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Parcoursup, la nouvelle plateforme d’orientation des futurs bacheliers, fait débat

La nouvelle plateforme d’orientation des futurs bacheliers est en service depuis ce lundi 22 janvier. Le système « Parcoursup » promettait d’être plus pertinent que son prédécesseur « APB » (Admission Post-Bac). Comme sur l’ancienne plateforme en ligne, les élèves de Terminale peuvent y inscrire leurs vœux d’études supérieures jusqu’au 13 mars. Mais l’ouverture du site s’est faite sous haute tension après de vives critiques faites de toutes parts. Alors, Parcoursup, c’est vraiment mieux ? En principe oui, mais pour ses jeunes utilisateurs, la plateforme reste une étape délicate.

Objectif affiché : éviter le tirage au sort

Il inquiète les élèves autant que leurs parents… Le passage par la plateforme Parcoursup, ex-APB, n’est pas une mince affaire pour les futurs bacheliers. Il faut dire que c’est de leur avenir qu’il s’agit…

Plusieurs nouveautés : d’abord, Parcoursup enregistre les vœux motivés par les élèves mais sans les hiérarchiser. Ensuite, les élèves candidats seront désormais classés selon leur dossier par les universités et les écoles, ce qui leur permettra d’être départagés si les capacités d’accueils de ces dernières sont atteintes. Son objectif : éviter le tirage au sort pratiqué l’an dernier alors les candidats étaient trop nombreux à l’entrée d’une filière universitaire non sélective.

L’arbitraire jugé trop important

Mais à peine sorti de l’œuf, Parcoursup était déjà critiqué. Le nouveau bébé des Ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement, Parcoursup, est accusé prôner la sélection. Par le syndicat étudiant Unef entre autres, qui a même créé le site sos-inscription.fr pour l’occasion. Le think tank L’Hétairie, de gauche, alertait dans une note publiée le 15 janvier sur « le risque de passer d’un système trouble à un système opaque, où l’arbitraire humain reprendra une place conséquente » à travers une sélection généralisée des étudiants. « Il y a fort à craindre que les usagers n’aient in fine guère plus confiance en Parcoursup qu’en APB » concluait les auteurs de la note.

Plusieurs organisations étudiantes et lycéennes (UNEF, UNL, SGL) mais aussi syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, SUD) ont ainsi lancé un appel commun à la grève le jeudi 1er février. Parallèlement, des assemblées générales antisélection se sont organisées dans plusieurs universités (Paris 1, Paris 8, Paris 13, Aix-Marseille…).

De leur côté, le système inquiète aussi fortement les élèves, déjà stressés par le simple fait de devoir faire des choix d’orientation. En témoigne les commentaires laissés sur le réseaux sociaux sur Twitter et les interviews faites de parents de futurs bacheliers dans divers médias… Comme ce titre évocateur du Parisien publier cette semaine : « Dès que je parle de Parcoursup à mon fils, il se braque ».

« Une sélection pure et simple »

La défiance également forte également chez les sociologues. Ainsi, l’ASES, l’association des sociologues enseignants du supérieur, a lancé une pétition et lancé samedi 20 janvier un appel unitaire au retrait de la plate-forme Parcoursup et du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants. « Quels que soient les euphémismes dont on la pare (« prérequis », « attendus »…), la nouvelle grande réforme de l’ESR projetée n’est autre qu’une sélection pure et simple qui frappera en premier lieu les élèves des classes populaires et petites classes moyennes en leur interdisant à plus ou moins brève échéance d’aller à l’université dans la filière de leur choix après le baccalauréat » avance l’Ases.

Prendre le temps de préparer son projet

La plupart des élèves de Terminale ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé depuis la rentrée 2017 afin de les aider à s’orienter. Depuis hier, ils s’approprient tranquillement l’outil avec l’aide leurs professeurs principaux pour beaucoup. Car on leur recommande de prendre le temps de s’inscrire : ils ont jusqu’au 13 mars pour formuler leurs vœux.

L’inscription sur Parcoursup nécessite en effet de la préparation car comme avec APB, les élèves doivent faire une lettre de motivation par vœu. Il est possible de sélectionner jusqu’à 10 vœux et 20 sous-voeux, exception faite pour les écoles de commerce adhérentes à la procédure Parcoursup regroupées par un concours communs. Mais toutes les formations ne figurent pas sur le site. Votre avenir ne se joue donc pas totalement sur Parcoursup… Rassuré ?

(Photo : istockphoto.com/izusek)

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