Fermer
menu

Les pires études « scientifiques » sur le monde de l’entreprise

Le travail est une source d’inspiration pour les chercheurs. Ils scrutent les salariés dans leurs moindres faits et gestes : temps de pause, tempérament, physique… même les prénoms des employés constituent un de leurs prismes d’analyse. Mais aussi sérieuses que soient ces études, il est parfois difficile d’y accorder le moindre crédit. A moins que… A vous de juger !

Dis-moi comment tu t’appelles, je te dirai qui tu es

Avant de choisir le prénom de votre futur enfant, n’oubliez pas cette étude : les employés qui ont les prénoms les plus courts sont également les mieux payés, selon le site américain The Ladders. Une lettre en plus et ce sont 2736 euros qui s’envoleront de sa rémunération annuelle. Léopoldine ou Lucie, à vous de choisir !

CalendrierMPokora

Ce n’est pas très romantique : mais si voulez faire un enfant, calculez au plus juste sa date de naissance. Les bébés nés en été auraient en effet moins de chance d’accéder à des postes à responsabilité en entreprise durant leur vie professionnelle. C’est aussi vrai pour ceux qui rêvent d’une carrière sportive : selon une autre étude américaine, les joueurs de hockey nés en début d’année réussissent mieux que les autres…

Vous avez une fille ? Encore une fois, réfléchissez bien à la manière dont vous l’éduquerez et comment ses jouets pourront jouer sur sa carrière. Une chercheuse a démontré à quel point leurs poupées Barbie pouvaient influencer leur représentation du monde du travail. Alors que les petites filles interrogées avaient déjà une perception très biaisée de ce que sont les métiers dits féminins et masculins, la chercheuse s’est aperçue qu’en habillant une Barbie en tenue d’astronaute ou de pompier conduisait ensuite ces futures travailleuses à s’imaginer pouvoir très bien mener ce type de carrière.

Pause

C’est bien connu : les salariés sont des faignants. Il suffit de voir combien de temps ils passent à boire leur café ou à fumer leurs cigarettes au quotidien. Selon une étude britannique, chaque jour les employés passent en effet 24 minutes de travail en pause-café, soit 188 jours et 21 heures durant leur vie professionnelle. De quoi faire frémir les employeurs : d’autant que ces moments de détente représentent 490 euros par tête et par an, une facture cinq fois plus élevée que celle des fumeurs ! Quid de ceux qui cumulent ces vices ?

pausecafe

14h55 : plus personne n’est bon à rien. C’est ce qui ressort d’une étude sur la productivité des salariés. Près d’une heure après le retour de leur pause-déjeuner, la somnolence les guette et la démotivation est à son maximum. A l’inverse, les employés sont au top de leur forme à 10h26 et ils connaissent un deuxième pic de motivation à 16h26. Un deuxième sursaut qui serait lié à l’envie de terminer à l’heure. Dernier point : 18 minutes avant de rentrer chez eux, les employés ont déjà déconnecté du travail… Et si la solution était de tout simplement réduire les journées de travail ?

Alors oui, les pauses coûtent cher aux entreprises et oui les salariés ne passent pas réellement 8 heures à trimer comme des forçats. Et ils ont raison ! Deux professeurs en psychologie de l’université de l’Illinois ont en effet démontré que ceux qui travaillent sans s’arrêter voient leur performance chuter au cours de la journée, contrairement à ceux qui ont fait des pauses régulières.

Sois belle et tais toi ?

S’il est bien un motif particulièrement discriminant en entreprise, et sur lequel les salariés n’ont malheureusement peu la main, c’est le physique. Enfin à part pour le maquillage… Donc mesdames, si vous voulez être jugée positivement en entreprise, ne cherchez pas à rester naturelle. En effet, une femme maquillée paraîtrait d’une part plus sympathique mais surtout plus compétente.

Maquillage

Les femmes, encore elles, ont toutefois la possibilité d’user de leurs charmes pour grimper dans la hiérarchie. Selon une étude, ces dernières seraient de meilleures négociatrices. Attention toutefois à ne pas en faire des caisses : l’étude précise que cela n’est valable qu’à condition de paraitre naturelle et authentique dans sa démarche. Quant aux hommes cherchant à user de leurs charmes, cela n’est d’aucune utilité pour leur carrière…

Finalement, on pourrait penser que la vie d’une femme salariée est plus simple à mener que celle d’un homme. Une autre étude remet les pendules à l’heure : être une femme « ordinaire » oui mais une femme « séduisante » non si l’on veut décrocher un entretien d’embauche. Selon les deux chercheurs à l’origine de l’étude, cette différence de traitement s’explique d’une part par les stéréotypes liés aux jolies femmes ainsi qu’au personnel des ressources humaines, essentiellement des femmes potentiellement jalouses…

Pour les hommes, une des solutions pour réussir dans le business est toute simple, il leur suffit de se raser la tête. Les crânes rasés seraient en effet symbole de charisme, de virilité… Des attributs recherchés dans le travail. Que les chevelus se rassurent : ils paraissent toujours plus beaux que les tondus !

La mesure de la productivité

Comment reconnaître les salariés les plus productifs, la crème de la crème, ceux que les entreprises devraient à tout prix choyer ? C’est simple : ils râlent ! Alors qu’ils estiment ne pas être reconnus à leur juste valeur, les plus compétents sont aussi ceux qui quittent le plus vite l’entreprise ou qui, devenus aigris, perdent leur sourire.

Travailpascontent

Autre manière d’analyser cette même étude : pour être heureux, soyez mauvais au travail. Alors que l’employeur devait classer les salariés en trois catégories, « médiocre », « moyen » et « bon », il ressort que les employés les plus enthousiastes vis-à-vis de leur entreprise appartenaient à la catégorie des mauvais. Ils sont également moins stressés et plus heureux que leurs collègues jugés comme les plus efficaces. Dorénavant dans les couloirs, faites la tronche et débinez l’entreprise, c’est encore la meilleure façon de passer pour un bon élément. Mais de là à dire que vous progresserez dans la hiérarchie…

Et si pour les employeurs la question ultime pour trouver les salariés les plus productifs étaient de leur demander s’ils se levaient la nuit pour faire pipi ? Et oui, des urologues de l’université de Maastricht ont démontré que les personnes atteintes de nycturie (l’action d’aller uriner la nuit donc) étaient 24% moins performantes que celles dormant d’une traite sans se réveiller. Une personne sur trois serait atteinte de ce trouble : il est grand temps de sonder les employés !

Les fous du travail

Votre boss vous a toujours fait peur ? Rien de plus normal : au moins un chef d’entreprise sur 25 serait un psychopathe. La raison en est simple, un psychopathe présente toutes les qualités pour réussir professionnellement : bon orateur, il est également charismatique, maîtrise parfaitement bien la manipulation et l’intimidation. Mais il peut aussi vous conduire à démissionner tellement il est.. fou !

Ciermégaphone

Si vous travaillez avec des ingénieurs, vous avez dû remarquer qu’ils manquent d’empathie. Non ? Pourtant, c’est prouvé : ils en sont tout simplement incapables. Entre un esprit mathématique et une âme sensible il est impossible de choisir. C’est l’un ou l’autre. Soyez donc compréhensif face à ces esprits trop logiques…

Les études les plus WTF

En vrac et pour finir, un condensé de ce que la recherche peut fournir quand elle s’intéresse au monde du travail. On commence par la vie de couple. La vie à deux ça n’est pas toujours rose, pourtant ceux qui prennent la même direction pour se rendre au travail seraient les plus heureux… Heureusement, selon le chercheur, les trajets domicile-travail ne présument pas de la réussite ou de l’échec de votre couple.

Coupletravail

Toujours sur le thème de la vie amoureuse, des chercheurs ont démontré qu’une femme gagnant plus d’argent que son mari avait plus de risque d’être trompée par ce dernier. Pour les hommes, l’argent est en effet un critère de masculinité. Touchés au portefeuille, ils cherchent à la restaurer en allant voir ailleurs…

Vous cherchez à perdre du poids ? Cliquez sur votre souris ! Selon un étudiant japonais, cette action équivaut à la perte de 1,42 calorie. Grâce à cette application vous pouvez déjà commencer par calculer votre nombre de clics à l’heure. Mais ne vous attendez pas à des miracles. Selon un journaliste de Slate, pour éliminer une portion de 200g de portion de boeuf bourguignon, il vous faudrait cliquer 240.000 fois sur votre souris, soit environ 56 jours… Et encore, il faudrait que votre index soit totalement contracté pour réussir à brûler toutes ces graisses.

Ça n’est pas une étude mais le sondage du cabinet Perfony, spécialisé dans la coordination en entreprise, est suffisamment drôle ou inquiétant pour être relayé. Selon la société qui a interrogé 340 salariés, un cadre passerait 16 ans de sa carrière en réunion… A quand la fin de la réunionite aiguë ?!

Lire aussi : Portrait robot du winner en entreprise

portraitrobotduwinner1

  • Pour le plaisir, le site Etudesalacon recense des études plus ou moins sérieuses

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.