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La moitié des salariés part en retraite anticipée

Un départ à la retraite anticipée sur 2 en 2017 contre un sur 4 en 2011, c'est ce que révèle un rapport de la Cour des comptes.

La retraite anticipée donne la possibilité aux salariés de partir plus tôt  selon certaines conditions. (GettyImages/filadendron)

Un nouveau retraité sur deux est parti en retraite anticipée en 2017. Soit 400 000 départs contre 200 000 en 2011. Ce sont les chiffres avancés par Didier Migaud, président de la Cour des comptes mardi. Selon ce même rapport, ces avantages « peinent à être justifiés par des écarts d’espérance de vie » et surtout ils « pèsent dans le budget puisque le poids financier est estimé à 14 milliards d’euros soit 5,2 % du total des dépenses de retraites voulu par Emmanuel Macron ».

Les carrières longues dans le viseur

L’âge légal est fixé à 62 ans. Mais la retraite anticipée donne la possibilité aux salariés de partir plus tôt  selon certaines conditions. Les assurés qui ont eu une carrière longue, qui ont un handicap ou ayant exercé un travail pénible ont notamment cette possibilité. Le nombre de départs anticipés a été multiplié par six entre 2009 et 2017 ce qui représente une grande partie des départs en retraite anticipée avec un coût évalué à 6,1 milliards d’euros. « Fin 2010, une personne sur 5 était retraitée un an avant l’âge d’ouverture des droits alors fixé à 60 ans. Fin 2017, sous le double effet de l’augmentation de l’âge d’ouverture des droits et de l’extension des carrières longues , c’est une personne sur trois qui était retraitée un an avant ce même âge, porté à 62 ans », rapporte le journal Sud Ouest.

« Le contrôle des « flux » des départs anticipés est indispensable à la maîtrise des dépenses de retraite »

Selon la Cour des comptes, mieux contrôler le flux de ces départs anticipés est « une condition indispensable à la maîtrise des dépenses de retraite ». En effet, ces départs contribuent aussi à faire baisser le taux d’activité de la classe des 55-64 ans en France, jugé trop faible par rapport à la moyenne européenne (55 % en France contre 61 % dans l’UE en 2017). Selon ce rapport une « redéfinition est nécessaire » et préconisent de privilégier « une transition progressive vers la retraite (…) la réforme annoncée visant à instaurer un système de retraite universel fournit l’occasion de réexaminer ces dispositifs ». Un réexamen qui ne concernerait que les nouveaux entrants sur le marché du travail.

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