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Dans quels pays et dans quelles villes travailleront les talents de demain ?

« L’Index Mondial de la Compétitivité pour les Talents » (GTCI) évalue chaque année la manière dont les pays attirent, forment et retiennent les travailleurs d’aujourd’hui et de demain. Pour sa quatrième édition, l’Indice s’est intéressé particulièrement à la problématique : « Talents et technologies : dessiner le futur du travail ».  Quels sont les États en tête du classement pour relever ce défi ? Où se situe la France ?

Le Top 10 des pays où travailler demain

Les premières places du GTCI restent occupées par les pays développés à hauts revenus. L’étude, menée par l’INSEAD The Business School of the World, en partenariat avec The Adecco Group et le Human Capital Leadership Institute de Singapour (HCLI), place la Suisse et Singapour en tête du GTCI 2017.

Par ailleurs, les pays européens continuent à dominer les classements du GTCI, avec 16 pays dans le top 25. Parmi eux, quatre pays scandinaves se trouvent également dans le top 10 : la Suède, le Danemark, la Finlande et la Norvège. Un top 10 qui intègre pour la première fois cette année trois pays non-européens : Singapour, les États-Unis et l’Australie. La France, elle, se hisse à la 24ème place du classement.

Qu’est-ce qui fait qu’un pays attire les talents ?

Pour être dans le top du classement GTCI, il est nécessaire de s’imposer sur plusieurs niveaux (19 au total). On retrouve notamment :

  • un système éducatif qui répond aux besoins de l’économie
  • des politiques de l’emploi qui favorisent la flexibilité, la mobilité et entrepreneuriat
  • une protection sociale pour tous
  • une disponibilité de la formation continue et de la professionnelle
  • un haut niveau dans les technologies d’information et de communication
  • une qualité de vie
  • des communautés d’affaires
  • un lien fort entre les acteurs de leur économie et leur gouvernement
  • etc

Top 10 des villes où vont les talents

Les grands bouleversements de l’Histoire ont souvent eu lieu au sein d’écosystèmes forts. C’est donc naturellement dans les grandes villes que se dessine le futur du travail. En effet, les espaces urbains offrent davantage d’indépendance financière, d’offres de réseautage et de coopération, d’infrastructures de qualité, de culture, de qualité de vie, de déplacement, d’accès à des services de qualité, etc. L’espace pour innover est plus souple. « Un nombre croissant de grandes villes deviennent des « plateformes de talents mondiales ». Elles attirent des travailleurs créatifs et qualifiés du monde entier » pouvait-on lire dans la précédente édition du GTCI. C’est pourquoi, l’étude inclue cette année un index mondial compétitivité et talents pour les villes (le GCTCI).

Pour cette grande première, 46 villes situées dans 34 pays constituent le classement. Les trois meilleures villes sont Copenhague, Zurich et Helsinki. Si ces trois villes sont réputées pour leur coût de la vie très élevé, elles l’ont largement compensé par d’excellentes infrastructures, une connectivité Internet très fiable, des liens internationaux très forts, un niveau de formation très performant, une haute qualité de vie, mais aussi et surtout un recours à la langue anglaise devenu naturel. Paris arrive 7ème, derrière Madrid en Espagne.

Un autre fait intéressant est à noter : les grandes villes du top 10 ont une population moyenne inférieure à 400 000 habitants. En d’autres termes, les individus très qualifiés ont davantage tendance à graviter autour villes de taille moindre plutôt qu’autour de vastes espaces urbains. « Même si la taille d’une grande ville continue à être synonyme de nombreux avantages en termes d’emplois et de connectivité, ces avantages sont en partie atténués par la capacité des talents très qualifiés à opérer depuis des villes plus petites, à condition que ces dernières ne soient pas entièrement isolées » explique l’étude.

Un phénomène qui vient en finir également avec le concept du 20ème siècle selon lequel « les actifs vont où il y a du travail » analyse le GPCI. Dorénavant, « les postes ont tendance à être là où se situent les talents« . Si dans le passé, les villes attiraient les travailleurs parce qu’elles avaient sur leur territoire des grandes entreprises et industries, aujourd’hui les talents (notamment très qualifiés) peuvent être attirés de manière plus sélective. Le fait de disposer d’employeurs de poids reste tout de même un sérieux avantage pour les grandes villes, qui attirent encore davantage les talents que les plus petites villes. Un rapport qui ne devrait s’inverser des les prochaines années.

> Retrouvez l’infographie dans sa totalité ici

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