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Un quart des français a déjà refusé un travail faute de pouvoir s’y rendre

Saviez-vous que l’une des causes principales du chômage est l’éloignement géographique ? C’est pourtant une réalité puisque 43% des Français et 1 jeune sur 2 avouent avoir déjà dit « non » à un travail parce que celui-ci était trop loin, ou pas assez bien desservi par les transports en commun. Zoom sur les résultats du sondage Elabe pour le Laboratoire de la mobilité inclusive.

23% des candidats refuseraient un poste faute de transport

Si les freins à l’emploi les plus connus sont la discrimination, l’absence de diplôme ou le manque de débouchés dans certains secteurs, il en existe un autre important : l’impossibilité de se déplacer. Selon le sondage Elabe pour le Laboratoire de la mobilité inclusive paru mercredi 18 janvier, 86% des Français rencontrent des difficultés pour se déplacer au quotidien. Dans le cadre d’une recherche de travail, si cette distance est trop importante ou qu’aucun moyen de transport ne permet un acheminement rapide, 23% des interrogés refuseront le poste. Les moins concernés par ces problèmes sont évidemment les titulaires du permis B et propriétaires d’un véhicules (seulement 17% d’entre eux ont déjà refusé un poste pour sa situation géographique) tandis que ce taux augmente chez les jeunes avec 43%, et à plus de 50% auprès des populations les plus fragiles, vivant en foyer ou avec moins de 1000 euros par mois.

Les plus jeunes et les plus fragiles sont les plus impactés

Le problème des transports se traduit également de façon ponctuelle au cours des déplacements quotidiens. Si 76% des usagers de TER et 66% des usagers de métro/RER rencontrent des difficultés « de temps en temps », près de la moitié des habitants de la région parisienne trouvent que les transports ne sont pas assez développés dans leur zone d’habitation. En pointant les lacunes des transports franciliens, ces chiffres devraient également prouver l’urgence d’une meilleure prise en compte de la mobilité quotidienne par les services publics. « Il ne s’agit plus de s’interroger sur l’importance ou non de la mobilité mais d’agir sur ses freins, notamment pour les populations les plus jeunes et les plus fragiles qui sont les plus impactées par les difficultés de mobilité et d’accès à l’emploi « , déclare Damien Desjonquères, vice-président du Laboratoire de la Mobilité inclusive et responsable Mobilité inclusive du groupe Total.

5 modes de transport futuristes pour aller au travail

Enquête réalisée en ligne du 5 au 9 décembre 2016, auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française, selon la méthode des quotas.

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