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Mario Piromalli, le big boss du Mc Do, se met à table

Avec une fortune professionnelle estimée à 16 millions d’euros par le magazine Capital, Mario Piromalli, fils d’immigrés italiens, a fait du chemin depuis ses débuts comme serveur dans le premier Mc Do de France en 1979, à Strasbourg. Il y est entré un peu par hasard, par curiosité, lui qui sortait de l’école hôtelière de Strasbourg. « A l’époque je rentrais d’Iran, après environ un an au service de sa Majesté impériale. On m’avait sélectionné parmi d’autres pour travailler en tant que chef de rang sur l’île de Kish. J’ai servi la suite impériale, des têtes couronnées du monde entier, le président Valéry Giscard d’Estaing ou encore le baron de Rothschild ». Une aventure qui prend vite fin avec la révolution islamique.

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Retour à la case départ et à la restauration classique, en brasserie. « A 50 mètres de mon lieu de travail, il y avait une nouvelle enseigne que personne ne connaissait à l’époque. D’emblée, il m’est apparu évident que tout était clair, propre, ordonné avec des procédures bien établies. Ça m’a attiré ainsi que le côté international de la chaîne moi qui rêvait de continuer à voyager ».

De la base au sommet…

Embauché comme équipier, Mario Piromalli commence en bas de l’échelle : caisse, frites, salles, toilettes… il apprend les rudiments du métier. Taxé à l’époque de « terroriste de la restauration », il poursuit néanmoins son chemin. « J’aimais les valeurs du groupe, la confiance accordée aux hommes et ce quels que soient leurs origines et leurs diplômes ». Venez comme vous êtes en somme. Un slogan pas encore inventé à l’époque mais qui résume bien l’ascension du multi-franchisé. Passé manager, il accompagne ensuite les différentes ouvertures de restaurants Mc Donald’s un peu partout en France. Une mission qu’il accomplira plusieurs années même si lui ne rêve que de posséder son propre restaurant. « J’ai demandé plusieurs fois au groupe de gérer ma franchise. J’ai essuyé autant de refus jusqu’à ce qu’on me propose un restaurant qui ne fonctionnait pas très bien à Rennes. J’avais trois ans pour rembourser mon crédit. A 28 ans, ça vous met la pression. Mais après seulement un an et demi je le rachetais ».

La success-story peut commencer. Ouverture d’un second restaurant puis très vite d’un troisième. Il en possède aujourd’hui 18 en Ille-et-Vilaine, un 19ème devant prochainement voir le jour dans le département. « Ma stratégie était simple : pour prendre des parts de marché, il faut dominer. Au départ, j’impactais mon propre chiffre d’affaires, mais cela s’est avéré payant ». 

Yao, une fondation pour « rendre la pareille »

Toute sa carrière, Mario Piromalli la doit au groupe américain. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il le lui rend bien. « Mes parents m’ont enseigné les valeurs du travail et l’intégration mais tout le reste je l’ai appris au travail : gestion, planning du personnel, RH, comptabilité. J’ai tout fait chez Mc Donald’s ». Une belle histoire qu’il aime raconter : « chez Mc Do, ce qui compte c’est votre talent ; le reste – vos origines, vos diplômes – on s’en moque ».

« Sa réussite » c’est aussi les 1.200 salariés qui travaillent avec lui. Toujours prêt à mettre en avant l’enseigne, il souligne volontiers les parcours de ses anciens salariés qui dirigent, à leur tour, leur propre franchise. « Un chef d’entreprise accompli va jusqu’au bout de sa mission et offre la possibilité aux autres de s’accomplir ».
Toujours dans cet état d’esprit, il a récemment créé la fondation Yao (En route ! en breton). L’idée ? « Permettre à des jeunes d’accéder à l’entrepreneuriat en les mettant en relation avec des chefs d’entreprise aguerris. Ces derniers les parraineront à travers un partenariat positif en leur ouvrant notamment leur carnet d’adresses ». Une manière de rendre « au territoire ce qu’il m’a donné ». Pour l’autodidacte, la boucle est bouclée.

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