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10 métiers que l’automatisation risque de faire disparaître

On entend souvent dire que les premiers métiers qui risquent de disparaître à cause de l’automatisation sont les métiers les moins qualifiés et manuels. Mais la réalité semble un peu différente… Et parler de disparition paraît quelque peu prématuré. Evolution des métiers serait plus juste. Tant que les machines resteront imparfaites bien sûr…

Selon deux chercheurs d’Oxford*, 47% des emplois actuels aux Etats-Unis figurent dans la catégorie des postes avec un risque élevé d’automatisation. Une proportion qui doit sans doute être sensiblement la même en France.
Pour établir leur top des métiers menacés par la robotisation, les 2 chercheurs ony ainsi évalué les différents métiers en fonction des neuf qualifications professionnelles les moins accessibles aux robots que sont la clairvoyance sociale, la négociation, la persuasion, l’assistance aux autres, l’originalité, le sens artistique, la dextérité des doigts, la dextérité manuelle et la capacité à travailler dans un espace exigu.
Le site inverse.com s’est également « amusé » a faire une liste des métiers que l’automatisation risque d’éliminer. Tout en rappelant que les robots ne prendont pas d’emplois, mais rempliront des postes spécifiques. Mais au fond, quelle différence ?

Manœuvre sur chaîne d’assemblage / Ouvrier de production

Les emplois sur les chaînes de montage sont particulièrement exposés à l’automatisation. On parle d’ailleurs déjà de « conducteurs de lignes automatisées ». Pour ce genre de tâches, les robots ont le geste plus sûrs, sont considérés comme plus efficaces et capables d’effectuer des tâches plus physiques que les être humains. C’est en partie pour cela que les lignes de production automatisées se multiplient dans le monde, notamment en Allemagne et au Japon. Il n’empêche que les robots ne risquent pas, pour le moment, de remplacer les conducteurs de lignes, managers ou directeurs d’usine, qui restent indispensables à la prise de décision en cas d’imprévus ou qui contrairement aux robots, savent s’adapter aux circonstances en cas de besoin.

Chauffeur / chauffeur-routier

Si l’ubérisation du métier de chauffeur a déjà contribué à ébranler la profession, une autre « menace » plane : la conduite autonome. Les véhicules autonomes type Google Car seront sans aucun doute bientôt accessibles au plus grand nombre. Aux Etats-Unis, certaines estimations prévoient même que d’ici 2030, 60% des ventes de véhicules concerneront des voitures autonomes. Ainsi, les camions autonomes offrent la perspective d’une conduite sur de longs trajets sans risque de fatigue du conducteur. Ce sont les mécaniciens qui risquent alors de devenir indispensables pour assurer la maintenance de ces mécaniques de précision tout-automatisées…

Assureur automobile

Conséquence de l’auto-conduite : la réduction des accidents, qu’elle est censée réduire de 90% à terme. Une bonne chose pour les conducteurs, mais pas forcément pour les assureurs. Ces derniers travaillent pourtant à leur « perte » depuis de nombreuses années déjà puisqu’ils sont engagés dans la prévention routière. En France, depuis 1995, les assureurs se sont engagés auprès du gouvernement à mener des actions en ce sens. Ils pourront éventuellement se rabattre sur les sinistres extérieurs aux conducteurs (dégradations, vols…) ou assurer les utilisateurs de véhicules pour d’éventuelles pannes de leurs robots conducteurs…?

Employé de fast food

Le déploiement des bornes libre-service a démarré dans plusieurs enseignes dont la très célèbre chaîne Mc Donalds. Celles-ci permettent aux clients de réduire leur temps d’attente parfois, en passant commande sur la borne et en payant via celle-ci. Le seul contact avec l’employé de fast-food se fait au moment de la livraison de la commande… Mc Do n’ayant pas encore lancé le robot qui prépare et amène la commande au client. Mais ce n’est qu’une question de temps ! Pour le moment, l’enseigne a souhaité rassurer ses équipes en expliquant que le temps du remplacement des humains par ces machines n’était pas venu. Pour le moment, ces bornes viennent en effet en renfort au moment des fortes affluences et sont utilisées par les clients pressés. Jusqu’à quand ?

Traducteur / interprète

La traduction est une discipline qui requiert une haute qualification notamment dans certains cas (traduction de travaux scientifiques, de discours des Nations unies…). Jusqu’ici, la traduction n’était pas une discipline réellement menacée par l’avènement des machines puisque les langues étrangères comportent de nombreuses subtilités et les robots peinent à discerner le sens propre du figuré, ou à traduire correctement une expression selon le contexte dans lequel elle est employée. Mais gare aux traducteurs : Google Traduction compte atteindre la perfection d’ici… 2028 ! La firme de Mountain Views travaille à l’amélioration constante de son outil phare et procède à des mises à jour régulières, le rendant toujours plus performant et précis dans ses traductions.

Hôte de caisse

C’est sans doute le métier que l’on cite comme le plus exposé à l’automatisation des tâches. Et pourtant, il n’a jamais autant recruté. L’hôte(sse) de caisse reste bon gré mal gré un élément clef de l’expérience utilisateur (marotte des webdesigners) puisqu’elle est  la dernière personne avec qui vous échanger dans un magasin. En faisant vos emplettes, vous remarquerez par ailleurs que les caisses libre-service se cantonnent à un espace encore minimum dans les grandes surfaces et n’ont pas encore pris le pas sur nos traditionnelles caisses avec hôtesses. Fort heureusement, une personne est encore nécessaire à la surveillance des bornes. Tout n’est pas perdu !

Comptable

Difficile pour les comptables de lutter contre l’automatisation de la data. Optimisation, dématérialisation, automatisation… On entend un peu tout sur la fonction comptable. Selon les deux chercheurs d’Oxford, le comptable fait partie des métiers le plus fortement susceptible d’être automatisé, avec une probabilité de 94%. Et de citer les travaux du groupe Shell et Baker Hughes qui travaille à la mise en place d’une IA appelée « Amelia » pour faire le travail des comptables et opérateurs des centres d’appels. Seule consolation : les robots ont beau représentés une économie en termes de coût du travail, ils risquent d’être accessibles uniquement aux grands groupes dans un premier temps, trop chers pour les plus petites entreprises et les cabinets de taille moyenne.

Assistant juridique

Selon les deux chercheurs d’Oxford Carl Benedict Frey et Michaël Osborne, avec le déploiement du big data, « des algorithmes sophistiqués prennent peu à peu en charge certaines activités des assistants juridiques. Les cabinets d’avocats comptent aujourd’hui sur des ordinateurs capables de scanner des milliers de documents légaux et de les assister dans la préparation des procès ». Reste au big data tant médiatisé de se développer partout et pour cela, une bonne vingtaine d’années au minimum risquent d’être nécessaire, au mois.

Bibliothécaire

Recherche d’ouvrages, mise en rayon. Les robots peuvent le faire. Il restera aux bibliothécaires l’animation, la pédagogie, l’échange et le débat avec les lecteurs… Bref, les tâches les plus intéressantes au final non ?

A lire : 7 métiers menacés de disparition dans les 20 prochaines années

Guichetier

A la poste, à la banque ou encore à la SNCF, vous avez sans doute remarqué que les tâches s’automatisent aussi peu à peu. Désormais une machine pèse vos lettres et vous propose tous les produits et services postaux dont vous avez besoin, une autre vous livre vos billets de train et les échanges… Mais côté banques, si beaucoup de tâches sont automatisées depuis déjà un bail (retrait d’argent, dépôts de chèques, consultation de solde…), pas sûr que l’automatisation gagne tant que cela du terrain : vous vous verriez, vous, négocier votre prêt avec un robot ?

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Commentaires
  1. Caroline
    21 mars 2017 - 19h46

    C’est affligeant… Que vont faire ces employés dans le futur ??
    Nous sommes tous coupables d’utiliser et de cautionner ces machines et caisses automatiques.
    Et ne me dites pas « ces boulots sont nuls alors tant mieux. »
    Ils dépannent de nombreuses personnes en précarité : étudiants, galériens de tout âge…

  2. jeuneesse
    8 novembre 2017 - 19h50

    Les robots? Qui, franchement, à envie de parler à un putain de robot. Pas de ces merdes qui voudront prendre le dessus sur les humains

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