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Manager/managé : qui est le plus malheureux des deux ?

En Europe, la relation entre les salariés et leurs supérieurs est loin d’être au beau fixe. Selon une étude d’ADP (service de paie & RH), relayée dans un podcast, un tiers des travailleurs européens n’est pas content de sa hiérarchie. Plus précisément, les 2 000 salariés interrogés en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, dénoncent une mauvaise qualité du management au travail. Pis encore, plus d’un salarié sur dix n’a « aucune confiance » en la qualité de sa direction (12 %). Des chiffres qui vont à l’encontre du discours ambiant. Mais pourquoi autant de méfiance et de rancœur ?

« De simples numéros parmi tant d’autres »

Ce ne sont pas forcément les méthodes de management et de leadership que dénoncent les salariés. Ce qu’ils regrettent surtout, c’est que leurs employeurs et leurs chefs ne les connaissent pas, et donc ne les comprennent pas. Plus d’un salarié sur dix s’inquiètent même du fait que leur supérieur hiérarchique les connaît « à peine » (13 %), les considérant comme de « simples numéros parmi tant d’autres ». Difficile dans ces conditions de faire valoir son potentiel. Et c’est là que le bât blesse.

Pour Carlos Fontelas De Carvalho, président d’ADP en France et en Suisse, « ces recherches montrent bien que les entreprises européennes ne parviennent pas encore à trouver de solutions, et c’est une source d’inquiétude. Il est essentiel que les responsables, les leaders, et les équipes RH prennent le temps de mieux comprendre leurs salariés. En apprenant à connaître vos collaborateurs, depuis leurs compétences jusqu’à leurs aspirations, vous devenez capable de véritablement les inspirer, les accompagner et les impliquer, ce qui, en retour, permet d’accroître la productivité et le succès de l’entreprise ».

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Certainement plus facile à dire qu’à faire quand on sait qu’en 2017, 79 % des salariés interrogés par l’institut d’études BVA et Audencia business school, ne souhaitaient pas devenir managers, par crainte du stress que cela engendre, du poids des responsabilité… et du manque de reconnaissance en interne ! Il y a donc ce que les salariés pensent des managers, ce que les managers pensent que les salariés pensent d’eux, et vice versa… De quoi creuser encore un peu plus le fossé entre managers et managés. La réalité telle que disent la ressentir les salariés, reste, malgré toutes les théories et les réflexions actuelles pour optimiser le management et favoriser l’engagement des équipes, très complexe.

Faut-il pour autant prôner la fin du management pour en finir avec le mal-être au travail ? Pas forcément ! Toujours selon les résultats de BVA, seuls trois salariés sur 10 seraient plus épanouis si leur manager était moins présent et les deux tiers se déclarent même heureux au travail en général. En résumé, on ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure…

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(crédits/istockphoto.com:jacoblund)

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Commentaires
  1. chris
    26 septembre 2018 - 19h50

    la solution est simple: l’entreprise libérée. il faut arreter de penser avec le modele existant et inventer autre chose que le mode d’organisation pyramidal ancestral: l’ancien monde…

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