leur premier poste après une vingtaine de mois. Ce que traduisent ces chiffres, au-delà d’éventuelles erreurs de choix d’orientation, c’est surtout une réelle envie des actifs de repenser leur carrière via un changement de métier. L’adaptation et le changement de cap seront la norme de nos emplois demain. Et c’est tant mieux quand on sait que 50 % des métiers actuels disparaîtront d’ici une vingtaine d’années.

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(istockphoto.com/phototechno).

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